Version mobile

Si ma charte graphique ne vous plaît pas, essayez avec la version mobile :)

jeudi 12 janvier 2017

Background : Azildarian

Bon, n'étant toujours pas remise des excès du Nouvel An*, je vais ressortir un de mes fonds de tiroirs, un background de personnage écrit pour le jeu de rôles Pathfinder : Azildarian, un prêtre d'Abadar. Ce perso ayant été créé pour la campagne "Curse of the crimson throne", certains éléments, comme le "Fagin" Gaedren Lann, étaient imposés - ce qui donne ce côté mélo au texte 😁

L'histoire d'Azildarian aurait pu être celle de n'importe quel orphelin des rues de Korvosa. Une histoire cruelle, pleine de mépris, de privations et d'espoirs brisés. Et courte.

Mais l'on dit que Desna veille sur les Varisiens, et c'est pourquoi cette histoire-là connut un tour plus heureux.

Azildarian perdit ses parents vers l'âge de six ans. L'on ignore s'ils l'avaient simplement perdu de vue sur un marché et jamais retrouvé, ou s'ils avaient connu une fin plus tragique, laissant ainsi leur fils à la merci des dangers de la ville. Toujours est-il que le petit garçon se retrouva bien trop tôt livré à lui-même, contraint de mendier et voler pour survivre.

Un jour, un vieil homme - il paraissait incroyablement vieux à l'enfant - vint trouver Azildarian dans la cachette où il se réfugiait chaque soir. Il lui parla doucement, plus gentiment que n'importe qui ne l'avait fait depuis la perte de ses parents, et lui proposa un lit et des repas chauds s'il voulait bien le suivre jusque chez lui. En échange, il faudrait, bien entendu, rendre quelques menus services, mais rien de bien méchant.

Azildarian n'était pas si naïf, mais il avait très faim, aussi décida-t'il de suivre le vieil homme, qui se nommait Gaedren Lamm, et de devenir un de ses "petits agneaux".

Les premiers jours, ce fut tel que Lamm lui avait promis : des repas chauds, une paillasse à l'abri du vent et de la pluie, et personne pour les lui disputer. Mais ensuite, il fallut commencer à rendre les "menus services" promis, et Lamm était de moins en moins tendre envers ceux qui ne parvenaient pas à accomplir la tâche qu'il leur avait assignée.

Les Varisiens ont beau avoir la réputation d'être agiles, gracieux et charmeurs, ce n'étaient hélas pas les points forts du pauvre Azildarian. Non qu'il fût si maladroit ou repoussant, mais ses talents n'allaient simplement pas dans cette direction, et il se révéla beaucoup plus doué pour compter l'argent et le cuivre ramené par les larcins de ses camarades que pour se le procurer lui-même.

Les mois et les années passèrent, et le statut d'Azildarian parmi les "petits agneaux" ne s'améliorait pas. Oh, on pouvait lui confier des tâches simples, celles qu'on réservait aux nouvelles recrues, mais même si celles-là il pouvait les mener à bien, elles n'étaient pas très estimées de Lamm, et celui-ci le regardait souvent comme une bouche inutile à nourrir.

Un beau jour, alors qu'il faisait le guet dans PointeNord, Azildarian entendit deux hommes discuter. Ils sortaient de l'église d'Abadar et débattaient du sermon qui venait d'être délivré par l'officiant - car on était Soldi. Cela parlait de l'or donné par le Banquier Céleste à ceux qui Le vénéraient, et de la protection qu'Il accordait à ceux qui suivaient Ses lois. Impressionné, l'enfant fut tenté de les suivre mais il savait quelle serait sa punition pour avoir abandonné son poste, aussi resta-t'il à sa tâche. Mais dès le lendemain, il décida de profiter de tout le temps libre qu'il pouvait grappiller pour se renseigner sur ce dieu qui promettait tout ce qui manquait dans sa vie à lui.

Les mois et les années passèrent. Azildarian assistait aussi souvent que possible aux offices d'Abadar. Comme il en profitait aussi pour demander l'aumône à la sortie du temple, Lamm et les autres "agneaux" ne s'intéressèrent pas trop à ses absences. Un jour, il trouva dans sa sébile une petite clé de cuivre jaune, semblable à celle que portaient les prêtres et les fidèles - encore que les leurs soient plutôt d'or ou de vermeil. Voyant cela comme un signe du Ciel, il la glissa sur un lacet de cuir et la mit autour de son cou, bien cachée sous ses vêtements.

Ce fut peut-être le cordon de cuir ou alors l'air de satisfaction qu'il ne pouvait complètement dissimuler, mais lorsque Azildarian rentra ce soir-là, Lamm vit tout de suite que quelque chose avait changé chez son "agneau" et que celui-ci était en train de lui échapper.

Le vil vieillard attendit patiemment que les enfants finissent leur repas et commencent à quitter la pièce. Lorsque ce fut le tour d'Azildarian, Lamm l'attrapa par le col et s'exclama :
- Mais qu'avons-nous là ? Azil s'est offert un collier et n'en a parlé à personne ?
- Je l'ai trouvé ! Se défendit Azildarian en se débattant.
- Trouvé ? Alors pourquoi n'en as-tu pas parlé à Tonton Lamm et ses petits agneaux ?
Mais Azildarian ne pouvait pas lui répondre la vérité : "Parce que je savais qu'on me la prendrait", alors il se contenta d'un "J'ai oublié".
- Eh bien tu sais ce qui arrive à ceux qui oublient un peu trop souvent, répondit Lamm avec un sourire mauvais.

D'un coup sec, il arracha le pendentif et le jeta dans le feu. Sans réfléchir, Azildarian bondit vers l'âtre et tendit la main pour rattraper son trésor. La petite clé était déjà brûlante et avait commencé à fondre, mais il ne la lâcha pas malgré la douleur cuisante qu'elle avait fait naître dans sa paume. Voyant cela, Lamm, qui avait commencé à rire du geste de son "agneau", se mit dans une colère noire et, au lieu de sortir la badine qu'il réservait aux enfants trop paresseux ou trop peu doués, il prit le gourdin de chêne qu'il gardait pour ceux qui avaient commis des crimes plus graves, comme le voler ou lui tenir tête.

Il frappa, frappa, frappa, jusqu'à ce que le pauvre Azildarian ne soit même plus en état de demander grâce. Quand il en eut assez, il appela deux des plus vieux de ses "agneaux" et le fit jeter dehors.

Mais assurément, Abadar veillait sur lui, car un marchand Varisien qui passait par là aperçut l'éclat doré de la clé de laiton qu'Azildarian n'avait pas lâchée et s'approcha du tas de détritus sur lequel on avait jeté le garçon. Quand il vit que l'enfant était toujours en vie, il demanda à son garde de le porter et tous deux l'emmenèrent prestement au temple, où les acolytes s'empressèrent de le soigner.

Lorsqu'il reprit connaissance à l'infirmerie du temple, Azildarian se crut au Paradis : il était sur un lit moelleux, dans les draps les plus doux qu'il ait pu toucher depuis des années, et une chemise de nuit blanche et propre avait remplacé la tunique informe qui avait été son seul vêtement depuis trop longtemps. Autour de lui se dressaient des murs blancs et or parés de la Clé d'Abadar et, tout de suite, il sut qu'il ne voudrait jamais quitter ce havre de paix et de sécurité.

L'un des infirmiers avait reconnu en lui le petit mendiant qui quêtait parfois à la sortie des offices. Il s'amusa d'abord de voir comme l'enfant refusait de se séparer de sa petite clé à moitié fondue. Mais quand il vit la marque que celle-ci avait laissé dans la paume d'Azildarian, il blêmit et alla promptement alerter ses supérieurs.

Quand l'un de ceux-ci vient demander à l'ex-agneau ce qui lui était arrivé, ce dernier fut pris de crainte et n'osa pas parler de Lamm. Il raconta simplement que de méchantes gens avaient voulu lui prendre sa clé et qu'ils l'avaient battu quand il avait voulu la reprendre. Le prêtre vit bien que l'enfant ne disait pas tout, mais il sentit que c'était la peur et l'évocation de ce souvenir terrible qui en étaient la cause, et non le mensonge et la duplicité. Emu par son histoire, il en toucha un mot à son propre supérieur, le Banquier Tuttle, et l'Eglise d'Abadar compta bientôt un enfant de choeur supplémentaire.

Quelques années plus tard, personne ne fut surpris quand Azildarian reçut l'illumination et rejoignit les novices du temple.

Voilà voila. A part ça, je ne suis pas restée les bras croisée depuis le début de l'année... sauf en ce qui concerne l'écriture 😖 Je vais tâcher de m'y remettre pour la semaine prochaine, promis !**




* : n'allez pas vous faire des idées, je parle juste du manque de sommeil 😫

** : je promets de tâcher, pas d'y arriver, hein 😈

jeudi 5 janvier 2017

Mieux vaut tard que jamais

A long time ago, in a galaxy far, far away...*

Quelques mois après mon arrivée sur Cocyclics**, j'ai participé à un appel à textes sur le thème "Animal", pour le compte du webzine Vers à Lyre. Et j'ai eu la joie d'apprendre, quelques semaines plus tard, que mon texte avait été retenu. Néanmoins, suite à diverses complications (dont, aujourd'hui encore, j'ignore les raisons), la parution prenait du retard. 

Une des premières choses que j'ai apprises en débarquant dans le monde de l'écriture, c'est qu'il ne faut pas être pressé, et que les éditeurs, quels qu'ils soient, évoluent dans un flux temporel différent de celui du commun des mortels 😉 Donc, j'ai patienté. 
J'ai relancé quelques fois, cependant, histoire de savoir si la publication était toujours d'actualité (les structures associatives sont souvent fragiles). En mars 2015, on m'a annoncé la date du mois de mai. En mai, rien. Le reste de l'année, rien - et pas de nouvelles sur le site. Début 2016, j'ai fini par laisser tomber.

Et puis hier, je reçois un mail annonçant que VàL ferme ses portes... et que leur dernier numéro, le 15, "Animal" est téléchargeable sur leur site jusqu'à mi-février.
A la réflexion, je doute que la date figurant sur la couverture (mars 2015) corresponde à la date réelle de publication. Néanmoins, je ne suis pas fâchée de voir enfin cette nouvelle parue !


Avec l'autorisation de l'association, et parce que je ne sais pas combien de temps ledit webzine sera disponible sur son site, vous pouvez le consulter ici
Je précise que je ne possède aucun droit sur les histoires et illustrations qui y figurent - en dehors d'Etrangement familier, bien sûr.

PS : pour ce qui est de mes romans en cours (le JdA en particulier), j'attends d'avoir récupéré du manque de sommeil des fêtes de fin d'année 😩 La semaine prochaine, en principe...

PPS : Bonne année 2017, au fait, en espérant qu'elle sera moins pourrie que la précédente... 




* : non, je ne suis pas en train de raconter l'épisode IV de Star Wars (j'ai bien aimé le VII et Rogue One, ceci dit).

** : juin 2013, ça ne me rajeunit*** pas. 

*** : ça ne me rajeunit jamais, hélas 😢

jeudi 15 décembre 2016

Putain, deux ans...

(J'espère que vous aurez saisi la référence, même si vous êtes né après 1990*)

Tout ça pour dire que, pour des raisons d'emploi du temps hivernal, je vais faire mon bilan annuel avec un peu d'avance : d'une part je n'ai toujours pas avancé sur le JdA depuis la dernière fois 😳 et d'autre part, je n'aurai probablement pas le temps de poster quoi que ce soit d'ici la fin de l'année.**

Source : Femme Actuelle - on trouve ce qu'on peut où on peut 😑

Cette année, j'ai : 
  • Réussi à tenir ma moyenne d'un article par semaine, avec 59 d'écrits, sans compter celui-ci. C'est moins que l'an dernier, je sais, mais ça reste supérieur à mon objectif de base.
  • Publié ma première nouvelle sur papier, et fait ma première séance de dédicaces.
  • Quand même avancé sur le Journal d'Anya, même si j'ai eu du mal.
  • Visité plusieurs salons*** : le Salon Fantastique, Montrouge, les Imaginales, Sèvres, ainsi que la Gamescom !
  • Sans parler des dix ans de Cocyclics et de la Cocyconv.
  • Techniquement commencé deux projets : Ceux qui courent sous la lune et Trois bâtards.
  • Rédigé plusieurs critiques de livres et de jeux vidéos, et lu (ou relu) à peu près quatre-vingt-cinq bouquins et BDs (SFFF pour la plupart, mais pas que).

C'est déjà pas mal, mais honnêtement j'aurais pu faire mieux 😒 :
  • Je n'ai toujours pas eu de réponse pour Ceux qui vivent du sang versé (je compte relancer à la rentrée).
  • Je n'ai pas écrit la moindre nouvelle cette année, ni retravaillé celles qui ont besoin de l'être 😳
  • Le JdA n'est toujours pas fini, donc 😩
  • Je doute d'avoir perdu le moindre gramme - et ne parlons pas d'avoir augmenté ma sportivité.
  • Je n'ai pas réussi (et surtout pas sérieusement essayé) les plages d'écriture quotidiennes 😞
  • J'ai fait une poignée de bêtas sur Cocy, mais certainement pas une par mois.

Pour ce qui est des résolutions pour l'an prochain, on va donc dire :
  • Progresser dans - voire mener à terme - les six points ci-dessus.
  • Arriver à tenir un Bullet Journal (un genre d'agenda customisé, je reviendrai dessus dans quelques semaines - surtout si j'y arrive), ce qui devrait m'aider à tenir mes autres objectifs.
  • Avancer dans CQCSLL ou 3B, une fois que j'aurais fini le premier jet du JdA.
  • Entamer une nouvelle phase de correction de CQVDSV (notamment pour dynamiser un peu le début). Je mets quand même le bémol de "à part le début, attendre d'avoir des nouvelles de l'éditeur dont j'attends la réponse".****

Voilà voilà, bonnes fêtes de fin d'année si je ne vous "revois" pas d'ici là 😉




* : ce qui ne me rajeunit pas, mais c'est pas le sujet.

** : et si oui, je doute d'avoir le temps de faire ledit bilan.

*** : les mêmes que l'an dernier, pour la plupart 😉

**** : je suis optimiste, je crois encore à un "oui" 😳

mercredi 7 décembre 2016

Un peu de lecture (3)

Bon, je commence par évacuer les questions gênantes : j'ai peu avancé sur le JdA, même si je me suis un peu "débloquée" vis-à-vis de mes soucis d'intrigue. Mon bilan du NaNo n'est que de 5.000 mots, ce qui n'est pas terrible - mais j'vous avais prévenus 😈

Là, pour changer, on va parler de lecture : je viens de finir L'instinct du troll, de Jean-Claude Dunyach, et comme c'est super bien, je partage* mon avis :**



Titre : L'instinct du troll (stand-alone pour le moment, mais JCD a parlé d'une suite...)
Auteur : Jean-Claude Dunyach
Editeur : L'Atalante
Nombre de pages : 160 (ouais, je sais, c'est peu, mais c'est de la qualité !)
Quatrième de couverture : "Glissez-vous dans l'intimité d'un troll le temps de quatre aventures qui font trembler la terre jusqu'aux tréfonds des mines les plus obscures.
Bien sûr, pour cela, vous allez devoir franchir les falaises du Désespoir, affronter les périls du col des Assassins et vous enfoncer dans les marais de la Mort sinueuse, mais ne vous inquiétez pas : après, c'est fléché. Et, avant, mieux vaut savoir que, s'il faut qu'un troll s'habille pour une occasion spéciale, il convient de le prévenir dix ans à l'avance.
Surtout, n'oubliez jamais que l'eau ferrugineuse est un fléau qui ravale le troll au rang de l'homme.
Alors, vous qui entrez ici, laissez toute espérance ainsi que vos affaires personnelles au vestiaire. Et n'oubliez pas de rapporter vos notes de frais."

A lire absolument si on aime :
  • L'humour et les jeux de mots douteux
  • Les créatures fantastiques (surtout celles qui n'ont pas la vedette en temps ordinaire)
  • Voir les poncifs de la Fantasy se faire malmener

A éviter si on cherche :
  • Quelque chose de sérieux
  • Une histoire de Fantasy classique

Mon avis : La couverture est assez sombre, et je ne parle pas que des couleurs ; en contrepartie, le 4e comporte des photos et autres postits - sans parler de la présentation, cf ci-dessus. Le tout reflète bien le contenu : la trame de l'histoire est fantaisiste (avec des échos très pratchettiens), mais le ton du récit reste sérieux, comme son narrateur, et empêche de tomber dans le burlesque (tant mieux, de mon point de vue). Ce mélange est donc, à mon avis, très bien dosé, et je le recommande donc !
 

Les petits plus du livre :
La dédicace (JCD est quand même assez accessible), avec option jeu de mots bonus ^^
Le 4e de couv' (ci-dessus), rédigé par Ayerdahl himself :)




* : oui, je reprends le format "fiche de lecture" de Cocy, et alors ? 😈
** : et je m'en fous de mettre deux fois des ":" dans la même phrase 😈***
*** : je me sens d'humeur très "😈" aujourd'hui...


lundi 28 novembre 2016

Rencontres de l'Imaginaire de Sèvres 2016



Comme tous les ans depuis trois ans, je suis donc allée aux Rencontres de l'Imaginaire de Sèvres, un salon qui associe une bonne densité d'auteurs au km² à une excellente accessibilité de ceux-ci 😀

Cette fois, j'ai pensé à prendre quelques photos. Néanmoins, je m'excuse par avance (notamment auprès des autrices visibles plus loin) pour leur piètre qualité* 😳

Un peu avant l'heure de pointe...

Comme d'habitude, je suis arrivée à l'heure où les grands fauves vont boire les auteurs partent en pause-déjeuner et j'ai dû attendre leur retour pour les dédicaces. J'ai donc discuté avec les (trop rares, pour une fois) Grenouilles présentes, dont deux qui n'avaient pas remis les palmes dans la Mare depuis un moment (je guette votre retour, les filles ! 😈).

Question achats, j'ai été raisonnable : L'instinct du Troll, de Jean-Claude Dunyach, Les étoiles s'en balancent, de Laurent Whale, et Dark Vador vs Monsieur Spock, d'Olivier Cotte et Jeanne-A. Debats. 

O. Cotte et J-A. Debats

J'ai aussi eu une discussion très intéressante sur les blocages dans l'écriture avec Estelle Faye et j'espère arriver à mettre en oeuvre ses conseils 😬

E. Faye

Enfin, j'ai même eu l'occasion de dédicacer une antho Mort(s), vu que le secrétaire des Artistes Fous, à défaut d'avoir un stand, avait emporté quelques exemplaires au cas où 😁

Je suis évidemment restée un peu pour l'after, avant de rentrer chez moi 😋

A part ça, je ferai peut-être un autre post cette semaine (si j'ai le courage) pour parler de mon (ridicule) bilan de NaNo et d'autres projets.




* : je parle bien de la qualité des photos elles-mêmes, et pas des modèles, hein !

mercredi 23 novembre 2016

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (20)

Rien de très folichon, cette semaine : comme je le répète, novembre n'est pas le meilleur mois pour moi question écriture (et même, l'automne en général, en fait : je manque d'énergie et j'ai plein de trucs irl qui arrivent en cette saison). Bref, mon NaNo avance à la vitesse d'une limace anémique.



A cette heure, j'en suis donc à un peu moins de 4.000 mots, et j'ose espérer atteindre les 5.000 avant la fin de l'évènement, mais certainement pas les 15.000 que je me suis fixés comme objectif personnel.

Y'a quand même une bonne nouvelle là-dedans : j'ai enfin une idée suffisamment précise de ce que je vais faire subir à Anya (insérer rire sadique ici 😈) dans ses prochaines semaines. Par contre, je doute de pouvoir boucler le récit pour la fin de l'année, comme je l'avais initialement prévu 😒

A part ça, comme l'an dernier, j'irai ce week-end au Salon de l'Imaginaire de Sèvres, dont je ferai bien sûr un compte-rendu 😃

Et sur ce, je retourne à mon manuscrit 😩

mardi 15 novembre 2016

Entretien avec un agent littéraire

Il y a quelques semaines, Cocyclics a organisé pour ses membres un entretien avec un agent littéraire. Voici les notes que j'ai prises. Pour éviter le flood de la victime l'intervenant par les demandes des auteurs, ce compte-rendu a été anonymisé.

R* travaille dans une des plus grandes agences littéraires londoniennes, et s'occupe principalement des traductions, autrement dit la vente des droits des livres à l'étranger.

Tout d'abord, il faut savoir qu'il n'existe pas de définition du métier d'agent littéraire. Parmi les différents types d'agents, on peut noter : 
  • l'agent primaire, qui représente l'auteur.
  • l'agent de droits étrangers, qui s'occupe de la vente aux autres pays.
  • l'agent de droits audiovisuels (en Grande-Bretagne, l'éditeur n'a jamais les droits audiovisuels, ils sont toujours gérés à part). 
  • l'agent "book-to-film", qui s'occupe des adaptations et dépend du précédent.
R est dans les deux premières catégories et s'occupe surtout de vendre les droits d'oeuvres francophones à l'étranger (Espagne, Brésil, Turquie, Corée...). Il faut parfois plusieurs années pour placer ainsi un roman. L'agence de R travaille ainsi avec plus de quatre mille maisons d'édition à travers le monde.
Sinon, R s'occupe de "ses" auteurs francophones et de les "vendre" aux MdE françaises.

Dans le milieu anglo-saxon, on cherche surtout le best-seller 😒 (il faut savoir que les agents touchent un pourcentage des gains de l'auteur). Ce n'est pas le but premier de R, qui tient avant tout à avoir une bonne relation de travail avec ses auteurs et à les accompagner sur leurs textes, car "les auteurs ne savent pas pour qui ils écrivent".
De plus, sachant que les auteurs ont rarement un seul projet, il faut avoir une vision globale et identifier le projet qui lancera leur carrière.
Enfin, il faut s'occuper de la partie soumission et négociation auprès des MdE, ce qui allège bien les choses pour les auteurs.
On peut noter également qu'un agent se charge aussi de la gestion des droits étrangers et audio-visuels, et aide aussi pour la comptabilité et les questions juridiques. En général, l'agent n'intervient pas dans le processus d'editing, mais peut aider l'auteur, si nécessaire, pour la promotion et le marketing de l'oeuvre (voyages, interviews...), et même faire un peu de coaching, si besoin : "le but de l'agent, c'est de trouver le partenaire (éditorial) idéal".

Les agents littéraires, comme évoqué plus haut, sont payés à la commission. Autrement dit, ils ne demandent pas d'argent à leur auteur-client ! Le contrat établi entre les deux est d'une durée limitée (révocable et/ou renouvelable) et peut concerner l'ensemble des oeuvres d'un auteur ou un seul de ses livres.
A ce propos, il faut savoir qu'un auteur représenté par un agent gagne plus que s'il travaille directement avec une MdE, donc bien qu'il doive donner une partie de ses revenus à l'agent (R prend 20% mais reconnaît que c'est le haut de la fourchette, le bas étant de 10%), ce qui lui reste est quand même plus élevé que s'il s'était débrouillé seul.

Le fait d'être un auteur débutant et/ou de ne pas être très prolifique n'est pas un handicap (ou du moins, pas pour R 😉). Pareil, ce n'est pas "grave" si l'auteur écrit dans plusieurs genres différents ou s'il a des soumissions en cours (du moment qu'il en informe l'agent 😏). Par contre, les MdE ne traitent pas forcément plus vite les manuscrits qui sont passés par un agent, ça peut dépendre des relations de l'agent avec la MdE.
Un agent peut aussi s'occuper de la publication de nouvelles (individuelles), mais R n'a jamais rencontré ce cas de figure pour le moment.

Pour une oeuvre francophone, se faire publier (et donc traduire) sur le marché anglo-saxon est très difficile, car le marché local est très frileux. En revanche, ça marche beaucoup mieux pour le reste de l’Europe (et l’Asie).

Il y a de plus en plus d'agents en France, et un syndicat a même été fondé ce printemps.

Si vous cherchez à vous faire représenter par un agent, R vous conseille de discuter avec les clients de celui-ci, afin de vous faire une idée sa façon de travailler. 

Et quoi qu'il en soit, n'oubliez pas qu'un agent ne prend jamais de décision sans l'avis de l'auteur !





* : aucun rapport avec le héros de Vivants 😏**

** : c'est cool, Blogger permet d'insérer des smileys, maintenant 😄, j'irai pe en remettre sur mes posts précédents...