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vendredi 13 juillet 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (38)

Bon, rien de très palpitant cette semaine. Je ne suis pas encore en vacances et je n'ai pas encore rattrapé le retard pris sur mon NaNo (j'en suis à environ un quart de mon objectif alors que je devrais approcher de la moitié), même si ça ne m'inquiète pas trop : à défaut de faire les 10.000 mots prévus ce mois-ci, je pense atteindre les plus-ou-moins 7.000 qui sont le quota de mon WriYe. 

Quant à l'histoire, elle suit son court, je n'ai toujours pas rattrapé la scène de mi-juin (je suis début mai), et Petit a envie d'élever des poules et des ch'vaux quant il rentrera au Doigt de la Déesse 😁

A part ça, on m'a suggéré de faire encore des corrections sur Ceux qui vivent du sang versé, afin de rendre mon écriture plus dynamique. Après mûre réflexion (ce n'est jamais drôle de se faire "attaquer" sur son style 😞), je me suis dit que c'est peut-être un bon conseil 😁 et je pense m'y atteler le mois prochain. 

J'admets qu'en dehors de cette "critique", l'idée ne m'enthousiasme pas plus que ça : d'une part, j'ai déjà beaucoup travaillé ce manuscrit et j'ai hâte de pouvoir le laisser vivre sa vie sans plus y toucher*, et d'autre part, ça m'obligera à laisser de côté le Journal d'Anya, parce que je doute de pouvoir mener les deux de front.**

Mais bon, si c'est pour le bien de mon manuscrit...







* : traduire : lui trouver un éditeur qui prendra soin de lui.

** : surtout parce que j'ai tendance à ne pas écrire du tout quand je suis en vacances 😇

vendredi 6 juillet 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (37)

Et c'est parti pour un nouveau Camp NaNo !


Fière de mon succès d'avril, je me suis fixée cette fois-ci un "gros" objectif de 10.000 mots. J'espère arriver à le tenir, ceci dit, parce que pour le moment, mes débuts ne sont guère foudroyants : pour des raisons indépendantes de ma volonté, je n'ai rien pu écrire en début de semaine, ce qui fait que j'ai pris du retard dans mon quota (un peu moins de 350 mots par jour).

Pour ce qui est de l'histoire elle-même, je suis toujours dans la partie "raccrochage de wagons" entre le road-trip/visite au bercail dont je parlais en mai et la scène de confrontation dont j'avais mis un extrait ici. Vu l'ambiance qui s'en dégage, je commence à me dire qu'il pourrait être intéressant que Josh & Anya se soient rencontrés avant l'arrivée de cette dernière à New York. Sauf que autant je peux expliquer la présence d'un Tyran* incognito à Graceland**, autant je n'ai aucune idée de ce qu'il pourrait bien faire plus à l'ouest, pendant la première partie du voyage de ma Dryade... 😩

A part ça, suite à une discussion avec mon pote et grenouille Marco, je relis Ecriture de Stephen King et j'ai remis sur ma pile de choses à lire d'autres "manuels d'écriture", en vue de faire un petit article de fond sur le sujet... 

Mais pour le moment : NaNo first!




* : le titre dont Darkside s'est affublé en tant que chef de la ville.***

** : le village à côté duquel Brute a fondé les Servants de la Déesse.***

*** : j'avais un doute si j'en avais parlé plus tôt (ça fait quand même un moment que je traîne ce projet), donc du coup, je (re ?)précise 😉

vendredi 29 juin 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (36)

Et donc... 

Le redémarrage ne s'est pas fait sur les chapeaux de roues, mais il s'est fait, et c'est le principal. 

Une deux-chevaux aurait été plus appropriée, mais on fait avec ce qu'on trouve...


Je n'ai progressé que de 1.500 mots depuis ma reprise (il y a deux semaines), mais ça ne m'inquiète pas trop : d'autres facteurs de perturbation sont intervenus, et l'important reste que j'ai pu avancer un peu chaque jour. 

Je profite de l'échéance du premier semestre qui approche pour faire un petit bilan intermédiaire de mon projet WriYe* :

Premier trimestre - cliquez pour agrandir.

Les paliers du graphique montre bien les interruptions de rythme : maladie, vacances... J'ai compensé mon retard mi-février, mais je l'ai reperdu avec les congés qui ont suivi. Néanmoins, je ne suis pas mécontente du résultat : 190 mots par jour de moyenne sur les 209 calculés par l'outil**, ça va. Surtout que je me suis bien rattrapée sur le deuxième trimestre : 

Second trimestre - cliquez pour agrandir

Moyenne quotidienne de plus de 300 mots, presque 9.000 mots de plus que le score trimestriel prévu, même en sachant que ces résultats sont dopés aux articles de blog-comptes-rendus des Imaginales, ça fait quand même plaisir à voir !

J'espère que j'arriverai à tenir mes objectifs du prochain trimestre (les vacances d'été risquent de faire baisser la moyenne, mais je la doperai peut-être avec mes CR de la Gamescom, donc... 😶).



* : sur le modèle "WriMo" = mois de l'écriture ; là, donc, c'est sur l'année.

** : parce que, histoire de faire des comptes ronds, mon but n'est pas formulé comme "200 mots par jour"***, mais "75.000 mots par an", ce qui fait 18.750 par trimestre, soit un peu plus de 200 mots par jour (en l'occurrence : 209 pour le premier trimestre, mais 207 pour le second).

*** : je sais que j'ai dit, en plus, "par jour travaillé", ce qui reviendrait pour moi à 800 mots par semaine, mais ça me laisse de la marge en cas de problème, ce qui n'est pas mauvais pour le moral 😇

lundi 18 juin 2018

Tag! You're it!

En bon français : "c'est toi le chat !", ce qui n'a rien à voir 😸

Tout ça pour dire que j'ai rajouté un tag "conférence" qui regroupe toutes les... conférences, tables rondes et autres rencontres dont j'ai fait ici des compte-rendus. Ca les rendra plus facile à retrouver. 

A part ça, j'ai enfin fini toutes les retranscriptions de ces dernières semaines*, donc je vais dès demain me remettre au Journal d'Anya. Je me suis aussi déjà inscrite pour le prochain Camp NaNo (en juillet), avec un objectif de 10.000 mots, soit un peu plus que mes 200 mots quotidiens.

A ce propos, la "pause" qui s'est imposée sur le JdA pendant que je m'occupais de mes CR m'a fait réaliser quelque chose : c'est bien joli d'écrire 200 mots par jour travaillé, mais une des raisons de l'efficacité de cette méthode, c'est sa régularité sur le projet. Autrement dit, même si j'écrivais sept jours sur sept, si je consacrais, mettons, les quatre premiers au JdA et les trois autres aux Trois Bâtards, je perdrais une partie de mon "élan créatif", à changer de projet deux fois par semaine... 😒

Après, c'est pas non plus dramatique, hein. Surtout avec une rotation aussi courte. Là, ça va juste être un peu plus difficile, vu que ça fait trois semaines que je n'ai pas ouvert mon fichier... 😁

Bref, je vous en redonne des nouvelles d'ici la semaine prochaine 😁




* : bien que j'en aie des vieilles qui traînent et auxquelles il faudrait que je m'attaque 😳

vendredi 15 juin 2018

Rencontre avec A. Marot et C. Van Wilder

Au début du mois, Cocyclics a organisé une rencontre avec deux autrices : Agnès Marot (IRL, De l'autre côté du mur, ...) et Cindy Van Wilder (Les Outrepasseurs, ...). Vu que celles-ci sont aussi des Grenouilles, ce n'était pas ma première occasion de les rencontrer. Néanmoins, cette fois, elles étaient là pour nous faire partager leur expérience professionnelle...

Vous connaissez la routine, blabla, avertissements de rigueur : je retranscris ici les notes que j'ai prises pendant la conf ; il est donc tout à fait possible que j'aie fait des contresens et tout à fait certain qu'il manquera des bouts 😁 (sans parler du côté décousu et de ma difficulté à me relire 😳). Les éventuels commentaires entre [ ] sont de moi, et les passages entre guillemets sont censés être des citations.

Pour rappel : 
  • AM est publiée chez Gulf Stream, Scrinéo, Nathan, Armada et le Chat Noir*. Elle est également directrice de collection Young Adult chez Scrinéo. Elle écrit pour le public YA et les enfants.
  • CVW est publiée chez Gulf Stream, Scrinéo et Rageot*, et écrit également en YA et enfants, mais a aussi publié (sur Wattpad et en papier) une novella pour adultes.
Actuellement, elles travaillent sur un projet à quatre mains, qui sera publié chez Nathan. Toutes les deux écrivent principalement de la SFFF, mais pas exclusivement.

AM a travaillé pour Fyctia (un genre de "Wattpad de la romance", qui fait régulièrement des concours et publie les gagnants), comme correctrice de forme (quelqu'un d'autre se chargeait du fond). C'était un gros travail éditorial, car les textes sont du pur premier jet**. La qualité n'est donc pas terrible, mais pour les gens qui y postent et ne connaissent pas de communauté comme Cocy, c'est très motivant.
Chez Scrinéo, en revanche, elle travaille à la fois le fond et la forme des textes qu'elle étudie.

Toutes les deux sont plutôt jardinières, mais CVW aime se faire un canevas... qu'elle ne suivra pas forcément 😁 Elle aime néanmoins avoir une idée précise de la fin.

AM écrit toujours à la première personne et au présent, mais CVW varie plus.

Elles ont évoqué le problème des pitchs qui peuvent être trop "cliché" alors que l'originalité du texte est ailleurs.

Dans leur roman commun, elles ont chacune un personnage de point de vue, afin qu'on sente bien la différence de ton entre les deux personnages. Pour bâtir l'histoire, elles y sont allées "en free style", faisant rebondir leurs idées l'une sur l'autre, et chacune cherchant à "compliquer les choses au maximum pour l'autre personnage et son autrice" 😈 
Elles se relisaient l'une l'autre au fur et à mesure, en se corrigeant/bêta-lisant en allant, afin d'avancer avec un minimum d'incohérences. 

Leurs chapitres font entre quatre et six pages Word, avec toujours une "action forte" par chapitre (même si celle-ci n'est pas forcément une action tout court).

AM commence toujours par créer les personnages, et tout repose dessus.

CVW est globalement représentée par un agent, R [qui nous avait parlé de son métier il y a deux ans]. AM n'en a pas : en tant qu'éditrice de métier, elle aime bien tout contrôler et avoir un contact direct avec son éditeur. R se charge cependant de leur projet commun, et AM apprécie car ça la décharge de plein de contraintes et leur a permis des négociations avantageuses (bien que longues).

CVW est sinon traductrice (d'ouvrages techniques), comme boulot alimentaire.
Elle a plusieurs projets en parallèle dans sa tête mais ne bosse généralement que sur un seul à la fois ; pas dans le cas du récit à quatre mains, par contre, parce que le rythme d'écriture, avec les allez-retours du texte entre elle et AM, laisse beaucoup de "blanc". 

AM, elle, reste sur un seul projet à la fois et se dit incapable d'avoir une nouvelle idée tant que la précédente n'a pas été menée à son terme.

Pour ce qui est de la présence des auteurs sur les réseaux sociaux : AM pense que ce n'est pas nécessaire, et qu'il ne faut le faire que si on en a envie. Ca peut remonter le moral (même quand on a écrit plusieurs romans, on peut quand même se dire qu'on est nul). Par contre, ça ne booste pas forcément les ventes : Patrick McSpare vend trois fois plus de bouquins qu'AM, mais il n'avait pas beaucoup de monde en dédicace.
CVW : On met beaucoup de pression sur les auteurs pour qu'ils soient présents sur les réseaux sociaux, mais si on se force, ça se voit. De plus, les auteurs ne sont pas briefés sur le sujet, et ça peut causer des catastrophes si quelqu'un dit une connerie. 

AM : Si l'éditeur n'a pas de distributeur/diffuseur [ce qui est le cas des petites maisons d'édition], il faut faire des salons pour vendre. Un problème est que ce n'est pas forcément rentable pour l'auteur, parce que les MdE en question n'ont pas souvent les moyens de le défrayer. Par contre, quand la MdE est assez grosse pour défrayer et avoir un d/d, ça booste quand même les ventes, car ça offre de la visibilité, et beaucoup de bloggers sont souvent présents sur les salons.

CVW : C'est un rapport personnel avec les lecteurs : "quand quelqu'un vient vous voir pour te poser des questions, avec des étoiles dans les yeux, ça donne une force incroyable". Avec le livre serré fort contre eux, qui vous disent à quel point ça les a touchés...
Elle parle aussi du mouvement #payetonauteur et du fait que tous les salons ne se valent pas. 

AM : On ne peut pas taper sur un méchant : tout le système est compliqué, et il faut changer ce système. Pour le Salon du Livre, il fallait faire quelque chose. Mais ce n'est pas forcément adapté à d'autres salons, mieux vaut un dialogue privé.

AM et CVW se sont rencontrées sur Cocyclics (CVW en est d'ailleurs une fondatrice), et sans Cocy, elles n'auraient jamais fait carrière en tant qu'écrivaines. Le fait d'avoir été Permanentes*** et Modératrices leur a appris la diplomatie.

CVW : Cocyclics est la preuve que l'écrivain n'est pas un être solitaire. Etre entouré de personnes qui partagent la même passion que soi, c'est une force.

Leurs conseils aux auteurs : 

CVW : "Lire, lire, lire, et surtout, lire de tout". Il faut aussi sortir un peu de sa zone de confort, s'intéresser un peu à des choses qui ne nous intéressent pas. S'entourer, et être bien entouré.

AM : Quand on est sur le point de recevoir son premier "oui" : se renseigner un maximum sur la maison d'édition, demander aux auteurs de cette MdE ce qu'ils en pensent. Penser à soi comme à un professionnel, au moment de signer le contrat [au sens "vous avez autant le droit à la revendication que la personne en face de vous, un contrat est un échange"]. Essayer de ne pas signer pour plus de dix ans. L'éditeur n'est pas un dieu, on est tous les deux des partenaires.

CVW : Le livre est un objet commercial, donc s'il y a un seul point sur lequel négocier, c'est le pourcentage de droits d'auteur, le pourcentage sur les ventes numériques [elles coûtent moins à l'éditeur, donc elle doivent rapporter plus à l'auteur] et la clause de préférence [présenter son prochain livre à cette MdE en priorité et attendre son refus pour le proposer ailleurs], qu'il faut faire supprimer, car elle ne sert à rien [notamment parce qu'il est stupide de présenter un livre de SF à une MdE qui ne fait que de la Fantasy, par exemple]. Au besoin, on peut prétendre qu'on est en pourparler avec d'autres éditeurs, si ça peut faire avancer les choses... 😈

AM : On touche les droits de vente un an après la parution. Il faut aussi faire attention à la provision sur retour, qui correspond aux retours des librairies [des invendus, plus ou moins], et qui peut retenir de 20 à 30% sur les droits de l'année d'après.

CVW : Si la MdE vous paie un à-valoir [en gros, une avance sur les ventes], il faut éviter qu'il soit versé en plus de deux fois.

AM : Eviter aussi l'à-valoir à date de publication [je crois que ça se fait plutôt à la signature du contrat].
Si un éditeur vient vers vous pour une commande, ne PAS commencer à écrire avant d'avoir signé un contrat. Surtout si on fait confiance à cet éditeur 😈

En termes de "manuels d'écriture", AM conseille Ecriture de Stephen King, car il ne fait pas de plan, lui non plus [faudra que je le relise, tiens] et L'anatomie du scénario de Truby, même s'il est très directif [dogmatique et indigeste, àmha, j'ai eu beaucoup de mal à le finir], car il est bien sur le concept des personnages et de leurs failles.
CVW ajoute La dramaturgie de Lavandier à la liste, car il y a beaucoup d'exemples et il explique bien les ressorts dramatiques [je plussoie, il se lit bien].





* : si je n'en ai pas oublié.

** : traduire : pas relus du tout avant d'être postés sur le site 😱

*** : en gros : administratrices.

mercredi 13 juin 2018

Imaginales 2018 : Rencontres...


Et donc, en vrac, le reste de mes photos...


La Moselle, juste à côté du parc où ont lieu les Ima.


L'un des "Magic Mirrors", où se déroulent les conférences.


Comme tous les ans, la buvette vendait (ou "louait", puisqu'ils sont consignés) des verres réutilisables à l'effigie de l'affiche du salon. Cette année, ils ont ajouté des "dragons", comme seule monnaie acceptée, afin d'accélérer les transactions (un dragon = 1€, et ils rachètent ceux qui n'ont pas servi).
En revanche, les tarifs ont augmenté (sans doute pour éviter d'avoir des demi-dragons dans le menu), ce qui a dû aussi contribuer à diminuer la queue... 😈

Le verre et les dragons.


Cette année aussi, la fresque comportait un personnage grenouillesque (en bas à droite, au pied de la joueuse de flûte - un esprit japonais, je crois). Quand j'ai dit à l'un des dessinateurs "les Grenouilles sont partout", il m'a regardée bizarrement, je ne comprends pas pourquoi... 😆

La traditionnelle fresque de fin de festival...


Quelques statues de robots de Star Wars...








J'ai oublié de demander à la demoiselle ci-dessous quel était son costume, mais j'ai entendu parler d'un variation d'Alice au Pays des Merveilles. J'ai aussi vu passer un autre personnage qui me paraissait venir du même univers, mais je n'ai hélas pas pu le prendre en photo.

Un petit côté Nomorgames*, vous ne trouvez pas ?



Le Barbare de Naheulbeuk.


Le Héron d'Argent était toujours là avec sa mascotte... qui n'a pas arrêté de siffler les gens (dans le genre "j'ai vu une jolie fille" 😅). A part ça, elle est toujours aussi mignonne 😍

Ce n'est qu'en recadrant l'image que j'ai vu que le perso derrière portait des New Rocks du même genre que les miennes 😆


Cette année, je me suis inscrite pour déjeuner avec deux des autrices présentes : Charlotte Bousquet et Robin Hobb.

Pour le premier, je n'ai pas pensé à prendre des notes. C'était très sympa et on a parlé de jeu de rôles autant (voire plus) que d'écriture. Petit bémol : le repas a commencé avec une demi-heure de retard, les participants n'en ont pas tous été informés, et du coup, j'ai raté la conférence de 14h sur les "trucs et astuces d'écrivain" 😒
Je crois me rappeler que Charlotte a dit être plutôt "jardinière", et que le JdR pouvait être une bonne source d'inspiration (ça a été le cas pour elle), à condition "qu'on n'entende pas les dés rouler".

Charlotte Bousquet


Pour le second, le cadre (comme le repas) était plus raffiné, même si la personne qui nous a servis n'était pas très aimable 😒 (contrairement à la crêperie de la veille, donc, où tout le monde a été très sympa).
Comme tous les participants comprenait l'anglais, les conversations avec Robin ont été très fluides et on n'a pas "perdu de temps" avec des traductions - ce qui a permis à Sylvie Miller d'intervenir en tant qu'autrice, et pas juste traductrice 😉
J'ai pu prendre quelques notes, cette fois : 
Comme Gabriel Katz, Robin conçoit ses histoires "en arrêtes de poisson", et elle a tendance à se laisser guider par ses personnages, bien qu'ils boudent parfois et refusent de faire ce qu'elle avait prévu pour eux.
Elle nous a aussi donné ce conseil : "si vous avez une histoire, écrivez-la maintenant ; si vous attendez, vous serez une personne différente, donc ce sera une histoire différente".

Sylvie Miller et Robin Hobb.


Et pour terminer, quelques images d'auteurs croisés au festival :


Elizabeth Vonarburg


John "POC" Lang


Christopher Priest


Frank Dive** et Nathalie Dau



Aurélie Wellenstein**



Nadia Coste**


Béryll Asterell** et Jean-Claude Dunyach**


Elodie Serrano**



Alex Evans**


Silène Edgar**


Le diorama d'Ayanar, de Stéphane Pavanelli**



Roxane Dambre**



Luce Basseterre**



Nathalie Bagadey** et Emilie Querbalec**




* : désolée, seules quelques Grenouilles comprendront 😈

** : Les Grenouilles sont partout !

lundi 11 juin 2018

Imaginales 2018 : Encore des vampires ? ...

Encore des vampires ? Oui ! 

Ca mord, mais ça ne lasse pas !



Dernière conférence des Ima', pour moi. Je m'inquiétais un peu des redites, mais comme il y avait Jeanne-A Debats 😍 Au final, un bon moment de passé !

Sinon, vous connaissez la routine, blabla, avertissements de rigueur : je retranscris ici les notes que j'ai prises pendant la conf ; il est donc tout à fait possible que j'aie fait des contresens et tout à fait certain qu'il manquera des bouts 😁 (sans parler du côté décousu et de ma difficulté à me relire 😳). Les éventuels commentaires entre [ ] sont de moi, et les passages entre guillemets sont censés être des citations.

Intervenants : Jeanne-A Debats, Jean Marigny (auteur de thèses sur les vampires) et Barbara Sadoul (anthologiste sur le sujet, entre autres).
Modératrice : Solène Dubois.

De gauche à droite : JAD, JM, SD, BS.


JAD : Navarre travaille pour le Vatican mais ce n'est pas si original, il y a eu une histoire du même genre en manga. Navarre est moins monstrueux que l'Eglise, c'est normal qu'un monstre travaille pour un autre monstre. En-dehors de ça, il n'est pas immunisé aux objets sacrés, même non-chrétiens.

JM : JAD l'a supplié [ce sont ses mots à elle] de rédiger la postface de Métaphysique du vampire [pas dans mon édition, malheureusement 😞]. Ca fait plus de vingt ans qu'il s'intéresse aux vampires. C'est son directeur de thèse qui l'a dirigé vers ce sujet, et depuis, il est devenu fan.

BS : Pour elle, c'est une prédestination [c'est la fille de Jacques] qui l'a conduite vers les vampires, son père avait une super bibliothèque de SFFF. Le père de Vampirella était un ami de la famille, et elle a continué sur ce thème pour ses études. 

JAD : Le vampire est fabuleux parce qu'il traverse les époques ; il peut donc traverser les genres, et avec lui, elle a touché à tous les genres ou presque (Western, Hard SF, Steampunk...). Elle a "terminé" sur le thème avec la bit-lit et le point de vue d'Agnès sur Navarre (puisque le genre implique une narratrice).
Les gens n'aiment pas qu'on leur donne des leçons, et l'humour permet de prendre de la distance avec l'avis de l'auteur. 

JM : Il renchérit sur l'importance de la distance.
Comment peut-on passer autant de temps sur un sujet sans devenir fou ? Lui ne croit pas aux vampires, mais il y a d'autres créatures qu'il n'aime pas, comme les fantômes.

BS : Elle utilise aussi l'humour dans sa pièce de théâtre, ainsi que des références historiques, pour renouveler le genre.

Est-ce que le sang est essentiel au mythe ?

JM : A l'origine, oui, mais la littérature a vu naître des "vampires psychiques", qui se nourrissent d'énergie vitale (de façon plus abstraite), voire de talent ou d'intelligence. Et quelque part, ça fait plus peur que le sang. 

JAD : Un jeu cruel de Silverberg et Shambleau de Catherine Moore donnent deux exemples de vampires psychiques différents, qui se nourrissent de la souffrance des gens.

[On peut aussi citer la Cour Blanche des Dresden Files de Jim Butcher, dont les membres se nourrissent (selon leur lignée) de peur, de douleur ou de désir.]

BS : Les vampires psychiques sont les plus effrayants, et il existe irl des gens qui ont un peu ce comportement [comme les pervers narcissiques].

JM : On l'a proclamé expert en vampires, il a plus de deux mille livres de vampires chez lui, et il a fini par trouver ça répétitif. Néanmoins, il y a des perles, comme Laisse-moi entrer de Lindqvist.
Maintenant, il s'est tourné vers la place de l'enfant dans la littérature d'horreur, que ce soit comme victime ou comme monstre.

Question à JAD sur l'évolution de Navarre :

JAD : Navarre évolue, pas toujours dans le sens où il le voudrait. Surtout dans sa jeunesse de vampire, jusqu'à ce qu'il soit en paix avec lui-même. Sauf qu'il refuse complètement la mort, alors que c'est une forme d'évolution.

BS : Elle évoque ses nouvelles préférées de l'anthologie La solitude du vampire qu'elle a dirigée.

JAD : Elle a adoré Only lovers left alive [moi aussi 😉], on sent bien le passage du temps et le besoin des personnages d'être seuls... ou de ne pas l'être.

Question à BS : est-ce qu'elle lit de la bit-lit, où les vampires sont en sociétés organisées ?

BS : Elle s'intéresse plus aux auteurs qu'au genre.

Question à JM : il a dit que Twilight était un abâtardissement du genre. Est-ce qu'il a changé d'avis ?

JM : Autant Anne Rice a donné de l'humanité aux vampires, autant Twilight a trop démythifié le vampire, ses personnages ne sont plus des vampires. On a donc laissé la place aux zombies.
Les auteurs francophones ont cependant renouvelé le thème sans le trahir, contrairement à Twilight.

JAD : C'est pire qu'une trahison, c'est la destruction du mythe, lequel est un emblème de la transgression. Ca en fait un caniche à sa mémère.

JM : Les vampires d'Anne Rice sont humanisés, mais restent des meurtriers.

BS : Même par rapport à Buffy, où les vampires sont apprivoisables mais restent dangereux. Et Twilight véhicule des idées rétrogrades, surtout pour les femmes [ça, c'est clair...].

JAD : Le personnage d'Angel est pas mal, mais ça reste un bad boy que la fille doit sauver de lui-même (qu'il se prenne en main !). Navarre, lui, se démerde tout seul. Les filles doivent arrêter de materner leur mec.

"On ne naît pas vampire, on le devient", ce qui pose la question du mythe de l'immortalité.

BS : C'est ce qui l'a séduite en premier. Et dans beaucoup de romans, le vampire a un grand savoir, la jeunesse et la beauté.

JM : Pourquoi cette passion pour le vampire, à la fin du XXe siècle-début du XXIe ? Parce que Anne Rice en a fait un surhomme. Il s'intègre donc bien comme super-héros, il est celui qu'on rêve d'être. De plus, il reste seul, comme un perso romantique, les mortels ne peuvent pas s'attacher à lui.

JAD : Ce qui m'a séduite, c'est qu'il est libre, y compris de la mort (même si elle le menace tout de même). 

BS : Dans Un vampire ordinaire, de Suzie McKee Charnas, le vampire hiberne, oublie les mortels auxquels il s'est attaché et s'adapte à chaque nouvelle époque.

JAD : Navarre n'oublie rien.
"Je n'aime pas arrêter quand je n'ai plus rien à dire, je préfère m'arrêter avant". Là, elle repart sur du space-op, mais il y a des traces Navarresques quelque part... 

JM : Il évoque le Salon du Vampire de Lyon, qui devrait avoir lieu cette année (c'est tous les deux ans). On y trouve tous les genres vampiriques possibles.