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vendredi 16 novembre 2018

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (41)

Je vais malheureusement faire bref.

Je continue toujours sur mon NaNo, mais à une vitesse moindre que prévu : ma santé me trolle (toujours dans le genre "pas-grave-mais-chiant") et, forcément, ça ne m'aide pas à avancer. Pour le moment, je suis dans les clous vis-à-vis de mon objectif trimestriel, mais pour la régularité (tant en quantité qu'en temps), c'pas encore ça.

Sinon, je ne suis pas très loin de raccrocher les wagons par rapport à la fameuse scène que j'avais écrite "en avance". Je doute d'arriver à boucler l'histoire cette année, surtout au rythme actuel 😩 mais je peux raisonnablement espérer y arriver au printemps prochain.

Voilà voilà, j'espère faire mieux avoir mieux à raconter la prochaine fois 😉

jeudi 8 novembre 2018

Stephen King : Ecriture...

Ecriture, Mémoires d'un métier


J'ai commencé par celui-ci parce que c'est l'un des plus faciles à lire, vu qu'il ne se présente pas comme un manuel mais comme un récit d'expérience. 

Quelques remarques préliminaires : 
  • ce que je raconte ici ne vous dispense pas d'acquérir le bouquin - surtout qu'il vaut la peine d'être lu. J'ai juste essayé de faire une synthèse des conseils qui y sont donnés et que j'ai trouvés pertinents.
  • à ce propos, certains ne sont pas forcément adaptés à l'écriture en Français ou à la situation éditoriale en France - si je le souligne, je ne m'attarde pas dessus.
  • mon exemplaire est paru en 2000. Je ne sais pas s'il en existe une version mise à jour, mais au cas où, je le précise 😉


Préparations


Avant toute chose, il faut se constituer sa "boîte à outils" d'écrivain [le terme est de lui], notamment grâce à la maîtrise de la grammaire et à notre vocabulaire. Comme beaucoup d'autres auteurs, il recommande de lire beaucoup... mais aussi d'écrire beaucoup [j'en ai parlé ailleurs : l'importance de la régularité...].
Pour ce qui est du style, il recommande d'éviter les adverbes [en Français, c'est plutôt ceux en -ment] et la voie passive [ça nuit au rythme]. Et afin de garder les choses claires, il recommande une idée par paragraphe, pas plus.
Tous les outils sont utilisables, du moment que "ça marche".
Le symbolisme, en particulier, peut être volontaire, mais peut aussi apparaître spontanément [inconsciemment de la part de l'auteur], comme dans Carrie.

Bien sûr, ce ne sont pas des règles immuables et on peut s'en affranchir... à condition que ce soit bien fait ! [et je rajouterai : à condition de bien connaître les règles en question 😈].

En ce qui concerne l'environnement de travail, il faut bien sûr éviter les distractions et "écrire la porte fermée", non seulement pour éviter d'être dérangé, mais aussi pour ne pas risquer d'être influencé [au sens "être amené à se poser des questions sur son texte"] avant d'avoir fini.
Si tout se passe bien, on peut alors écrire sereinement mille à deux mille mots par jour [c'est à peu près le quota préconisé par le NaNo, mais je trouve ça énorme - enfin, sauf peut-être pour quelqu'un qui écrit à temps plein 😈].

L'histoire


Il est très important de "dire la vérité" au lecteur [au sens "ne pas essayer de l'embobiner"], ce qui est plus facile quand on parle de quelque chose qu'on connaît [et d'où l'intérêt de bien se renseigner quand on traite d'un sujet qu'on maîtrise mal].

A ce propos, l'histoire doit passer avant les recherches que doit faire l'auteur, et même si les détails techniques sont importants [et qu'il vaut mieux ne pas se tromper dessus !] il ne faut pas que ça rende les choses barbantes [je pense là au courant "hard science" en SF 😈] ni que ça passe au premier plan.

King fonctionne en Jardinier et a tendance à faire partir l'histoire de ses personnages, et non d'une intrigue elle-même [j'ai tendance à faire pareil 😉]. "Une situation forte rend l'intrigue caduque". Néanmoins, ce sont les personnages qui doivent cornaquer l'histoire, sachant que chacun est un protagoniste [au sens "le héros de sa propre histoire"]. Ils doivent cependant rester cohérents avec eux-mêmes, "et si c'est bien fait, ils feront des choses d'eux-mêmes".

Pour ce qui est des descriptions, il conseille d'évoquer plutôt que de trop décrire, éventuellement à l'aide de comparaisons bien senties. Tout cela afin de créer une ambiance et de laisser le lecteur créer lui-même son image mentale à partir de ce que l'auteur lui a fourni. Quant aux dialogues, cf plus haut, il faut qu'ils sonnent vrai avant toute chose, et tant pis s'ils sont truffés de jurons [ou de répétitions, dans mon cas 😁].
Il est donc évidemment partisan du "show, don't tell" ["montrez, ne déclarez pas"].

En ce qui concerne les personnages, il trouve plus facile de rendre un personnage vivant et crédible quand celui-ci présente des traits extrêmes (à priori, un méchant), par rapport à quelqu'un d'ordinaire et/ou de sain d'esprit (un héros). 

La thématique de l'histoire n'est pas forcément apparente dès le premier jet, et c'est "mieux" quand on peut resserrer tout le livre autour d'un même thème.
En revanche, il déconseille de partir d'un thème pour écrire une histoire, ce qui rendra le résultat mauvais [et sans doute moralisateur] [je pense que les nouvelles sont une exception, bien que ce soit plus une question de sujet et non de thème].

"Le King" n'est pas non plus immunisé au syndrome de la page blanche, notamment après avoir rédigé plusieurs centaines de pages de ce qui deviendrait Le Fléau. Après plusieurs semaines passées à "s'ennuyer en se promenant", il a fini par trouver où était le problème et comment se débloquer : ses personnages préféraient leur confort à leur quête, il leur a donc donné des motivations supplémentaires pour s'y remettre (en sacrifiant un personnage principal 😱). C'est d'ailleurs ce problème de page blanche qui a permis à la thématique de l'histoire de "sortir".

Les corrections


Comme dit plus haut, Stephen King conseille un travail 100% solitaire pour l'écriture du premier jet, avec seulement le minimum de vérification de cohérence : les louanges et les critiques reçues pendant cette période peuvent vous donner plus envie de plaire à un public que d'avancer. Ensuite seulement, on peut se permettre de faire lire ce "brouillon" [le terme est de lui] à une poignée de lecteurs triés sur le volet, de prendre quelques jours de congé... et de commencer un autre projet (de préférence court). Ca laissera quelques semaines (au moins six) de repos au manuscrit, le temps de l'avoir un peu oublié [pour ma part, il faut au moins six mois, voir davantage ! 😱]. Ensuite, on peut passer à la relecture, de préférence en une seule fois :
  1. Corrections orthographiques et grammaticales, ainsi que les incohérences et autres défauts de l'intrigue
  2. Bêta-lecture par une poignée (entre quatre et huit) de lecteurs bien choisis. On a souvent autant d'avis que de lecteurs, mais l'important, c'est là où tout le monde est d'accord (que ce soit en bien ou en mal) [d'où l'intérêt de communautés comme Cocyclics 😉].
Quant à la peur de devoir écrire pour plaire à un public, n'oubliez pas qu'il y a une différence entre un "public" anonyme et "le public bien particulier de vos bêta-lecteurs", lesquels vous aimez et respectez. Ecrire pour leur plaire à eux n'est pas forcément mauvais.

En ce qui concerne le rythme de l'histoire, il n'est pas nécessaire que ce soit trépidant, mais il ne faut pas hésiter à se montrer concis et à "laisser tomber les parties barbantes". Il n'est pas très fan des introductions "in media res" ["au milieu des choses", quand on nous présente un personnage pour la première fois alors qu'il est en pleine action], parce que ça implique très souvent des flash-backs. Il évoque aussi ce qu'il appelle le "contexte" [je pense qu'il s'agit d'un faux ami dans la traduction : King a l'air de définir ça comme ce que j'appelle le "background" ou l'historique d'un personnage] et le fait qu'il vaut mieux le restreindre à ce qui est intéressant pour le lecteur [même si ce n'est pas mal pour l'auteur d'approfondir au-delà, quitte à ne pas tout utiliser dans l'histoire : ça se "sent" quand même à la lecture, et c'est un bien].

Divers


King a quelques idées préconçues sur les ateliers d'écriture et autres communautés d'écrivains (sachant qu'il n'y a jamais participé). Sa seule expérience en la matière, à l'adolescence, s'est faite dans un cadre où personne n'osait présenter sa production, de peur de la "concurrence". Il a peur qu'un auteur s'y retrouve bloqué par le "il faut que j'écrive", et aussi d'une certaine ambiance de masturbation intellectuelle entre les participants [je n'ai jamais fait de véritable atelier d'écriture, et j'ai aussi un peu peur d'y être bloquée par l'"obligation" d'écrire, mais j'apprécie les rencontres faites en salon ou ailleurs, avec des auteurs confirmés ou non, Grenouilles ou non, pour parler des projets, questions et difficultés de chacun].

En ce qui concerne la soumission aux éditeurs, presque tous ses conseils ne sont pas adaptés à la situation française, vu que rares sont les auteurs qui utilisent les services d'un agent littéraire [alors que c'est presque obligatoire aux USA]. Pareil en ce qui concerne les nouvelles : là-bas, les revues les achètent et ça peut être une porte d'entrée chez un éditeur ; ici, ça peut éventuellement vous faire connaître au sein de la communauté, mais la rémunération est rare et se limite en général à quelques exemplaires de l'anthologie dans laquelle votre histoire est publiée].

Il reste quelques généralités, comme ne pas envoyer de Fantasy à un éditeur spécialisé en SF (et réciproquement), et obéir aux règles de présentation demandées pour les soumissions de manuscrits.


lundi 5 novembre 2018

Comment écrire...

Ca fait un moment que je me dis "ça serait bien de parler d'autre chose que de mon nombril et de faire un article sur tous les manuels d'écriture que j'ai pu lire".
J'admets que je compte au sens large : certains sont de vrais manuels comme "le Truby" et "le Lavandier"* tandis que d'autres (ceux de King ou Pratchett) sont plutôt des récits d'expérience personnelle.

Image trouvée sur Requena.es

J'en possède un certain nombre (sachant que je ne m'intéressais pas encore à l'écriture quand j'ai acquis les trois premiers, on voit la fangirl 😳) :
  • Ecriture, mémoires d'un métier, de Stephen King.
  • Comment écrire de la Fantasy et de la Science-Fiction et Personnages et points de vue, d'Orson Scott Card.
  • Comment écrire des histoires, d'Elizabeth Vonarburg.
  • Ecrivez un roman en 30 jours, de Chris Baty**
  • Lapsus Clavis, de Terry Pratchett.
Et donc, je me disais qu'un petit article de synthèse sur chacun pourrait être une bonne chose. Bien sûr, étant donné que prendre des notes au fil de la lecture demande plus d'efforts que de se laisser simplement emporter par l'ouvrage, les comptes-rendus en question se feront au compte-goutte.

Je terminerai ici par un petit mot sur les deux premiers bouquins cités***, sachant qu'ils sont tous les deux orientés cinéma, mais contiennent plein de conseils applicables à des romans :
  • Anatomie du scénario, de John Truby. J'ai eu toutes les peines du monde à le finir : c'est extrêmement sec et dogmatique, et clairement pas adapté aux jardiniers comme moi. Ca a beau être un "classique" en la matière, je vous conseille de l'emprunter plutôt que de l'acheter, surtout si vous n'avez pas l'âme d'un architecte 😈 Perso, j'ai eu tellement de mal à le lire que je n'en ai rien retenu.
  • La Dramaturgie, d'Yves Lavandier. C'est un pavé et il ne peut être acquis que par commande auprès de l'éditeur, mais il se lit tout seul et est bourré d'exemples. Grâce à ça, il est plus facile de comprendre les notions évoquées par son auteur - du coup, je le recommande.

*edit 10/11/18 :* Honte à moi, j'avais oublié de noter ici cet excellent article de la revue Solaris, Comment ne pas écrire des histoires, plein de bons conseils en tout genre !




* : sachant que MM. Truby et Lavandier ont écrit plusieurs ouvrages, mais ceux que j'évoque sont ceux qui les ont rendus célèbres dans la communauté des écrivains 😉

** : fondateur du NaNoWriMo.

*** : merci à Anaïs de me les avoir prêtés ❤️

mardi 30 octobre 2018

Oops... (2)

Bon, en fait, c'est pas un vrai oops, c'est surtout une combinaison de mauvais facteurs : j'ai attrapé un cros rhube, je dors mal, je suis KO, ce qui a pour conséquence de faire dramatiquement baisser ma productivité scripturale.
Enfin, en ce qui concerne l'avancée de mes divers projets, puisqu'il est vachement plus facile de rédiger un article de blog ou une critique de jeu vidéo que de pondre du texte original. Mais du coup, je n'ai rien trouvé à dire la semaine dernière (et pas grand-chose celle-ci 😳).

A part ça, je suis censée faire le NaNo à partir de jeudi. Comme d'habitude, je n'espère même pas atteindre les cinquante mille mots préconisés, mais j'aimerais bien arriver à dix mille, pour le principe. De toute façon, novembre n'est pas un bon mois pour l'écriture, pour moi, même si je me dis que je pourrais faire des efforts pour booster mon score, notamment le week-end. J'ai entendu parler de "write-ins" (réunions pour écrire - et discuter) pas trop trop loin de chez moi, j'irai peut-être voir ce que ça donne.

Voilà voilà, à la semaine prochaine (normalement 😁).


mardi 16 octobre 2018

Born to be wild

Bon, encore un article qui ne parlera pas d'écriture (même si j'écris toujours), mais faut dire que ce week-end, on est allés essayer une Harley, donc je ne pouvais pas zapper ça 😎

Je ne sais pas d'où me viens cet amour des motos (et des Harleys en particulier), surtout que je ne viens pas d'une famille de motards. Toujours est-il que j'adore ça (même si je ne suis que passagère, car je ne suis pas douée avec les véhicules à moteur).
D'ailleurs, Joshua roule en Harley* 😁

Bref voilà, on est allés chez le concessionnaire de Chambourcy, on a fait un petit essai d'une heure, et on est en train de se demander si on ne va pas demander des sous à la banque pour remplacer notre BMW, récemment tombée en panne...

En attendant, j'ai pris des photos !


Aucun rapport avec les motos, si ce n'est que c'était joli et juste à côté.

Tout un échantillon de motos, neuves ou non (plusieurs membres du HOG** local se sont rassemblés ici pendant notre passage, et ont donc rajouté leurs véhicules à ceux de la boutique) :






Boire ou conduire, certains ont trouvé la solution 😆

J'aime beaucoup la béquille 😆

C'est cet "autobus" qui nous a tapé dans l'oeil. Elle est vraiment confortable et pas trop dure à piloter malgré ses 400kg.

Et pour finir : 






* : au départ : il a refait tellement de pièces dessus qu'il ne reste plus grand-chose d'origine.

** : Harley Owners Group, club des propriétaires de Harleys.

mercredi 10 octobre 2018

Don't they know, it's the end of the world...

Bon, j'avais de bonnes nouvelles d'écriture à annoncer, mais le changement de temps actuel me met KO 😩 donc pour ma productivité (et ma régularité), c'est pas encore ça 😑

Là, ça progresse par à-coups, et même si j'ai pondu, la semaine dernière, une courte nouvelle de mille mots, je manque d'énergie pour progresser dans mon manuscrit. 

A ça s'ajoute le fait que je ne suis pas satisfaite du niveau technologique de mon univers, je trouve "ma" New York trop avancée sur certains points et pas assez sur d'autres, je n'arrive pas à placer une limite entre le "ça va" et le "ça va pas".

Pour ne rien arranger, je suis assez déprimée par l'actualité de ces derniers jours. D'accord, on a fait quelques découvertes scientifiques prometteuses, mais à côté, les gouvernements virent au nationalisme quand ce n'est pas au fascisme pur et simple, les droits de l'Homme (je ne parle même pas de ceux de la Femme !) sont allègrement bafoués, les institutions (comme l'éducation, la santé...) sont délibérément poussées à la faillite afin de faciliter leur reprise par des organismes privés, lesquels ont leur profit personnel bien plus à coeur que le bien-être de leur clients. Et j'allais oublier la planète, dont tout le monde se fout.

Bref, on se dirige "tout doucement" vers la fin du monde. 

Je ne pensais pas que je verrais ça de mon vivant, et ça me fait très peur. Je ne sais pas pour vous, mais c'est plus le genre de choses que je préfère voir en bouquin.
Sauf que dans les bouquins, on a le droit d'espérer une fin heureuse.