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dimanche 20 août 2017

Fallout: New Vegas

Vous commencez à en avoir l'habitude : je poste moins quand je suis en vacances et, corollaire, je joue beaucoup plus aux jeux vidéo. Et donc, ayant profité des soldes Steam il y a quelques semaines, j'ai acquis l'édition intégrale du jeu.




Le jeu est sorti en 2010 mais il a plutôt bien vieilli (notamment parce que le moteur est le même que celui de Fallout 4).

Par rapport à ce dernier opus, donc, il y a des plus et des moins : 

Les moins : 
  • Ok, il y a un système d'artisanat plutôt développé pour la fabrication de consommables (soins, munitions...), mais ça impose de porter sur soi tous les composants nécessaires au moment où on crafte, certains pouvant être un peu lourds. Vous me direz "il n'y a qu'à crafter quand vous êtes dans un de vos domiciles du jeu" ; ok, mais en attendant, ça implique de transporter sur soi tout un tas de cochonneries (junk*) "parce que ça servira plus tard". Et comme les domiciles en question n'arrivent pas tout de suite...
  • Tout le monde n'aura pas mon avis à ce sujet mais, comme le jeu comporte plusieurs factions, il faut parfois faire des choix qui vous coupent de certaines options du jeu. Ok, je ne pleure pas trop d'être mortellement fâchée avec ces connards misogynes de la Légion, mais ça me dérange un peu de ne pas pouvoir rester alliée avec Mr House ET le Brotherhood of Steel.
  • Un détail : le jeu se joue en plein écran et génère un petit bug de son quand on alt-tab pour consulter/naviguer sur un autre écran.
  • J'avoue que ça me manque de ne pas pouvoir décorer mon domicile à volonté, comme dans Fallout 4... 😳

Les plus :
  • Essentiellement, l'humour du jeu et la qualité des dialogues, bien meilleurs que dans le 4
  • Le système VATS (visée avancée) fige le jeu pendant qu'on tire, ce que je trouve plus pratique (les cibles bougent au ralenti dans le 4), en tant que joueuse qui joue plus pour l'histoire que pour dézinguer du radscorpion.
  • Le fait, donc, que graphiquement, ce soit très proche du 4, ce qui ne donne pas l'impression de jouer à un vieux truc.

Et comme j'ai pu tester pour la première fois les quatre add-ons du jeu, voici mon avis sur chacun :

Dead Money : Intéressant mais contraignant : entre les colliers explosifs, le brouillard mortel et les ennemis qu'il vaut mieux achever au corps à corps sinon ils ressuscitent... Sans oublier qu'on part "à poil", donc il faut se débrouiller sur place pour récupérer un équipement décent. Question décors, ce serait joli si tout n'était pas baigné dans le brouillard rouge, c'est très labyrinthique, et on ne peut jamais se téléporter d'une zone à une autre. Verdict : Une autre façon de jouer mais trop de contraintes à mon goût.

Honest hearts : Joli (paysage de désert fertile, ça change du Mojave dévasté 😉) mais court. Je n'ai pas mesuré combien de temps il m'a fallu pour faire le tour complet (quêtes comprises) de la carte, mais je l'ai fini très vite. Verdict : Sympa, mais pas indispensable.

Old World Blues : Mon préféré ! Déjanté et plein d'humour, on se retrouve prisonnier d'une bande de scientifiques d'avant-guerre (qui ne sont plus que des cerveaux dans des bocaux) qui nous utilisent comme sujet d'expériences et garçon de courses. Ok, là aussi on commence sans notre équipement, mais on en trouve un correct assez vite. Verdict : Indispensable ! (on y gagne aussi un autre domicile, avec plein de fonctions secondaires sympas).

Lonesome Road : Un paysage dévasté qu'on parcourt en tuant des goules et des deathclaws tout en subissant le sermon (par radio interposée) du type (un autre Courrier, ex-Légion, avec des velléités philosophiques) qui nous a conduit ici. Combinaison anti-radiations de rigueur. Verdict : Moche et chiant, dispensable.

Je note quand même que les histoires sous-jacentes de ces quatre add-ons se coupent et se recoupent (à part peut-être Honest Hearts, qui a surtout des liens avec l'histoire principale).


En conclusion : J'ai beau regretter certaines fonctions de Fallout 4, je passe un bon moment et je vous le conseille 😊



* : je joue en VO 😉

mercredi 16 août 2017

Cinquante nuances de Jardinage

Non, je ne vais pas parler d'érotisme, ni de botanique appliquée ; il s'agit simplement des deux grandes manières d'écrire un roman :


Je crois qu'il y a deux types d'écrivains, les architectes et les jardiniers. Les premiers planifient tout à l'avance, comme un architecte qui construit une maison. Ils savent combien de pièces il y aura, comment sera le toit, où passeront les câbles, quelle sorte de plomberie il y aura. Ils ont le concept et les plans de tout le truc avant même de clouer la première planche. Les jardiniers, eux, creusent un trou, y plantent une graine et arrosent. Ils savent en gros de quel type de graine il s'agit : une graine de thriller, ou de roman de fantasy, ou autre. Mais quand la plante fait surface et qu'ils l'arrosent, ils ne savent pas combien de branches elle aura, ils le sauront au fur et à mesure qu'elle pousse. Et je suis bien plus jardinier qu'architecte.*


La division Jardinier/Architecte est celle qui m'est la plus familière en termes de vocabulaire, mais on trouve aussi Pantser/Planner** (terminologie employée notamment par le NaNoWriMo) ou plus simplement Scriptural/Structurel.***

En gros, le premier écrit son histoire au fur et à mesure et se laisse guider par son inspiration et ses personnages, tandis que le second commence par bâtir son intrigue, placer ses rebondissements, allant parfois même jusqu'à un découpage précis scène par scène (j'en connais au moins un 😉) avant de taper la moindre ligne.

Personnellement, je suis plutôt Jardinière. J'ai une idée plus ou moins précise de là où je vais, ou d'un but à atteindre, mais je me dis fréquemment "tiens, et là, s'il se passait ça ?" et je pars dans la direction en question. Gabriel Katz, lui****, ne planifie que les grandes étapes de son intrigue et laisse son inspiration combler les blancs - il compare ça à un squelette de poisson auquel il rajouterait la chair : la tête et la queue sont le début et la fin, les arêtes représentant les rebondissements notables.

Image trouvée sur Pixabay

Cette façon de voir me fait penser à certains auteurs qui se définissent comme "Paysagistes", autrement dit, qui "planifient leur jardin" 😉

Ma collègue grenouille LaCath a fait la remarque intéressante que la grosse différence entre les deux méthodes de base était que les Architectes planifiaient en amont tandis que les Jardiniers le faisaient en aval. D'une certaine façon, ces derniers construisent l'univers de leur roman au fur et à mesure qu'ils le découvrent. Ce qui n'empêche pas un travail parallèle***** sur le monde en question. Et ça ne veut pas dire non plus que le premier jet d'un Architecte sera plus "propre" que celui d'un Jardinier, même si j'imagine que les défauts de structure seront plus vite apparents chez le premier que chez le second. Dans tous les cas, les corrections rectifieront le tir 😈

Par ailleurs, j'ai entendu plusieurs Jardiniers craindre de se sentir bridés par trop de planification au sens où ils perdraient l'envie de rédiger l'histoire, puisqu'ils la connaîtraient déjà. Je n'ai pas eu l'occasion de tester, mais j'avoue avoir eu parfois l'envie de réécrire telle ou telle nouvelle que j'ai lue, dont j'appréciais le fond mais pas la forme, donc...

J'admets que j'envie les Architectes, qui semblent toujours savoir où ils vont ; personnellement, je suis incapable de "voir" à l'avance toute une histoire. J'ai la tête et parfois (mais pas toujours) la queue du poisson, et j'avance d’arête en arête, découvrant le plus souvent la suivante quand j'en ai atteint une. J'ai voulu essayer une fois la "méthode du flocon" mais en vain : c'est un truc d'Architecte (encore que ce ne soit pas une étape obligatoire, je pense), et ça demande de se triturer les méninges pour prévoir à l'avance tout les rebondissements avant de coucher le moindre mot sur le clavier... 😨

Par contre, en tant que Jardinière, j'apprécie de pouvoir laisser de la place à l'inspiration, de pouvoir me dire "je viens d'avoir cette idée horrible, et si je l'intégrais à mon histoire ?" 😈

Et vous, où vous situez-vous ?



* : traduction de moi-même - citation trouvée sur Goodreads.

** : "enfilant son pantalon"/"planificateur".

*** : Stephen King, lui, se définit comme "archéologue", qui "déterre" son histoire et découvre au fur et à mesure à quoi elle ressemble - ce qui est une autre définition du Jardinage 😉

**** : qui nous a parlé de son parcours à l'occasion d'une rencontre organisée par Cocyclics (et dont il faudrait que je fasse un CR un jour 😳).

***** : voir aussi sur le blog ma tentative de world quizz pour le JdA et la conférence "création d'univers", ainsi que ce world quizz (fantasy) d'Alex Evans.

mercredi 2 août 2017

Petit bilan de milieu d'année

J'avais tendance à garder ça pour l'anniversaire du blog/la fin de l'année, mais avec le Camp NaNo qui vient de se terminer, je me suis dit qu'un bilan intermédiaire ne serait pas superflu.



Le NaNo, donc. J'ai atteint mon objectif de 7000 mots, c'est bien, sauf que pour diverses raisons (notamment la chaleur, grande cause de fatigue pour moi), ma progression a été très irrégulière, ce qui n'était pas le but de l'exercice 😞

Le BuJo, ensuite. Il m'est utile, c'est indéniable, mais je n'ai pas toujours le réflexe de noter dessus les mises à jour de mes listes ou les dates importantes (que je note aussi ailleurs, cependant), ni celui de le consulter autrement que pour y vérifier quelque chose de spécifique (et c'est comme ça qu'on oublie des anniversaires 😳). Par ailleurs, la couverture s'abîme un peu et je dois régulièrement remettre un peu de colle ou redonner un coup de feutre noir 😆 (mais bon, c'est ça d'avoir utilisé un carnet de récup avec une couverture plastifiée).

Pour ce qui est de l'écriture en elle-même :

Je n'ai toujours pas fini le passage d'Antidote sur CQVDSV 😳 J'en suis à plus de deux tiers, mais avec les vacances, j'ai plus envie de faire autre chose (genre : jouer à Fallout New Vegas). C'est mal, je sais... 😳

J'ai peu avancé sur les 3B, et je n'ai toujours pas trouvé le courage de terminer le JdA 😳 Et à côté de ça, j'ai une poignée de nouvelles à terminer/corriger, donc certaines qui attendent depuis plus d'un ans...

Bref, ce bilan n'est guère réjouissant, bien qu'il n'ait rien de dramatique non plus : il suffit juste que je me botte un peu le Q pour améliorer ça d'ici la fin de l'année !

Je préviens au passage que puisque je suis en vacances ce mois-ci, le rythme de parution va sans doute ralentir un peu. J'ai quand même l'idée d'un article de fond (on verra si ça tient la route) et il y aura (quoique plutôt en début de mois prochain), mes compte-rendus de la prochaine Gamescom 😊

En attendant, bonnes vacances à tous !

lundi 24 juillet 2017

Trois bâtards : Avancement (6)

Bon, je vais faire court, because j'ai pas trop le moral : j'ai avancé sur mon objectif NaNo, je me suis de nouveau débloquée sur les 3B, et j'ai bon espoir d'atteindre mon objectif avant la deadline, même si j'ai franchement pas été régulière dans mon rythme 😒

La cause de ma contrariété ? J'ai enfin reçu la réponse d'un éditeur pour qui j'avais bon espoir, pour CQVDSV, et c'est un refus 😞 Non détaillé, en plus (même s'ils ont une bonne excuse). Alors non, ça ne m'empêche pas de continuer (lentement mais sûrement) mes corrections (j'en suis aux deux tiers, pas loin des trois quarts), mais ça ne me rassure pas quant à mes chances de trouver un éditeur 😟

Enfin voilà. Heureusement que je suis bientôt en vacances...

samedi 15 juillet 2017

En mode shotgun

Aucun rapport avec le tireur assis à côté du conducteur de la diligence : il s'agit plutôt d'une des caractéristiques de cette arme, sa capacité de dispersion (que je connais par les mécanismes de tir de certains jeux de rôles*).

Image de Ashutosh Bansal


Tout ça pour dire que je papillonne 😳

Je ne suis pas sûre que ce soit une mauvaise chose dans le cadre du NaNo, où la quantité passe avant la qualité. Bien que je n'avance pas sur le projet initial (Trois Bâtards) ou le secondaire (le Journal d'Anya), je progresse tout de même : j'en suis à un peu plus de 2500 mots, soit plus d'un tiers de mon ridicule objectif de 7000 mots mensuels.

Ce qui me préoccupe, c'est qu'en fonctionnant de cette manière, je m'éloigne de la complétion de quoi que ce soit et j'ai peur de me tirer une balle dans le pied, pour garder la métaphore : si je passe d'un projet à l'autre à la moindre difficulté, ce n'est pas comme ça que je progresserai en tant qu'autrice.

D'un autre côté, j'ai des idées qui me viennent pour des histoires nouvelles ou déjà entamées, et que j'ai peur de "perdre" si je ne les écris pas tout de suite. Ou simplement qu'il me démange d'écrire. Je suppose que le problème serait moins préoccupant si j'écrivais davantage :à défaut de me concentrer davantage, je compenserais en avançant de façon significative sur plusieurs fronts.

Enfin bon, on en reparlera dans quinze jours, après le NaNo...



* : comme l'excellent Deadlands.

vendredi 7 juillet 2017

CQVDSV : Avancement (22)

Je suis en vacances cette semaine, donc je vais faire bref :
  • J'ai commencé mon NaNo sur les chapeaux de roues, avec 1500 mots d'écrits sur... un nouveau projet qui m'est tombé dessus sans prévenir 😲 C'est (encore) une histoire de vampires, et j'en dirai plus quand ce sera un peu plus avancé.
  • J'ai avancé dans l'antidotage de CQVDSV, j'en ai fait un bon tiers, je pense finir assez vite 🙂
  • Je suis encore en train de chercher de la documentation pour mieux définir le monde d'Anya, donc si vous vous y connaissez en éruptions volcaniques, bouleversements sismiques et explosions nucléaires, faites-moi signe 😁
Voilà voilà, à la semaine prochaine !

lundi 26 juin 2017

CQVDSV : Avancement (21)

L'absence de nouvelles de la semaine passée était involontaire et je m'en excuse. La canicule et le manque de sommeil n'y sont pas étrangers non plus...

Tout ça pour dire que j'ai enfin fini d'intégrer les dernières corrections de Ceux qui vivent du sang versé ; il ne me reste plus qu'un nouveau passage d'Antidote* et je pourrai commencer la nouvelle série d'envois aux éditeurs... 

A part ça, il y a un nouveau Camp Nano en juillet et je m'y suis inscrite. En touriste, comme d'hab, mais avec cette fois l'objectif raisonnable de 7.000 signes (cf mes statistiques d'avril). Officiellement, ce sera sur les Trois Bâtards, mais il est possible que le Journal d'Anya refasse surface...




* : malgré son prix (une centaine d'€uros), je recommande** ce logiciel à tout écrivain un peu sérieux***. Je m'en sers essentiellement pour les répétitions et les synonymes, mais il est bien plus puissant que ça !

** : et non, je ne suis pas payée pour leur faire de la pub.

*** : sérieux dans l'écriture, j'entends 😉