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samedi 16 février 2019

Noir d'Absinthe : l'Enquête de police

La semaine dernière, je suis allée au Dernier Bar Avant la Fin du Monde, pour y fêter le premier anniversaire de Noir d'Absinthe, la maison d'édition fondée par Dorian Lake, un camarade Grenouille. J'ai complètement oublié de prendre des photos 😳 mais, en revanche, j'ai noté plein de trucs pendant les deux conférences auxquelles j'ai assisté à cette occasion.

L'affiche de l'évènement. Certains intervenants n'ont pas pu venir (mais ce n'était pas très grave, ça a donné plus de temps aux autres 😉)


Comme d'habitude, avertissements de rigueur : je retranscris ici mes notes, il est donc tout à fait possible que j'aie fait des contresens et tout à fait certain qu'il manquera des bouts 😁 (sans parler du côté décousu et de ma difficulté à me relire 😳). Les éventuels commentaires entre [ ] sont de moi.


La cohérence policière dans un récit de fiction



Cécile Pommereau, autrice de Immortel Ad Vitam*, est flic (selon ses propres mots - je ne crois pas qu'elle ait donné son grade). Elle travaille notamment dans des enquêtes "ordinaires", et a aussi fait partie de la brigade de répression du proxénétisme.

Parmi les premières choses qu'elle nous a annoncées, il y a, d'une part, que le langage policier est plein d'acronymes et d'argot (comme "mec" pour "mis en cause"**) et que ce vocabulaire évolue assez vite d'une génération à l'autre ; d'autre part, que l'organigramme de la profession est plutôt complexe. 
Par exemple : 
  1. au rang "le plus bas", il y a le commissariat, avec ses policiers en tenue et la BAC (brigade anti-criminalité).
  2. au niveau supérieur, on trouve la Sûreté Territoriale ; il y en a une par département, et elle intervient pour les "gros trucs".
  3. au-dessus, enfin, les Brigades Centrales [qui font partie de la Police Judiciaire, si j'ai bien compris], qui sont localisées à Paris. Elles sont réparties entre Crimes, Banditisme, Proxénétisme, Mineurs...
Autre point : le grade n'a rien à voir entre le fait d'être policier en tenue ou en civil (ces derniers relevant de la PJ). Les enquêtes se font par groupes de cinq ou six membres de la PJ, dont le chef a un grade d'officier.

Une enquête commence par une plainte ou par une intervention de la police (comme une arrestation...). Les comptes-rendus doivent être très clairs, pour que le magistrat en charge n'ait pas de doutes.
Les Gardés à Vue sont soumis à plusieurs auditions, sachant que la première est souvent là pour les pousser à l'erreur [au sens : leur mettre le nez dans leurs incohérences] 😈

La police est censée recevoir toutes les plaintes ; en revanche, il faut que ça relève bien du pénal (= que l'offense soit bien caractérisée par le code pénal), ce qui peut expliquer que les choses du genre "mon voisin me fait chier délibérément" restent sans suite [mais j'ai connu plusieurs cas de flics qui refusaient de prendre la plainte ou même de déposer une main courante 😡].

L'ambiance est plutôt familière, et il y a peu de vouvoiement (sauf avec les plus hauts gradés). Selon l'expérience de l'autrice, il y a peu de sexisme ou d'homophobie, mais un peu de machisme - et beaucoup de blagues de Q !
En revanche, un certain nombre de choses peuvent changer selon la situation géographique, ce n'est pas la même chose à Versailles ou dans le 9-3 ! Notamment, il n'y a pas assez d'effectifs dans les endroits difficiles... parce que personne ne veut y aller ☹️

Quoi qu'il en soit, quand on écrit une enquête policière, la meilleure chose à faire est de se renseigner auprès de vrais flics, pour s'assurer d'être cohérent.

Pour la suite, nous (le public) avons posé quelques questions et obtenu quelques exemples :

Si on menotte toujours les gens par derrière, c'est parce que la personne en question peut rester dangereuse lorsqu'on le fait par devant (comme étrangler quelqu'un, un classique 😈). Si jamais le Mec n'est pas assez souple ou est trop baraqué... on utilise deux paires de menottes, attachées l'une à l'autre (pour donner plus de "mou"). Il y a aussi les cas où le Mec est manchot, blessé... ou a les poignets trop gros*** 😲

Les policiers peuvent aussi choisir de "se montrer gentils" et de ne pas respecter la règle de la procédure : par exemple, laisser fumer un prévenu dans le bureau ou dissimuler des menottes (attachées devant 😉) sous un manteau pour cacher l'arrestation aux enfants.

L'autrice n'a jamais dû sortir son arme sur le terrain en douze ans de carrière, et ce n'est arrivé qu'à un seul de ses collègues. Si jamais un flic est contraint de tirer, il doit subir une procédure de garde à vue, comme n'importe qui. 

Chaque policier a droit à trois séances de tir par an, de trente cartouches. Ca ne fait pas beaucoup, mais c'est surtout pour garder les "bons réflexes" appris à l'école de police, où ils tiraient toutes les semaines.



Bref, cette conférence était très instructive (et un peu intimidante, au sens "mais c'est super difficile d'écrire une bonne enquête ! 😱"), et si jamais je me lance là-dedans, je n'hésiterai pas à contacter Cécile Pommereau pour qu'elle me bêta-lise 😉



* : aucun rapport avec le film éponyme d'Enki Bilal, pour autant que je sache 😁

** : donc j'imagine qu'on peut avoir des mec de genre féminin 😛

*** : et là, j'imagine Joshua 😈

vendredi 8 février 2019

Un peu de jonglage

Je sais un peu jongler avec deux balles, mais ce n'est bien entendu pas le sujet 😉 Un peu comme je l'ai fait il y a deux ans, je me retrouve à mener deux projets de front : Symbiotes, commencé il y a quelques semaines, et Le Journal d'Anya, que je dois terminer (sans parler d'une nouvelle à finaliser, mais celle-là peut encore attendre le mois prochain). 

Oui, j'ai repris la même image 😉

J'avais imaginé avancer sur le JdA pendant la semaine et sur l'autre le week-end, mais j'ai notoirement beaucoup de mal à écrire les jours où je ne travaille pas 😳 donc je me retrouve à naviguer de l'un à l'autre selon mon inspiration du jour. Le bon côté de la chose, c'est que, quoi qu'il arrive, je fais mon quota ; le mauvais, c'est que, en conséquence, le JdA prend encore du retard, et j'ai vraiment envie de le boucler pour pouvoir me consacrer pleinement à Symbiotes.

J'ai toujours l'option de mettre celui-ci en pause, mais j'apprécie les encouragements des Grenouilles qui suivent son avancement dans les Challenges de la Mare ; d'autant plus que je ne veux pas en ouvrir un pour le JdA, vu que c'est la fin et que ce ne serait pas très simple pour quelqu'un qui n'a pas accompagné le projet depuis le début de se plonger dans l'histoire - ou alors il me faudrait rajouter un gros paquet d'explications, effort que je n'ai pas envie de fournir "pour si peu" 😅

Bref, je jongle, en attendant de me décider ou de trouver une répartition fonctionnelle de mon temps d'écriture. J'espère que ça marchera 🤞

vendredi 1 février 2019

Google plus ferme :(

La rumeur et les annonces plus ou moins officielles sont malheureusement confirmées : Google+ fermera ses portes au public (mais continuera d'exister pour les entreprises, ça me fait une belle jambe) le 02 avril.

Image trouvée sur adnetis.com

G+ a été mon premier réseau social, je n'ai jamais voulu aller sur facebook (et je n'irai pas non plus après la fermeture). J'ai guetté son ouverture pendant des mois (j'en avais entendu dire beaucoup de bien, notamment sa gestion du "à qui je dis quoi"), et je m'y suis inscrite dès que j'ai pu (début 2012, je dirais). J'y ai d'abord fréquenté les gens qui y avaient migré avec moi depuis le site PCINpact, puis j'y ai ajouté d'autres contacts, amis personnels ou "amis d'un ami", et également retrouvé ainsi des gens que j'avais perdus de vue.

Nous avons même organisé quelques irl "plussiennes", avec certaines des personnes évoquées ci-dessus, et ça faisait plaisir de se voir en vrai.

Aujourd'hui, avec la fermeture qui se profile, je crains de perdre le contact. Les gens (v)ont migré(r) à droite et à gauche, qui sur Diaspora, qui sur LinkedIn, qui ailleurs encore... J'aurais bien aimé qu'on se retrouve tous sur un serveur Discord, mais l'idée n'a apparemment intéressé personne, dommage ☹️ J'ai quand même le mail de certains d'entre eux, mais ce n'est pas pareil.

Pour le moment, je ne sais pas encore où aller. Rien ne me tente vraiment, j'ai entendu du mal de certaines communautés (MeWe, par exemple), et je ne sais pas si je retrouverai ailleurs l'ambiance (possible) et les fonctionnalités (moins sûr) que j'appréciais sur G+.

Je conserve le blog, en tout cas, puis qu'il n'est heureusement pas touché par la catastrophe. En revanche, il se pourrait qu'une partie des commentaires disparaisse après la fermeture complète, donc ne vous affolez pas si vous voyez que des messages de ce type ne sont plus visibles.

En attendant, je resterai là-bas jusqu'à la fin 😡

vendredi 25 janvier 2019

Symbiotes : Personnages

Je n'ai pas avancé autant que j'aurais voulu 😳 (j'ai encore des détails à régler, ce qui me ralentit), mais j'ai quand même écrit un peu plus de cinq cent mots, et c'est déjà pas mal (surtout que j'ai le JdA à terminer, en plus).

Bref, je peux me permettre une petite présentation des personnages, qui sera complétée au fur et à mesure de ma progression dans l'histoire :

Hermintrude "Trudi" Masarelli : Grande et costaude, une bonne quarantaine d'années, capitaine de la Dame Clothilde. Aime sa solitude et son indépendance. Attachée à ses origines italiennes, même si elle l'avoue rarement.

Clotia : CL07-IA est l'intelligence artificielle de bord de la Dame Clothilde. Son précédent propriétaire (à qui Trudi a racheté le vaisseau il y a dix ans) l'a programmée pour aimer les histoires de pirates et autres marins de l'ère pré-spatiale. Trudi n'en est pas fan mais n'a pas le coeur de la reformater.

Bosco : L'un des robots de bord, le seul assez évolué pour prétendre à une personnalité propre, encore qu'il dépende grandement de Clotia, donc fasse partie de son "délire piratesque". Son torse est peint pour imiter une chemise blanche couverte d'un gilet noir, et sa tête arbore un foulard rouge noué, solidement collé. 

Natu O'Malley : Habitant de Paradis de la troisième génération. Biotechnologiste, sociable et plein d'humour, il saura plaire à Trudi. Dommage que j'aie d'autres plans pour lui 😈


C'est tout pour le moment, mais j'espère pouvoir avancer assez pour vous en dire plus la semaine prochaine 🤞

vendredi 18 janvier 2019

Symbiotes

Parce que le JdA avance tranquillement et parce que les Challenges* ont rouvert sur la Mare, j'ai décidé d'entamer un nouveau roman, pour le moment nommé Symbiotes. Je sais, j'ai d'autres projets entamés et tenus en stand-by, mais quand j'ai une nouvelle idée, j'aime bien commencer à la concrétiser, quitte à la remettre en pause après 😳

Pour ceux qui suivent le blog et ont une bonne mémoire, il s'agit de l'histoire que j'évoquais ici, et dont voici une espèce de pitch
La capitaine Trudi Masarelli est contrainte de faire escale quelques semaines sur Paradis, suite à une avarie. Afin de se protéger des très nombreuses espèces toxiques de la planète, les colons paradisiens ont adopté des symbiotes indigènes. Et suite à un accident mortel, Trudi se retrouve irrémédiablement liée à celui d’un homme avec lequel elle avait sympathisé.

Bref, c'est du space-opera, il n'y aura à priori pas de romance (à part au début, avec la relation sus-mentionnée), et ça ne sera pas de la hard science, parce que j'aime pas ça 😁
Pour le moment, je suis encore en phase de recherche, pour des détails d'ambiance du genre "quelle sera la personnalité de l'IA du vaisseau de Trudi", donc rien n'est rédigé. Il y a tout de même des scènes de planifiées, comme la plupart de celles qui mèneront à l'incident déclencheur.

Je vais tâcher de finir de mettre au point les derniers détails pour la semaine prochaine 🤞 afin de pouvoir faire une présentation des personnages 😊




* : un des espaces de travail de Cocyclics, où le but est d'écrire un roman en un an**, sous les encouragements des autres membres.

** : mais ce n'est pas grave s'il faut plus de temps, on peut toujours recommencer le Challenge avec un projet déjà entamé ;)

dimanche 13 janvier 2019

Un peu de lecture (5)

Comme je n'ai pas grand-chose à dire cette semaine à part "ben, ça avance, quoi", je vais tâcher de vous présenter une de mes séries de bouquins préférés : les Dossiers Dresden, de Jim Butcher. J'en avais d'ailleurs parlé dans mon top 20 l'an dernier.

La couverture des quinze volumes parus à ce jour. PS : Dresden ne porte jamais de chapeau, c'est devenu une blague récurrente entre l'auteur et l'illustrateur 😁


Tout d'abord, un petit caveat : seuls les cinq premiers ont été traduits en français (encore que je crois que ça a repris récemment). Conséquence : je les ai tous lus en VO. En sus des quinze romans illustrés ci-dessus, il existe deux recueils de nouvelles (Side Jobs et Brief Cases), une dizaine de comics (que je n'ai pas encore lus et qui sont - au moins en partie - du contenu original) et un jeu de rôles (qu'il faudra que je teste un jour).
Pour info, l'auteur a prévu de conclure les Dresden Files au tome 20 - mais on n'en est pas encore là, il travaille sur d'autres projets en ce moment.
La série a aussi été adaptée à la télé, et à défaut d'être très fidèle (ce n'est jamais évident dans ce genre de cas), j'ai trouvé ça sympa et dans l'esprit des bouquins.

Et donc : 
Harry Dreden est magicien et détective privé (on le trouve d'ailleurs dans l'annuaire de sa ville, Chicago, à la rubrique "Magiciens"). On parle bien entendu ici de vraie magie, même si le commun des mortels "sait" que ça n'existe pas. Dès que la police locale tombe sur une enquête "bizarre" (traduire : "qui présente des éléments surnaturels") elle l'engage à contrecoeur comme consultant.

L'univers est ce qu'on appelle un "fantasy kitchen sink", où toutes les créatures surnaturelles possibles et imaginables existent. On y croisera donc trois races de vampires, une demi-douzaine d'espèces de loups-garous différentes, les deux Cours des fées (ainsi que des créatures féériques indépendantes), des créatures issues du folklore amérindien (ou d'autres pays, d'ailleurs), des anges, des abominations lovecraftiennes, toutes sortes d'esprits, fantômes et autres morts-vivants... Et tout ceci dans un cadre qui reste vraisemblable, si je puis dire.

L'histoire est racontée à la première personne, par Harry lui-même, un peu à la façon des romans policiers des années cinquante. Le ton est plein d'humour et de références geek et le narrateur se moque parfois de lui-même. Les personnages et l'univers évoluent avec le temps (il se passe environ un an entre chaque bouquin), mais un certain nombre de tomes peuvent, je pense, être lus sans avoir connaissance des précédents (je ne ne le recommande pas : on en profite mieux dans l'ordre). Comme souvent, les enjeux deviennent de plus en plus sérieux au fur et à mesure que l'intrigue globale avance, mais sans trop verser dans le dramatique (et il y a des passages absolument épiques, pour compenser 😉).

Bref, je suis une fan inconditionnelle de la série. Les nouvelles, qui sont parfois racontées du point de vue des autres personnages alliés d'Harry, sont également très savoureuses.
Du même auteur, je recommande aussi la série Codex Alera (six tomes, tous traduits en VF), une sorte de fantasy antique située dans un univers parallèle. 

Bonnes lectures !*



* : je mets au pluriel parce qu'il y en a beaucoup 😛

vendredi 4 janvier 2019

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (45)

Tout d'abord, une bonne année 2019 à tous !

Pour moi, elle ne s'annonce pas trop mal encore qu'elle ne soit qu'à peine entamée, ce serait prématuré de sortir le champagne tout de suite* 😛

Pas encore grand-chose à dire, sinon que j'ai réussi à écrire presque toute la dernière semaine de décembre, et même le soir du nouvel an ! Bon, par contre, le couchage tard a eu raison de moi** et je redémarre tout juste aujourd'hui 😳

Je ne vais pas trop donner de détails parce qu'on approche de la fin de l'histoire, mais Josh & Anya se dirigent tout doucement vers leur happy end*** et je pense donc finir mon histoire d'ici le printemps... 🤞

Souhaitez-moi bonne chance 😉




* : surtout que j'en ai assez bu comme ça aux réveillons 😁

** : je n'ai plus vingt ans, ni même trente 😞 

*** : ce n'est pas un spoiler : si vous aimez les unhappy end, lisez les journaux 😈