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mercredi 25 avril 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (35)

L'effervescence de la semaine dernière s'est calmée et je suis retombée à un rythme plus habituel - non sans approcher les 9.000 mots, tout de même ! 😎 Je suis aussi arrivée à la fin de la séquence de ma "scène avancée", ce qui fait que j'ai pris mon courage à deux mains pour reprendre le cours normal de mon histoire. 

Petit objectif, mais sans tricher !


Et donc, un petit extrait pour fêter ça (attention, c'est un peu gore 😈) :


Les portes [de l’ascenseur] se déverrouillent enfin.

Mes yeux ont du mal à accommoder : la pièce est plongée dans le noir complet, à peine troublé par des rangées de diodes rouges. J’ai l’impression d’être dans une simulation de basse définition, sans aucune notion réelle de profondeur ou de distance. Le « merci » que je prononce – à un volume raisonnable, cette fois –résonne comme lorsque j’ai visité la cathédrale Saint-Jean. L’endroit doit être immense.

(…)

— Joshua ?

Je ne perçois la bouteille vide qu’au dernier moment, mais mes réflexes sont assez vifs pour que je l’esquive et qu’elle s’écrase contre le mur, derrière moi. La lumière de l’ascenseur est assez forte pour que je puisse lire les restes de l’étiquette et confirmer l’odeur qui accompagne le projectile : vodka.

— Foutez-moi le camp ! rugit Darkside.

— Avec plaisir ! Montrez-moi la sortie et je vous laisse tranquille !

— Derrière-vous.

— Vous avez peut-être mal entendu : l’ascenseur est en panne.

Une assez longue bordée de jurons me répond, quoique pas dirigée vers moi en particulier. J’attends encore un peu, puis je fais prudemment quelques pas en direction des injures. Cette fois, j’ai à peine le temps de lever le bras pour parer le flacon suivant et éviter de me le prendre en pleine tête.

— Non mais ça va pas ?!

(…)

D’autres projectiles explosent autour de moi, chacun accompagné d’un « foutez-moi la paix », mais la cadence ralentit au fur et à mesure que je m’approche, pour s’arrêter tout à fait quelques mètres avant ma destination. Le sol est devenu poisseux et je sens des éclats de verre sous mes semelles. L’odeur d’alcool me prend à la gorge et se mélange à la putréfaction des fluides qui coagulent sous mes pas. (…) Un bruit de verre qui se brise, suivi de déglutitions, m’annonce que le maître des lieux est en train de vider une bouteille, une de plus. Je m’approche prudemment de la forme allongée.

— Mais qu’est-ce qui s’est passé ici ?

(…)

Un très long soupir me répond, suivi d’un murmure inintelligible. Une commande vocale, je suppose, car l’intensité de la lumière augmente – toujours aussi rouge et sans atteindre le niveau de celle de l’ascenseur, mais assez forte pour que je puisse enfin profiter de l’étendue du désastre.

La flaque de sang recouvre plusieurs mètres carrés, tout comme les tessons de bouteilles qui jonchent le sol autour du Tyran. Trois caisses réfrigérées sont ouvertes à côté de lui, couvertes de taches sombres elles aussi. Quant à Darkside lui-même…

Il ne porte plus que son pantalon de cuir, ce qui me permet d’admirer les éclats de verre figés dans son torse, ses jambes et ses bras. À chacun de ses mouvements, les plaies se rouvrent, laissant couler encore un peu d’hémoglobine avant de se refermer. Sous mes yeux, il roule sur le côté – se transperçant sur d’autres morceaux au passage – pour atteindre la boîte la plus proche et en sortir deux flacons. Il m’en lance un (de façon à ce que je le rattrape, cette fois), arrache le goulot du second et se remet à boire, s’entaillant la joue dans le mouvement, pour faire bonne mesure.


A part ça, je suis en train de rédiger un article sur Neverwinter Nights, mais ça avance lentement : le jeu est moche et ça ne me motive pas exagérément pour le terminer. Bref, ça viendra, mais je ne sais pas quand 😏

mercredi 18 avril 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (34)

Bon, l'expérience "saut de scènes" dont je parlais la semaine dernière aura été productif, au moins : je viens d'atteindre les 7.000 mots de mon objectif, dont plus de la moitié écrits depuis lundi ! 😱


Je cherchais "saute-mouton", j'ai dû me rabattre là-dessus : j'ai atteint mon but !

Je vous promets que je me dope pas, pourtant ! 😕

Mon souci du moment, plus sérieusement, c'est "est-ce que j'enchaîne sur la suite de cette scène ou est-ce que je reviens là où j'en suis pour de vrai ?". Pour la plupart, les Grenouilles me conseillent de continuer sur ma lancée, pour profiter de ma bonne disposition actuelle. J'admets que c'est tentant : pour l'instant, ça s'enchaîne bien, autant avancer dans cette direction, c'est bon pour le moral et ça fait monter le compteur.

Ce qui me préoccupe, c'est ce qui se passera quand je reviendrai au "trou" de mon histoire (deux mois à combler, dont seulement une scène (qui durera une semaine) de prévue). Je me rends compte que dans ma "scène avancée", j'ai décrit la relation entre Anya et le Tyran telle qu'elle était deux mois plus tôt, sans la "progression" que j'ai prévue pour cet intervalle. Ce qui implique une bonne révision quand je recollerai les morceaux, puisque mes personnages ne se parleront sans doute plus de la même façon.

Enfin bon, ma scène avancée tire à sa fin, je vais bientôt revenir à mes deux mois de trou, et je risque même de mettre un extrait ! 😉

samedi 14 avril 2018

Sauter des pages (d'écriture)

Cette semaine, j'ai fait quelque chose que je fais rarement, d'ordinaire : j'ai écrit une scène en avance. 

Pourquoi je ne le fais jamais ? D'abord parce que je suis une pure "jardinière" et que je prévois peu de scènes avant de les écrire. Chaque journée d'écriture, pour moi, commence par "bon, qu'est-ce qui va se passer, maintenant ?". En conséquence, si jamais je vois se profiler un évènement dans le futur proche de mes personnages, j'ai dû mal à être sûre de la façon dont ça se passera : certaines choses peuvent avoir évolué entre le moment où je projette la scène et le moment où elle a lieu. 
Ensuite, parce que j'ai tendance à utiliser ça pour me motiver à avancer, en mode : "allez, Crazy, bientôt tu vas arriver à ce moment tellement marrant/horrible/intéressant* que tu brûles de mettre par écrit !".
Enfin, il y a la peur de faire du remplissage entre ces scènes anticipées, de ne plus trouver autant d'intérêt au "bouchage des trous" et de le traiter par-dessous la jambe 😳

Pourquoi j'ai succombé cette fois ? Parce que la scène est assez nette dans mon esprit et ne devrait pas être trop influencée par des évènements antérieurs non encore écrits.
Parce que c'est le NaNo, et que même si mon objectif (7.000 mots en un mois) n'est que marginalement supérieur à celui que je me suis fixée à l'année (200 mots par jour), j'ai envie de l'atteindre, et écrire des scènes que j'ai particulièrement envie de rédiger est très valorisant pour mon compteur : +1500 mots en trois jours ! 😎
Et parce que, de toute façon, j'aurai beaucoup de corrections à faire sur ce texte, je ne suis donc pas à une scène près. 

A ce propos, je viens de me rendre compte que j'ai oublié de planifier des vacances dans l'emploi du temps d'Anya, et surtout, de les placer au bon endroit... Je ne peux décemment pas situer les vacances de Pâques** au mois de mai, donc il va falloir que je réécrive et réordonne certaines scènes. Mais j'ai décidé de me contenter d'une note en marge du texte et de continuer quand même, en l'état. J'ai énormément de trucs à revoir avec ce projet, de toute manière, autant le boucler tant bien que mal et et m'attaquer aux incohérences et autres erreurs de ligne temporelle d'un produit mal ficelé fini.

Et sur ce, j'ai trois caisses de vodka à vider...***




* : les trois n'étant pas exclusifs 😈

** : le fameux Spring Break, plus précisément. J'ai beau écrire de la SF, je n'ai pas de raison de placer en mai un évènement qui se déroule d'ordinaire en mars-avril...

*** : à faire vider par mes persos, évidemment.

samedi 7 avril 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (33)

Pas grand-chose à dire, malheureusement 😞 J'avance toujours, bien que pas assez vite à mon goût, et je me heurte de nouveau à des problèmes de world building, comme l'an dernier. Un peu différents, mais ça reste plus ou moins le même souci : je trouve que mon univers n'est pas assez "solide", pas assez vraisemblable, pas assez complexe. 

Bon, ça ne m'empêche pas d'avancer, heureusement, mais je me dis que je vais avoir une tonne de trucs à réécrire quand j'aurai (enfin) bouclé le projet, et ça ne m'enthousiasme pas outre mesure. J'ai beau savoir que c'est une histoire pour laquelle je ne recherche pas forcément une publication (à vrai dire, j'hésite à la diffuser sur Wattpad un jour 😳), ça m'ennuie de ne pas la trouver à la hauteur... de mes propres standards 😳

Je me demande si ce n'est pas une des raisons pour lesquelles beaucoup d'auteurs de SFFF se tournent plutôt vers la Fantasy que la SF : dans la première, on peut tout inventer en se basant sur un vague moyen-âge, et tant qu'il y a une cohérence interne, ça passe ; dans la seconde, par contre, il faut plus de vérifications, éviter les invraisemblances et justifier un maximum tout ce qui pourrait faire sourciller le lecteur (je ne parle pas forcément de justification scientifique comme celle qu'on trouve en hard science, mais si, mettons, on imagine le monde du XXXe siècle comme à peine plus évolué que notre XXIe siècle actuel, y'a intérêt à justifier cette quasi-stagnation, à mon avis).

A part ça, j'ai toujours pas récupéré de cette %&#@§ de changement d'heure, et j'ai commencé à rejouer Neverwinter Nights (qui n'a pas super bien vieilli, graphiquement parlant - mais j'y reviendrai).