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vendredi 22 juillet 2016

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (18)

Les vacances approchent et j'ai du mal à faire mes articles. Pas parce que j'aurais envie d'arrêter de blogger, mais parce que, ben... c'est bientôt les vacances, quoi. Et vacances égale pas de contraintes ^^ En sus, puisque j'avance lentement* ben j'ai pas grand-chose à dire depuis la dernière fois (et la flemme de faire un article à thème, comme ça m'arrive de temps en temps).

Enfin bref. J'en suis à un peu plus de 6000 mots pour mon NaNo, ce qui n'est pas énorme. Ca ne m’empêche pas de continuer. D'ailleurs, un extrait pour la route, avec de gros morceaux de cabotinage dedans : 
[Dialogue entre Anya et le Tyran ; le Doigt est un pic rocheux dans lequel vivent les Servants de la Déesse, à Graceland]


— Petit m’a raconté comment vous êtes montée, seule, à l’assaut du Doigt. Je me demande ce qui vous a motivée à vous lancer dans une telle entreprise.
Cette fois, c’est moi qui l’ai dévisagé. Où voulait-il en venir ? J’ai haussé les épaules, tâchant de masquer ma nervosité grandissante.
— Je voulais des réponses, on m’a dit que Soleil pourrait les avoir et qu’il se déplaçait peu.
— Mais encore ?
J’ai hésité. Fallait-il prendre le risque de montrer mon incompréhension en répondant à côté, ou valait-il mieux jouer la franchise et lui demander des éclaircissements ? Le « ne vous montrez pas stupide » d’Alex, lors de notre premier rendez-vous, résonnait désagréablement dans mon esprit.
— Pardonnez-moi, mais je ne comprends pas votre question, ai-je avoué à contrecœur. Parlez-vous de mes recherches au sujet de Brute, du détail de mon ascension, ou d’autre chose ?
Je n’ai pas réussi à déchiffrer son expression, cette fois, quoique je n’y aie pas vu de déception.
— Vous venez de loin – au-delà d’Oklahoma City, à ce que j’ai compris. Partout dans le monde, à part à Graceland et ici, on craint les zombies comme la calamité qu’ils sont. Mais vous, vous n’avez pas hésité à vous jeter dans la gueule du loup. Je me demandais ce qui vous avait conduit à cette décision. Et sinon, j’aimerais bien savoir comment votre quête de Brute vous a menée de chez vous à Graceland.
Cette explication m’a un peu rassurée et j’ai pu retrouver une voix plus ferme :
— J’ai combattu des zombies sauvages à plusieurs reprises. Y compris pendant mon voyage jusqu’ici, hélas. Mais ma mère m’a toujours raconté à quel point Brute était spécial. Différent. Quand je suis arrivée à Graceland, les habitants m’ont convaincue que les Servants étaient… n’étaient pas dangereux. J’ai quand même attendu que la plupart parte à la chasse pour leur rendre visite. Et oui, je n’étais pas rassurée quand j’ai commencé à grimper.
Nos pas nous avaient menés dans une salle plus petite que les précédentes – quoiqu’aussi haute de plafond – et apparemment vide. Darkside s’est de nouveau assis sur un coin de table – le bois a grincé sous son poids – et a paru attendre que j’en dise davantage. Ce n’est qu’en entendant la réverbération de ma voix que j’ai réalisé que j’avais haussé le ton. Continuant sur ma lancée, je lui ai résumé mon périple en quelques phrases assez sèches, sans m’étendre sur mes motivations.
— Il vous faut autre chose ? ai-je conclu, d’un ton plus agressif que je ne l’aurais voulu.
Pour tout dire, je le trouvais un peu trop curieux. En quoi tout ceci le concernait-il ? Je me rappelais des conseils d’Alex, comme quoi ma fréquentation était bonne pour lui, sauf qu’en ce moment, je ne la trouvais pas très agréable pour moi.
J’ai levé les yeux vers lui – dans sa position, au moins, je n’avais pas à me tordre le cou – et j’ai attendu sa réaction, plutôt mal à l’aise.
— Quand vous avez peur, vous vous mettez en colère, a-t-il commenté d’un ton neutre que démentait l’éclat amusé de son regard. C’est un bon mécanisme de défense. Rares ici sont les gens qui l’emploient face à moi : je les terrifie, ils ont la hantise de se retrouver sur ma liste noire.
— Sans doute n’ai-je pas conscience du danger, me suis-je enhardie à rétorquer.
— C’est probable. Sans vouloir vous insulter, c’est distrayant.
J’ai soupiré, abandonnant au passage une partie de mon agacement :
— Vous l’avez fait exprès ?
— De vous énerver ? Non, c’est un don naturel. De faire peur aussi, remarquez. Comme vous l’avez souligné, vous n’avez pas conscience du danger. Je vais faire mon possible pour prolonger cet état de fait, j’aimerais en profiter encore un peu.


A part ça, ma nouvelle-en-attente-de-publication devrait paraître en septembre, finalement. Rien de grave sur ce retard, si ce n'est que c'est un retard ^^ Plus de nouvelles (!) à la rentrée, donc :)




* : mais j'avance, et c'est déjà bien !

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