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mardi 23 février 2016

Darkside : Le Journal d'Anya : Avancement (9)

Petit aparté pour commencer : je trouve très amusant que, ayant écrit un article la semaine dernière sur l'orgueil et l'ego des (apprentis-) écrivains, celui-ci batte des records de vue. 

J'aurais voulu le faire exprès, j'aurais pas fait mieux ^^

A part ça, j'ai bien avancé, la semaine dernière : plus de cinquante mille signes espaces comprises*. Anya a donc enfin rejoint New York et rencontré le Tyran, le chef de la ville (en gros). J'avoue que l'une des raisons pour lesquelles c'est allé si vite, c'est que ça fait des mois que je visualisais les scènes en question.

Je ne sais plus si j'en ai déjà parlé ici**, mais c'est souvent comme ça que je travaille : j'ai quelques scènes qui me viennent à l'esprit longtemps à l'avance, notamment parce que ce sont des points du scénario qui répondent à une question (essentielle ou secondaire) que je tiens à traiter explicitement. Bref, je commence à imaginer la scène et les dialogues et j'en mémorise l'essentiel, que je me retiens d'écrire avant d'en arriver là dans l'histoire : ça me motive à avancer ;) (et du coup, quand je commence à les rédiger, ça vient bien plus vite que d'habitude, puisque je connais déjà tout).

Certains pourront dire que ça ressemble à certains aspects de la "méthode des flocons". C'est possible, mais pour moi, le fait de ne rien noter avant le moment fatidique est essentiel, j'ai trop peur de me décourager si c'est déjà écrit (parce que j'aurai eu l'impression de bosser pour rien, cf ce qui suit). Par ailleurs, les quelques fois où j'ai dû écrire une scène "en avance", j'ai dû faire des ajustements dessus, du genre "essayer de faire entrer la cheville ronde dans le trou carré". Bon, j'ai fini par y arriver quand même, mais c'est toujours dur de devoir "jeter" du texte parce que la situation précurseuse*** a évolué entre-temps.

Et parce que ça faisait longtemps, un petit extrait (et encore un extrait sur Petit ^^). Anya est venue au secours d'une bande d'archéologues nyorkais new-yorkais qu'elle a rencontrés par hasard en traversant des ruines :
La nuit s’est passée tranquillement. J’ai insisté pour que Petit soit chargé du dernier tour de garde, afin de limiter les bêtises qu’il pourrait faire pendant notre sommeil. « Limiter » étant le terme qui convient : à défaut de fouiller dans l’équipement des archéologues, il est allé jouer avec le linge sale de ces derniers – de ces dernières, devrais-je dire. Rosa en a eu l’air plus amusée qu’autre chose, Abra en a été choquée au point de ne plus quitter Michel d’une semelle, et Consuela a passé un quart d’heure à chasser mon zombie autour de la pièce, armée d’une ceinture qu’elle maniait plutôt bien. Je ne suis pas intervenue : il le méritait amplement. Quant à Alan, il a toujours de la fièvre, mais mes soins devraient la faire tomber d’ici ce soir.




* : on dit "une espace" en typographie, pour ceux qui l'ignoreraient encore ;)

** : et j'ai la flemme de vérifier, pour ne pas changer ^^

*** : pourquoi diable le féminin de ce mot sonne-t-il aussi mal ? Encore un complot du patriarcat ! :p

4 commentaires:

  1. Waouh ! Belle avancée ! Bravo ! Même si tu connaissais les passages à l'avance, tu as couru un marathon.
    Mistigri

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    1. Merci :)
      Par contre, ça se tarit un peu cette semaine... ^^

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  2. 50 000 signes... cela me fait rêver. Déjà que j'atteins difficilement les 15 000 signes par semaine.
    Sinon, pour la question de la scène que tu n'écris pas à l'avance, je comprends tout à fait ! J'ai quelques scènes clés comme ça, indispensables pour le récit que je visualise depuis des mois et qu'il me tarde à chaque fois d'écrire. Bravo pour tes avancés en tout cas !

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    1. Merci :)
      Mais honnêtement, les 50k, c'est exceptionnel. D'habitude, je tourne à moins de 5k/semaine ;)

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