Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (28)

J'avais promis de parler de mon NaNo, je tiens ma promesse ! Mon compteur affiche maintenant plus de 21.000 mots et j'aurais aimé atteindre les 25.000 mercredi, pour le principe (moitié du temps/moitié des mots). 

Sauf que malgré mes efforts, je doute d'y arriver. Deux raisons pour ça :
  • mon mode de fonctionnement (je suis une pure jardinière) se prête mal au principe du NaNo. Je fonctionne plutôt "par scène" et j'arrive rarement à enchaîner deux scènes de suite sur une même session d'écriture. En général, à chaque fin de scène, je me pose la question "et maintenant, il se passe quoi" ; je n'ai souvent la réponse que le lendemain ou, au mieux, quelques heures après. Et parfois, ça met plus de temps à venir et ça me bloque 😟 Et comme j'ai horreur d'écrire des scènes dans le désordre*, ben ça avance beaucoup moins bien comme ça. 
  • ma santé me trolle et, depuis une semaine, j'enchaîne les maladies-chiantes-mais-pas-graves. Qui sont aussi des maladies-trop-chiantes-pour-se-concentrer-sur-l'écriture 😩


En dépit de ces facteurs, je ne suis pas mécontente de ma progression : je fais de mon mieux pour écrire tous les jours (sauf force majeure, voire au-dessus), et ma moyenne tourne plutôt autour des 700 mots par jour, soit quasiment deux fois ce que j'avais estimé dans mes précédentes statistiques. C'est peut-être l'effet NaNo, hein, je ne sais pas si j'arriverai à tenir ce rythme toute l'année. Mais comme je le disais fin octobre, c'est Pratchett qui le dit, donc je vais faire un effort 😁



* : notamment parce que c'est toujours le b... pour les rattacher au reste après. Si si.

Commentaires

  1. Je ne connaissais pas cette analogie architecture/jardinage concernant l'écriture, mais elle est intéressante… :)

    Il me semble cependant qu'il existe une sorte de "troisième voie" qui, sans être véritablement hybride, tient un peu des deux, c'est celle qui consiste à procéder en jardinier, tout en comptant sur les qualités architecturales de son inspiration : il s'agit là de faire suffisamment confiance à son inconscient pour présumer qu'il sait où il va, et de faire de son mieux (c'est là qu'une certaine virtuosité horticole vient à point nommé) pour organiser ce qu'il veut bien, au fur et à mesure que l'écrit prend corps, livrer à la conscience.

    L'expérience me pousse en effet à admettre qu'il semble que les histoires sont enfouies en nous, bel et bien complètes, alors que l'envie nous vient de les écrire, autrement dit de les fixer dans le réel.

    Si j'en crois cette impression, ce n'est pas la conscience de veille qui écrit les histoires en en piochant les ingrédients dans l'inconscient, mais ce sont les histoires qui préexistent dans l'inconscient, déjà nourries, élaborées, ordonnées, et la conscience de veille n'est que l'interface qui procède à leur sauvegarde.

    Ceci expliquerait en outre (et c'est le retour du jardinage) les périodes parfois longues de germination, de maturation, durant lesquelles, malgré tous les efforts de notre conscience, rien ne semble pouvoir pousser, comme si nos capacités narratives traversaient une sorte d'hiver créatif, alors qu'à d'autres moments les histoires fleurissent presque plus vite qu'il ne nous est possible de les retranscrire.

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    1. C'est un point de vue intéressant, mais je n'arrive pas à vraiment le relier à ma propre expérience.

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