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mercredi 31 mai 2017

Imaginales 2017 : La France mystérieuse...

La France mystérieuse :
croyances populaires et rites magiques


Comme d'habitude, je mets les avertissements de rigueur : je retranscris ici les notes que j'ai prises pendant la conf ; il est donc tout à fait possible que j'aie fait des contresens et tout à fait certain qu'il manquera des bouts 😆 (sans parler du côté décousu et de ma difficulté à me relire 😣). Les éventuelles notes entre [ ] sont de moi, et les passages entre guillemets sont censés être des citations.


Intervenante : Marie-Charlotte Delmas.
Modérateur : Jean-Luc Rivera.

Ce genre de croyances s'exprime à travers la tradition de la veillée (on se rassemble pour économiser la lumière et la chaleur du feu) ; on échange des histoires, qui seront sauvegardées à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, dans les "revues savantes". Malheureusement, ceux qui les rapportent ont tendance à les enjoliver.

A cette époque (vers 1850), c'est déjà une France "en voie de disparition", et l'on raconte des histoires qu'on tient de son grand-père. La croyance dans un mythe varie selon ceux-ci ; certains ne sont plus crus, mais d'autres (lutins, fantômes), si.

On note aussi que comme les gens étaient pauvres, ils communiquaient peu (à part avec les lieux très proches), donc les mythes n'ont pas forcément de liens entre eux d'un endroit à l'autre. Ces mythes ont des racines profondes dans le paganisme, même s'ils ont été christianisés, et une bonne partie sont des croyances magico-religieuses.
A notre époque, l'acculturation (assimilation d'une croyance par une autre religion/croyance) existe encore : on jette toujours des pièces dans les fontaines, "pour porter bonheur" - avant, c'était une offrande à l'esprit de la source. Pareil pour les cadenas sur les ponts, avec un parallèle entre le lien du cadenas et le lien entre les amoureux [même si, comme l'avait soulignée ma copine Plussienne* Charlie, le cadenas est aussi un symbole d'enfermement, je ne suis  donc pas sûre que ce soit le meilleur objet pour représenter une relation 😈].

On peut noter aussi que plusieurs superstitions sont devenues des marques de politesse : on ne montre pas du doigt (c'est ainsi que les sorcières ciblent leurs victimes), on met sa main devant sa bouche quand on bâille (pour éviter d'avaler un mauvais esprit) [mais aussi pour éviter de faire bâiller tout le monde 😉 quand même], on dit "à vos souhaits" quand on éternue pour bénir ce qui pourrait sortir  [le "bless you" (soyez béni) anglais est plus parlant].

Les fées et les lutins sont deux croyances différentes et ont donc des fonctions différentes.

"Fée" vient du latin fatum (destinée). On les appelle aussi fatuae, fadasses. Pour les auteurs médiévaux, elles sont la rémanence des divinités païennes gallo-romaines, des nymphes, de la Triple Déesse... Elles sont peut-être aussi liées à des prêtresses gauloises itinérantes, qui bâtissaient et démontaient leur temple en bois [comme les Magic Mirrors** ? 😋].

On trouve aussi les fées tutélaires, qui sont les ancêtres de telle ou telle famille car la fée a épousé un humain [on peut faire un parallèle avec les histoires de loups-garous de la conférence précédente : dans les deux cas, on a souvent le conjoint surnaturel qui dit à l'autre de ne pas faire tel ou tel truc ; ce dernier finit par le faire et ça se finit (au mieux) par une séparation, voire par la mort d'un des deux conjoints].

Les lutins, eux, sont apparentés aux démons et, selon les folkloristes, sont tous capables de se changer en animal.

Marie-Charlotte Delmas évite de faire des comparaisons avec les mythes d'autres civilisations, car ça implique de connaître en profondeur toutes les civilisations impliquées. Elle se cantonne donc à la France.

On trouve beaucoup de légendes de villes englouties, en France ; elles ont toutes été très christianisées, car la raison de leur disparition est toujours l'impiété des hommes ou le manque d'hospitalité (on peut faire un parallèle avec Sodome et Gomorrhe).

Beaucoup des folkloristes du XIXe siècle étaient des religieux (puisque cultivés), ce qui a influencé leur transcription des légendes.

Les animaux fantastiques qu'on retrouve sont toujours (à l'origine) des bêtes presque normales mais qui ont un comportement étrange et/ou des particularités physiques (pelage...). Beaucoup d'entre elles sont en fait des sorciers qui se transforment. Sinon, on trouve toutes sortes de pseudo-dragons : vouivres, basilics... qui ont perduré parfois jusqu'au début du XXe siècle. On peut aussi noter des animaux normaux (singes, éléphants...) qui ont été pris pour des bêtes fantastiques.




* : membre de Google+

** : nom des superbes chapiteaux démontables qui abritent chaque année les conférences des Imaginales.

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