Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (27)

Cette annĂ©e, je commence mon NaNo sur les chapeaux de roues, en totalisant plus de 15.000 mots en deux jours ! 🙌

Bon, sĂ©rieusement, la vĂ©ritĂ© est que j'ai rĂ©visĂ© 15k mots du Journal d'Anya : j'ai relu, rĂ©organisĂ©, supprimĂ© des passages, annotĂ© certains trucs en vue d'une correction future... et rĂ©Ă©crit from scratch* quelques scĂšnes, tout de mĂȘme 😉

En tout cas, c'est motivant de voir mon score et ça me donne envie de continuer sur ma lancée. Bon, j'espÚre surtout que tout ce bel enthousiasme ne va pas s'effondrer comme un soufflé et que je vais pouvoir continuer à écrire tous les jours** jusqu'à la fin du mois, voire plus tard.

Et du coup, un extrait !
Cette scĂšne remplace en fait celle que j'Ă©voquais ici : au lieu d'un rendez-vous amical entre Anya et Josh dans une bibliothĂšque, j'ai Alex qui fait visiter ladite bibliothĂšque Ă  Anya, et un Josh pas content qui dĂ©barque... 😈
(Les éléments de la scÚne d'origine ne sont pas "perdus", cependant, ils réapparaßtront ailleurs, dans la mesure du possible).


Soudain, j’ai entendu de l’agitation dans le couloir que nous venions de quitter, le martĂšlement d’un pas lourd et pressĂ©. J’ai jetĂ© un regard curieux vers Alex et constatĂ© sa nervositĂ©… ainsi que la mĂ©tamorphose de son corps vers une silhouette masculine. La porte s’est ouverte Ă  la volĂ©e et… le Tyran est apparu, furieux.
J’ai cru un instant qu’il allait dĂ©verser sa colĂšre sur son intendant, mais en nous voyant, il s’est contentĂ© d’un grondement frustrĂ©, et une bonne partie de sa rage s’est Ă©vaporĂ©e.
— Eh merde ! a-t-il grommelĂ©.
J’ai haussĂ© un sourcil interrogateur. Alex, de son cĂŽtĂ©, affichait un mĂ©lange de curiositĂ© et de prĂ©occupation.
Le regard de Darkside s’est attardĂ© longuement sur chacun de nous, avant de parcourir le reste de la piĂšce. Aux quelques personnes qui y travaillaient, il a fait signe de sortir. Elles ont obĂ©i sans demander leur reste, laissant en plan leurs affaires et leurs travaux en cours. Puis il s’est assis sur le coin d’une des tables de bois massives au centre de la salle et s’est tournĂ© vers nous.
MalgrĂ© le temps hivernal, il portait toujours la mĂȘme tenue : gilet-pantalon-bottes de cuir noir. Je suppose qu’il doit avoir plusieurs exemplaires de chaque, mais j’avoue que le peu de variation de sa garde-robe ne correspond pas Ă  l’idĂ©e que je me fais du dirigeant d’une Grande Ville.
— Sandro est en ville, a-t-il annoncĂ© sans nous quitter des yeux.
— Mon prĂ©dĂ©cesseur, a glissĂ© Alex comme s’il ne m’avait jamais parlĂ© de lui. Il a Ă©tĂ© banni.
J’ai senti mon cƓur accĂ©lĂ©rer et je me suis immĂ©diatement concentrĂ©e pour le calmer et ne rien laisser paraĂźtre de mes Ă©motions. J’Ă©tais en train de mentir au Tyran et, intĂ©rieurement, j’Ă©tais terrifiĂ©e.
— Depuis combien de temps, depuis quand le sais-tu, et qu’est-ce qu’il fout ici ? a-t-il demandĂ© Ă  son intendant.
Son ton Ă©tait neutre et son attitude, dĂ©tendue. Pourtant, quelque chose en lui m’Ă©voquait un puma prĂȘt Ă  bondir. Alex, de son cĂŽtĂ©, se faisait tout petit. Et ce n’Ă©tait pas une façon de parler : ses vĂȘtements semblaient devenir un peu grands pour lui, il avait bien perdu vingt centimĂštres depuis que son patron nous avait rejoints.
— Un peu moins de deux mois, un peu avant NoĂ«l, et il n’a pas voulu me le dire, a-t-il rĂ©pondu entre ses dents serrĂ©es.
D’un mouvement souple et rapide, Darkside s’est levĂ©, a empoignĂ© son intendant par le col et l’a soulevĂ© sans le moindre effort, jusqu’Ă  porter sa tĂȘte Ă  quelques centimĂštres de la sienne. Il l’a observĂ© ainsi quelques secondes avant de le lĂącher. Ma premiĂšre impulsion a Ă©tĂ© de rejoindre Alex pour l’aider Ă  se relever, mais quelque chose (mon instinct de survie ?) m’a retenue.
— Je me demande ce que vous foutez lĂ -dedans, a demandĂ© le Tyran, braquant Ă  prĂ©sent toute son attention sur moi. Ces dernier temps, Ă  chaque fois que je remonte la piste de Sandro, je tombe sur vous.

Tout de suite, c'est pas la mĂȘme ambiance 😈 mais cette version convient mieux Ă  la suite que je veux donner aux Ă©vĂšnements... 😉



* : "Ă  partir de rien", pour les anglophobes.

** : au moins tous les jours de semaine, je me garde le week-end en option.

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