Version mobile

Si ma charte graphique ne vous plaît pas, essayez avec la version mobile :)

mardi 30 janvier 2018

Baldur's Gate (Enhanced Edition)

Initialement, Baldur's Gate est sorti (en France) en 1999, ce qui n'est pas tout jeune. Heureusement, il a été remanié pour fonctionner sur des machines modernes et tourne très bien sous Windows 10.

Le jeu, initialement développé par les studios Black Isle, "devenu" Obsidian puis Bioware*, qui est connu pour d'autres jeux "riches en roleplay", comme Icewind Dale (qui se passe dans le même univers que BG), le génial Planescape: Torment (idem, techniquement**) ou même Fallout.

La première chose que je vais dire, c'est que le jeu a très bien vieilli (une extension, "Le siège de Dragonspear" a même été développée en 2016). C'est de la 3D isométrique, mais les décors sont sympas (et pas trop flous sur grand écran), et l'interface est entièrement pilotable à la souris***, donc une bonne ergonomie (pas comme Fallout 1, qui a à peine un an de moins).

Pas trop mal pour un jeu de presque vingt ans ! (cliquez pour agrandir)


L'histoire, elle, est intéressante et complexe (quoique pas autant que celle de Planescape: Torment****) : Bhaal, dieu du meurtre, a vu sa mort arriver et, en conséquence, a violé quelques centaines de femmes d'espèce différente pour engendrer quelques centaines de rejetons (sans doute en espérant que l'un deux lui succèdera*****). Devinez quoi : nous jouons l'un d'eux 😈

Croyant initialement être l'enfant de l'érudit Gorion, nous sommes amenés à découvrir notre héritage et à parcourir toute la "Côte des épées" (en faisant tout un tas de quêtes en chemin) pour venger la mort de notre père adoptif. Pour cela, nous pouvons nous faire assister de tout un tas de PNJs, chacun avec sa petite histoire et ses quêtes personnelles.

Le jeu mêle habilement les quêtes sérieuses (découvrir qui a corrompu le fer des mines...) et les quêtes légères (retrouver le chien perdu d'un petit garçon : le "chien" se révèle un molosse infernal, et le "garçon", une créature extraplanaire).

Globalement, j'ai passé un bon moment avec.

Malheureusement, il a quelques défauts désagréables (à mes yeux en tout cas) :

L'inventaire : il est à la fois limité en nombre (16 emplacements de sac par personne seulement) et en poids (conditionné par la force du perso). J'ai évité le second problème en jouant en "mode histoire" (autrement dit : combats ultra-faciles), qui a comme effet secondaire de donner un maximum de force à tous les personnages, donc de supprimer effectivement la limite de poids. J'admets être une fervente partisane du "gardons ça, ça pourra servir plus tard" quel que soit le jeu auquel je joue 😳 mais là, même en me restreignant, c'est impossible. Il existe quelques conteneurs bien pratiques trouvables dans le jeu (sac à potions, boîte à parchemins...) mais ça ne suffit pas toujours. On finit bien par mettre la main sur un "sac sans fond", mais il arrive assez tard dans le jeu ; pareil pour le trousseau qui stocke les diverses clés trouvées. Et comme il faut aussi stocker le matériel récolté en route et qu'on voudra revendre... 😱
Ne rigolez pas, j'en ai rêvé la nuit... 😳

J'aurais pu optimiser un peu plus, mais au final ça n'aurait pas fait plus de 8 places de libre... 😒


La difficulté : comme je l'ai dit au-dessus, je joue en mode ultra-facile, parce que les combats, c'est pas vraiment ce qui m'attire dans le jeu******. Et pourtant, malgré ça, je suis tombée sur quelques combats qui m'ont valu des morts... Par ailleurs, on trouve plusieurs énigmes (je ne parle pas de devinettes - il y en a aussi -, qui sont tout à fait solvables), du genre "faites tel truc dans le bon ordre", avec un ordre en question difficile à déterminer ou donné une seule fois.
Corollaire : le journal des quêtes se remet à zéro à chaque fois qu'on change de "chapitre" par rapport à l'histoire personnelle. J'ai pu rater un moyen de consulter des versions antérieures du journal, mais je trouve ça pénible de ne plus voir le récapitulatif des quêtes en cours. En outre, les informations gardées en mémoire sont parfois insuffisantes, du genre "allez voir Machin" quand on voudrait "allez voir Machin, qui est dans tel coin de telle carte".
Par ailleurs, le wiki existant est notoirement incomplet, malgré l'âge du jeu 😒 (et c'est pénible de devoir constamment multiplier les sources pour trouver la réponse à telle ou telle question).

Les PNJs recrutables : c'est peut-être un peu de ma faute, mais j'aime "tout faire" dans un jeu sans avoir à le rejouer une deuxième fois pour explorer d'autres options. Le souci, c'est qu'à cause des alignements, il est difficile de conserver longtemps dans le même groupe des persos Bons et des Mauvais. De plus, certains persos fonctionnent "en couple" : à moins d'en faire tuer un (et de ne pas le ressusciter), on ne peut pas avoir l'un sans l'autre, donc ça limite les choix d'équipe (Jaheira la druidesse est pas mal, mais son mari Khalid est un boulet - je me demande ce qu'elle lui trouve 😆). 
Certains persos ont des quêtes particulières (je ne suis pas sûre que ce soit le cas pour tous), et il faut les avoir dans son équipe pour les accomplir, donc leur faire une place. Et parfois, avoir le "bon" perso au bon moment, ce qui n'est pas gagné (à moins de suivre une soluce*******).
Et comme on jongle donc avec les persos, il faut aussi jongler avec leur équipement (si je change de Mage, il faut que je transmette ses objets au nouveau) : d'une part il y a rarement de quoi équiper deux persos de la même classe (enfin, à part les combattants) ; d'autre part, si le perso quitte le groupe inopinément (à moins que je confonde avec BG II, ça arrive peu, mais il me semble que certains persos peuvent se faire enlever ou emprisonner, ou devoir partir pour une mission solo sans moi) il faut se débrouiller sans eux en attendant leur retour 😒. Et même en "mode histoire", on ne peut pas se passer d'un soigneur ni d'un Voleur...

Pour ce qui est des extensions : elles ne sont pas indispensables (elles ne font que rajouter des quêtes), mais elles s'intègrent bien dans l'histoire globales (surtout SoDS, qui fait le lien entre BG et BG II).

Tales of the Sword Coast : deux séries de quêtes assez courtes (une île accablée par des loups-garous et une autre qui emprisonne tout mage qui s'y téléporte), et un gros donjon, la Tour de Durlag (je note quand même que ce n'est pas juste du porte-monstre-trésor - avec pièges et énigmes -, il y a aussi toute l'histoire de Durlag et de sa tour qui y sont exposées). On y croise aussi une saleté de dague buveuse d'âmes, qui nous jouera des tours plus tard...

Siege of Dragonspear : une Aasimar (descendante d'anges, donc une race Bonne, en général), s'est lancée dans une croisade pour envahir les enfers et en sauver ceux qui y sont emprisonnés. Ca a l'air d'une bonne idée (quoiqu'un peu folle) sur le papier, sauf que l'instigatrice est du genre "tous ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi" et cause pas mal de dégâts sur son passage. On envoie donc "le héros de Baldur's Gate********" régler ça.

Un petit bémol tout de même : l'opinion que les PNJs ont de nous est un peu trop variable à mon goût : ok, je suis l'enfant de Bhaal, mais à côté, j'ai fait des tas de trucs héroïques (surtout que je joue un Paladin, moi, donc ce qu'il y a de plus Bon). Sauf que dès qu'il y a un pet de travers, c'est moi qu'on regarde avec suspicion. Et quand on m'accuse de meurtre (cf la dague mentionnée plus haut), je n'ai même pas le bénéfice du doute et je me fais mettre en taule comme le premier malandrin venu...

En conclusion, je dirai que j'ai passé un bon moment, bien que les problèmes évoqués ci-dessus m'aient parfois gâché l'expérience du jeu.

Je suis depuis passée à Baldur's Gate II (que je chroniquerai ici en temps et en heure), qui a hélas les mêmes défauts que BG mais dans lequel je me "sens mieux". Je vous dirai ça 😉




* : je simplifie.

** : au sens où une fourmi vit dans le même univers qu'un humain 😈

*** : même si on peut utiliser des raccourcis clavier.

**** : qui est particulièrement riche, il faut le dire.

***** : ce n'est jamais vraiment explicité dans l'histoire - mais en même temps, Bhaal n'est pas connu pour être un grand intellectuel 😆

****** : en plus, ce sont les règles de Advanced Dungeons & Dragons II, beaucoup plus complexes et contraignantes que celles des éditions "modernes" de D&D.

******* : parce que ok, c'est pratique qu'il en existe une quand on est en difficulté, mais c'est moins fun de la suivre pas à pas.

******** : la ville, hein, pas le jeu 😉

jeudi 25 janvier 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (30)

Malgré mes inquiétudes, c'est finalement reparti sans trop de mal. Il faut dire que j'avais deux scènes "faciles" qui se profilaient, ça aide. A savoir : Anya a fêté son anniversaire avec ses amis nyorkais (mais sans le Tyran, faut pas exagérer). Bilan : presque 2000 mots en trois jours, je vais finir par compenser mon retard, si je continue comme ça !
Bon, la suite qui se profile sera un peu plus compliquée : mon prochain moment-clé se passe deux mois et demi plus tard, il faut que je fasse évoluer des choses d'ici là, et sans que ce soit du remplissage non plus... 😣

A part ça, j'ai eu la semaine dernière une idée de projet Space-Op' (comme quoi, la fièvre, ça peut donner de bonnes surprises), sur lequel j'ai pris des notes sans toutefois écrire le premier mot : je me retiens car j'ai peur de me jeter dessus en abandonnant Anya, et je tiens vraiment à boucler le JdA cette année. Ca ne m'empêche pas de faire quelques recherches préliminaires dessus (dont un nom pour l'héroïne, pour une fois il ne m'est pas venu spontanément 😳), mais c'est tout !

PS : On a appris hier le décès d'Ursula Le Guin, une grande dame de la SF. Je ne faisais pas partie de ses fans hardcore, mais j'aimais bien ce que j'ai lu d'elle, notamment La main gauche de la nuit.

jeudi 18 janvier 2018

Ca commence mal...

Je pourrais le dire de cette année, mais bon, à la réflexion, il n'y a encore rien de catastrophique.
Non, le souci, c'est que ma résolution d'écrire 200 mots par jour est mise à mal par ma santé : après la pharyngite qui m'a un peu pourri mes vacances de Noël, j'ai enchaîné (ou presque) sur une angine virale dont je me remets tout juste. Bref, c'est pas la grande forme et j'ai vraiment pas l'énergie pour avancer (alors que j'ai pourtant un "chapitre" intéressant du JdA qui se profile...).

A part ça, je suis en train de me (re)faire Baldur's Gate, un grand classique des RPG, qui fêtera ses vingt ans à la fin de l'année - je ferai sans doute un article dessus.

Voilà voilà, j'essaierai de faire mieux la semaine prochaine 😳

mercredi 10 janvier 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (29)

Voilà, c'est la rentrée, et après des vacances méritées et reposantes (malgré une crève carabinée), je suis de retour !

Comme je l'évoquais le mois dernier, je me suis engagée à écrire deux cents mots par jour (en moyenne) toute l'année, pour un total de 75.000 mots par an. Pour le moment, je dois reconnaître que ce n'est pas encore très brillant : je n'ai rien pu faire pendant les vacances et, depuis deux jours que j'ai repris, je n'en suis qu'à un peu plus de trois cents mots 😒

Néanmoins, bien que la coupure se ressente (j'ai eu un peu de mal à me remettre dans l'histoire) et que je ne sois pas sûre de la qualité de ce que j'ai ainsi produit, c'est tout de même un avancement.

L'important, c'est d'avancer !


Par ailleurs, je me réserve la possibilité de passer à un autre projet (j'ai eu une petite idée de background pour Trois Bâtards, qui devrait m'offrir des opportunités scénaristiques pour Shamio 😈) si jamais je coince trop.

Pour la peine, un petit extrait : 
(le sujet des excuses : le Tyran a lu le journal intime d'Anya).

Je venais de rentrer de cours quand on a toqué à ma porte. La caméra de sécurité pointait sur un torse musclé plutôt que sur un visage : devinez qui venait me voir ?
— Vous êtes venus vous excuser ? ai-je demandé via l’interphone.
— On va dire que oui, a-t-il répondu après un soupir.
— On va dire que je vais vous ouvrir, alors.
Surtout, je n’avais pas envie que Jerry, Darla ou un autre voisin le croise ici. Mais qu’on ne croie pas que ça m’aurait retenue de le planter là si j’en avais vraiment eu envie !
Il a passé la porte (de profil, en baissant la tête) et j’ai refermé derrière lui. Je n’ai pas vraiment cherché à lui bloquer le passage vers le canapé, mais je n’avais pas envie de m’assoir, ni de le voir s’installer – ça aurait été trop accueillant de ma part. J’ai croisé les bras et déclaré :
— Je vous écoute.
— J’aurais dû penser à vous prévenir que je surveillais les données de tout le monde et surtout celles des individus que je suis amené à fréquenter. Alix aurait pu le faire, mais celui-là est jeune et il n’a pas encore tous les réflexes. Comme il a dû vous le dire, je demeure un chef d’État, il est nécessaire que les personnes en question passent un… test de moralité, si je puis dire.
— Votre façon de faire était très… indélicate.
— J’aurais dit « méprisante », vous êtes polie. J’ai l’habitude de ne pas me préoccuper de ce qu’on pense de moi, et ce que j’ai fait n’aurait pas inquiété un new-yorkais de souche – ou du moins pas pour les mêmes raisons que vous. Cette prérogative est inclue dans l’enseignement que vous recevez en tant que future citoyenne, mais je doute que vos professeurs s’attardent là-dessus.
— C’est un peu juste, comme excuse.
— Ça n’en était pas une. Mais je vous présente mes excuses pour ne pas vous avoir prévenue en amont – ou au moins avoir veillé à ce que vous en soyez informée.

Voilà voilà : c'est un peu court et c'est du premier jet, mais au moins, ça progresse ! 

(Et une bonne année 2018 à tous !)