Version mobile

Pour ceux qui n'aiment pas ma charte graphique, la version mobile leur plaira peut-être plus...

mercredi 22 avril 2015

CQVDSV : Avancement (15)

Bon, ben voilà, mon dossier pour le speed-dating est parti lundi soir, j'attends juste confirmation de mon inscription. 

Je n'ai donc plus qu'à me concentrer sur la fin de mes corrections (ce qui est beaucoup plus facile à dire qu'à faire). J'ai encore du mal avec le cheminement psychologique de Carmilla, parce qu'il y a une contrainte de temps qui implique des ellipses et, du coup, j'ai peur que certaines décisions paraissent brutales.

Enfin, on verra bien.

A part ça, j'ai plein d'idées de scènes à écrire pour "Darskide", mais je n'ai pas envie de me disperser : ça attendra que j'en aie terminé avec Paul et Carmilla. 

Un petit extrait, ça faisait longtemps :


À la lumière des phares – le seul éclairage dont il dispose, en dehors de l’éclat de la lune –, il distingue la masse d’un corps de ferme, un bâtiment à un étage, ainsi que la forme d’une autre construction, plus petite, sans doute une écurie ou un garage. Le terrain lui-même, assez vaste pour qu’il n’en perçoive pas les limites depuis sa position, est envahi par les herbes hautes.
— C’est la jungle, ici ! s’exclame sa maîtresse en se frayant un chemin vers l’entrée, tandis qu’il s’extrait, à son tour, de la Smart.
Elle déverrouille la porte – il constate sans surprise que malgré l’aspect fruste de l’endroit, la sécurité est au moins aussi bonne que dans son domicile pontoisien – et allume la lumière à l’intérieur. Par habitude, il s’avance pour inspecter les lieux avant qu’elle n’y pénètre davantage.
Le rez-de-chaussée consiste principalement en une vaste pièce, faisant à la fois office de salon, de salle à manger et de cuisine. À sa gauche, un escalier descend vers la cave. Sur la droite, une porte mène à un petit couloir, lequel donne sur deux chambres, une grande salle de bains pourvue d’une baignoire encastrée, et des toilettes qui n’ont sans doute jamais servi. Le tout est meublé dans un style rustique, jusqu’au poêle à bois qui doit assurer le rôle de four et de chauffage.

 Sinon, à des fins purement documentaires*, j'ai récemment revu les épisodes IV-V-VI de Star Wars. En version remasterisée, malheureusement (= celle avec des images de synthèse rajoutées) - j'aurais préféré celle d'origine**. Ca a un peu vieilli quand même, ça manque de femmes et de diversité ethnique, mais j'ai remarqué que les personnages de Leia et Lando Calrissian n'avaient rien à envier aux mâles et aux Blancs, respectivement. Ca fait plaisir à voir, surtout pour l'époque.




*: cf la semaine dernière

**: Han shot first, dammit!

jeudi 16 avril 2015

Darkside : Avancement (1)

Le titre est un peu présomptueux : je n'ai pas "avancé" sur Darkside depuis presque deux mois, date à laquelle j'ai mis un point final à la nouvelle "La rencontre", qui raconte... la rencontre en Joshua Darkside et Zeel White.*

J'avais l'intention de la poster ici (elle est trop "ciblée Darksideverse" pour convenir à un appel à texte, je pense), sauf que je n'arrive pas à mettre la main sur la version finale, je ne retrouve que celles auxquelles il manque la conclusion... Ca me faiche de devoir à la réécrire**, parce que je me rappelle avoir eu du mal à trouver le ton juste pour la terminer.

Du coup, je vais devoir vous filer autre chose.

Enfin, tout ça pour dire que j'ai officiellement*** rouvert le projet. Je ne compte pas m'y remettre sérieusement avant juin mais dans l'intervalle, je pourrai toujours reposter des extraits, ici ou chez les Grenouilles.

En attendant, voici l'intégrale du texte que j'avais écrit l'an dernier sur le thème "l'entretien d'embauche".


- T'as déjà travaillé dans un bar ?, me demande la vieille - Carol-Ann - derrière le comptoir.
- Pas vraiment, je réponds. J'ai déjà tenu la buvette, pendant la foire, par chez moi. Et puis je donnais un coup de main au pub, de temps en temps, pour faire la vaisselle, le ménage, tout ça.
- Bah, c'est toujours ça. Pis à ton âge, on apprend vite. T'façon, on te fera pas passer en salle tout de suite, t'es un peu jeune, et les clients, ici, c'est pas des anges.
Elle a monté le ton pour dire ça, histoire que tout le monde en profite, et j'entends des ricanements derrière moi. Je fais comme si y'avait rien eu. J'ai l'habitude. Et puis c'est Bébé qui m'a envoyée ici - qui m'a recommandée - elle l'aurait jamais fait si ça sentait mauvais.
La vieille me fait un clin d'oeil. Je crois bien que j'ai réussi un test.
- Faudra que je porte l'uniforme ? je demande.
Y'a une serveuse qui bosse déjà, et elle porte un machin rose et noir, court, avec des volants, qu'on dirait que ça sort d'un film en noir et blanc. Bébé m'en avait parlé, mais elle avait rien dit sur à quoi ça ressemblait, la chienne.
- Si tu travailles en salle, oui. Si le patron t'a à la bonne, tu pourras mettre la version homme, c'est plus sobre. T'façon, ça sera pas pour tout de suite.
Un téléphone sonne. Elle décroche, écoute, puis annonce "ok, je t'envoie la nouvelle", avant de raccrocher.
- Quand on parle du loup... Le boss est levé, tu vas lui apporter le ptit dej.
Elle a dû voir ma tête parce qu'elle ajoute en rigolant :
- T'inquiète, il va pas te bouffer.
Je me méfie quand même. Si j'avais eu un dollar à chaque fois qu'on m'a dit ça et que je me suis fait niquer, j'aurais assez de fric pour pas avoir besoin de ce taf.
- Viens, je vais te montrer où poser tes affaires en attendant que ça soit prêt.
Elle fait un signe à la fille dans la salle puis m'entraîne vers la porte de service et les cuisines. Au moins, ça sent bon. Et ça me rappelle que j'ai rien bouffé depuis hier. Heureusement, Carol-Ann a rien remarqué. J'espère que je pourrais chopper des restes ou quelque chose tout à l'heure.
La vieille me montre un casier et me tend des clés. Au moins, je risque pas de me faire chourer mon sac pendant que je parle au patron. Ca aussi, j'ai déjà vu.
- Garde ton blouson, elle me dit. Il est sur le toit, ce matin, ça serait con d'attraper la crève le premier jour.
Je patiente un bon quart d'heure dans les odeurs de cuisine, puis elle m'appelle pour me dire que c'est prêt. J'ai carrément un chariot, comme dans un hôtel trois étoiles, chargé de bouffe à tous les étages. Doit y avoir de quoi nourrir un régiment.
- I' sont combien ? je demande.
- Un, elle me répond en rigolant. Mais il meurt de faim, alors on va pas traîner.
Elle m'accompagne jusqu'à un monte-charge, appuie sur le bouton "toit" et m'abandonne. J'aurais bien envie de chourer un bout de pain, mais je sais que ça serait une connerie, c'est typiquement le genre de test à la con qu'on fait passer aux nouveaux.
La porte s'ouvre enfin, et laisse entrer le bon air froid du dehors. Le soleil est à peine levé, et si je me les pelais pas autant, je profiterais bien de la vue. Mais j'ai un taf, et il faut que je fasse bonne impression. Je fais sortir le chariot - doucement, faudrait pas que ça se renverse - et je regarde autour de moi où se trouve le mec que je dois nourrir.
Vu ! Il est à l'autre bout, accoudé au rebord, en train de regarder la rue en bas. Je m'avance, les yeux baissés pour pas avoir le soleil dans les yeux, et je relève pas la tête avant d'arriver à deux-trois mètres de lui. Putain qu'il est grand ! Je vais me déboîter le cou si jamais je dois le regarder en face.
- Ah, enfin, qu'il dit en me voyant.
J'arrive pas à dire s'il est en colère ou pas. Il doit se les geler, en plus, torse nu comme il est, par ce temps. Je commence à déballer la bouffe. Y'a pas de table, alors je pose sur le rebord. Ca va, c'est assez haut, j'ai pas trop le vertige. Je sens qu'il me regarde. J'aime pas trop ça, ça me fait toujours l'effet d'être un bout de viande, mais je dis rien. J'ai besoin de ce taf. Tant qu'il essaie pas de me mettre ses mains quelque part, je laisse couler.
Et puis il s'approche et va se faire des tartines. J'en profite pour jeter un oeil, voir à quoi il ressemble. Il est jeune, déjà. Je m'attendais à un vieux d'au moins quarante ans, mais s'il en a vingt-cinq, c'est le bout du monde. Il a la peau bien foncée, pour un Blanc, pas tellement plus claire que la mienne, j'ai l'impression. Il est bien costaud, aussi, l'air d'un mec qui passe son temps à pousser de la fonte. J'imagine que Bébé devait baver dessus, quand elle bossait ici. Je sais pas ce qu'il attend de moi, mais dommage pour lui, je suis dans l'autre équipe, comme on dit.
Puis il se retourne, comme si il voulait me faire admirer ses abdos, et il me regarde dans les yeux. Y'a un truc bizarre avec les siens, d'yeux, ça me fout un peu les boules, mais je flanche pas.
- Je peux faire quelque chose pour vous, monsieur ? je lui demande.
Il reste là sans répondre. Il plisse le nez, comme s'il me reniflait. J'ai pris une douche chez Bébé avant de venir, pourtant, et j'ai mis des fringues propres. J'ai marché dans une merde en venant, ou quoi ?
Ca doit se voir sur ma gueule, encore une fois, parce qu'il se met à rigoler.
- Sers-toi, tu crèves la dalle, il me dit en souriant.
Je me fais pas prier pour obéir.
- C'est quoi ton nom ? il demande.
- Zefira.
- M'en faudrait plus, des comme toi, il fait.
- Ca veut dire que je suis engagée ?
- Ouep. Tu seras de corvée de ptit dej demain.




*: je sais, le titre n'est pas terrible :/

**: la conclusion, pas la nouvelle ;)

***: traduire : j'ai rouvert un Challenge sur Cocyclics.

lundi 13 avril 2015

CQVDSV : Avancement (14)

Eh bien, ça avance.

Pas aussi vite que je l'aurais voulu, mais bon, je ne suis pas si pressée, en fait. Ca serait cool que j'aie bouclé mes corrections avant les Imaginales, mais faut pas aller plus vite que la musique. En plus, j'ai attrapé la crève au Festival des Mondes de l'Imaginaire de Montrouge (le successeur de Zone Franche), ce qui va un peu trop bien avec mes crises de flemme des semaines précédentes...

Enfin bref, Paul et Carmilla vont regarder Star Wars plutôt que Dogma*, lequel sera décalé quelques chapitres plus loin, là où ses conséquences seront bien plus adaptées à l'humeur des protagonistes**. En attendant, Carmilla est d'humeur morose (pour ne pas dire qu'elle est de mauvais poil) et ça a tendance à me contaminer***. Je suppose que ça ira mieux quand j'aurai avancé dans mon chapitre...




Sinon, comme je le disais au-dessus, j'ai passé une bonne partie de mon samedi au FMIM "version 0.5"**** 
Points négatifs : pas assez de signalétique sur place, site web qui n'indique pas quels invités seront présents, ni comment y aller (heureusement, merci à Paul Beorn pour l'info, c'est juste à côté du terminus du Métro 4), et la buvette était un peu chère - quoique bonne - et n'indiquait pas ses tarifs.
Points positifs : les locaux sont grands, spacieux*****, superbes. Les invités étaient très sympas, l'ambiance était bonne.

Je sais, ça fait moins d'arguments positifs en quantité, mais en qualité, ça compense. J'y ai revu avec plaisir Nathalie Dau, Jeanne-A Debats et Estelle Faye (entre autres), et j'ai fait connaissance avec Gabriel Katz et Stéphane Marsan.

 En tout cas, ça donne envie d'y retourner l'an prochain :)

A part ça, je suis en train de finaliser mon dossier pour le speed-dating des Ima', donc, en priant très fort pour qu'il soit accepté...

Pas d'extrait non plus cette semaine, encore que, cf les commentaires sur une de mes précédentes entrées, je posterai peut-être, plus tard, une scène de "Darkside" qui traîne dans mes cartons...




*: le choix a été beaucoup plus cornélien qu'il n'y paraît.

**: insérer ici un rire d'auteure sadique.

***: il paraît que c'est un phénomène courant.

****: je maintiens que "version alpha" ou "bêta" aurait mieux sonné ^^

*****: ce n'est pas une répétition. Y'a 10m de plafond dans la plupart des salles, c'est très agréable.

dimanche 5 avril 2015

Les affres de la réécriture

Cette semaine, j'ai rien foutu.

Enfin si, j'ai réfléchi sur plein de trucs, sur la façon de me dépatouiller de mes difficultés avec la 3e partie de CQVDSV, sur deux ou trois scènes de Darkside-époque-post-apo, sur une idée de nouvelle avec des verres de terre (si si !)...

Mais j'ai pas écrit une seule ligne.

En ce qui concerne CQVDSV, c'est un peu différent du problème de casse-reconstruction que j'évoquais il y a quelques mois : là, il s'agit de réécrire sans se re-glisser dans le moule de ce qui a déjà été écrit dans la version précédente. Plus précisément :
  • faire le tri entre les passages "bon, à garder", "bon mais pas gardable" et "pas bon" (la 2e catégorie est la plus "dangereuse", puisqu'elle incite à retomber dans la même structure qu'avant reconstruction).
  • faire super gaffe à la cohérence, que ce soit dans l'ordre des évènements (pas trop dur si on tient une chronologie) ou dans les redites au niveau du contenu.
Ce qui me contrarie un peu avec ça, c'est que pour m'en sortir, la solution la plus évidente est de tout planifier, non seulement au sens "telle scène se produira à tel moment" mais aussi "tel perso réagira de telle façon". Ce dernier point est assez contradictoire avec ma façon de procéder habituelle : j'ai tendance à travailler "à l'instinct" pour définir le comportement de mes persos. j'entends par là que si je veux que tel perso réagisse de telle façon, je veillerai à le mettre dans telle situation, mais si je commence par définir la situation sans garder la réaction en tête, j'obtiens potentiellement des résultats... assez différents de ce qui était prévu ^^.

Il y a aussi le fait, en conséquence, que je vais devoir trouver de nouvelles situations dans lesquelles jeter Paul & Carmilla *insérer ici rire sadique*. J'ai quelques idées, mais je ne sais pas comment elles vont tourner, et je crains qu'elles ne "dérapent" dans la mauvaise direction (ce qui plairait sans doute au fan-club de Paul, mais dsl, je fais passer mon intrigue avant *mouahahahaha*). 

J'en profite pour remercier encore mes super bêta-lectrices, sans lesquelles je n'en serais pas là. Si tout va bien, je remplis mon dossier pour le speed-dating des imaginales dans une semaine. En  croisant très fort les doigts pour être retenue.
Image trouvée sur le Net - Si qqn sait qui est l'auteur...


A part ça, joyeuses Pâques !

mardi 31 mars 2015

Background : Paria

Bon, puisque CQVDSV est un peu en pause en ce moment* et que, en conséquence, je n'a pas mis d'extraits depuis quinze jours, je vous propose de patienter avec un petit background de personnage de JdR.

J'ai créé Paria pour la campagne Pathfinder Legacy of Fire, jusqu'à ce que le MJ nous dise "bah finalement, on la jouera pas, le premier tome est bien mais les autres sont pourris". Ah oui, et en plus, c'est un gnoll (une sorte d'homme-hyène), donc pas une race connue pour sa gentillesse.**

Quand je suis né, on a dit à ma mère que j'étais protégé par Lamashtu, tu vois. Je suppose que t'as pas dû en voir beaucoup, des gnolls blancs, hein ? Je crois que dans le Nord, on les tue, Lamashtu ou pas. Mais ici, tant que je fais gaffe à pas me cramer la truffe au soleil, ça va. Et puis au moins on risque pas de me confondre avec un autre, hein.

Enfin bref, ça ne m'a pas empêché d'en baver pas mal. D'accord, j'ai survécu jusque-là. N'empêche, même à Katapesh, personne aime trop quand on est différent, et les gnolls c'est pareil, mais pire. Entre ceux qui me trouvaient trop faible et ceux qui étaient jaloux... Dans un cas comme ça, faut être deux fois plus méchant que les autres pour espérer avoir assez à bouffer. Tant que ma mère était dans le coin, ça allait mais dès qu'elle a eu sa portée suivante, j'ai été tout seul, j'ai pas pu vraiment compter sur mes frères et soeurs.

Jusque là, c'est normal, tu vois. Y'a toujours ce genre de compétition dans une tribu, y'en a toujours qui passe après tout le monde, et c'était moi la plupart du temps. Pas toujours, remarque. Etre deux fois plus méchant, ça aide.

Mais bon, de toute façon, ça n'a pas duré longtemps. J'avais à peu près dix ans quand la tribu des Os Rouges a foutu sur la gueule à ma tribu. Une histoire de territoire de chasse, je crois. Aucune importance. On a perdu, j'ai fait partie des survivants, et je suis devenu esclave.

Et là, ça a été l'enfer. Je veux dire : toi t'es d'ici, des esclaves, t'en vois tout le temps, t'en as même peut-être à toi. L'autre jour j'ai entendu un type, un elfe, dire que c'était une honte de traiter les gens comme du bétail. Ben mon vieux, j'ai rigolé, j'aurais bien aimé qu'on me traite comme du bétail, tiens. La plupart des gens, leurs esclaves, ils les traitent comme du bétail, ouais : ils veillent à ce qu'ils bouffent assez pour être en état de faire leur boulot, ils font même gaffe des fois pour qu'ils soient pas malade ou pas trop, enfin tu vois : ils protègent leur investissement, comme on dit. Je parle même pas des esclaves spéciaux, ceux qui savent faire des trucs particuliers. Ceux là, ils les bichonnent tellement, j'ai vu des hommes libres qu'avaient même pas la moitié de ce qu'ils ont.

Tout ça pour dire que être l'esclave d'un gnoll, y'a pas pire, ou alors je veux pas connaître. Déjà, comme partout, y'a les corvées, les coups, et la bouffe de merde. Mais en plus, y'a toutes les saloperies qui leur passent par la tête. Je vois déjà la gueule que tu fais, je vais pas rentrer dans les détails. Juste te dire qu'on était contents quand un de nous mourrait, ça voulait dire de la viande au menu du soir...

Le pire, c'est d'être gnoll et esclave, tu vois. Parce là t'es sûr que tu t'en sortiras pas : un gnoll esclave, ça sert mais ça se vend pas. Ou alors dans une arène, mais même, et puis c'est pas vraiment une amélioration. Et les gnolls, c'est pas vraiment soigneux avec leur bétail, donc. Si tu te fais chopper, ton espoir c'est que tu te fasses vendre vite, quand t'as encore des chances de plaire. Ca pourra pas être pire de toute façon.

Quand j'ai été capturé, ils étaient un peu à sec, donc on était que des gnolls, chez les esclaves. On était de plusieurs tribus, donc on restait chacun entre soi, et quand on se foutait sur la gueule pour avoir un peu plus à bouffer, ça les faisait rigoler, les Nonosses. C'est comme ça qu'on les appelait entre nous, les Os Rouges. Pas devant eux, on était pas si cons.

Enfin bref, au fur et à mesure on a eu de la compagnie : des humains, surtout, mais aussi des orcs et d'autres races. Et puis on était de moins en moins de gnolls parmi les esclaves, je t'ai dit : ils nous vendent pas et ils nous usent vite. Les survivants, on a commencé à se regrouper entre nous, toutes tribus confondues, histoire de garder l'avantage. Sauf que y'a un connard qui a pas voulu de moi, il disait que je portais la poisse. Les autres ont rien dit, vu qu'il était pas mal costaud. Mais le jour où il est mort, j'en ai repris deux fois, je peux te dire.

Ca a fait rigoler les Nonosses, tu t'en doutes. Ils ont même pris des paris sur combien de temps je tiendrais, tout seul comme ça. Ils ont été déçus du voyage. Quand j'ai vu que je ne pouvais pas compter sur eux, je suis allé voir en face. Les gnolls se foutent toujours de la plupart des sans-poils, les humains surtout, parce qu'ils sont faibles, qu'ils achèvent pas leurs malades, qu'ils ont de la com-pas-sion, tout ça, mais moi je me suis dit : y'aura ptêt moyen de s'arranger avec eux. Et puis c'était pas comme si j'avais le choix.

Ca s'est pas fait en un jour, ça c'est sûr. J'ai commencé à leur rendre des services, comme ça, gratos. J'ai donné des coups de main quand on bossait, je leur ai traduit des trucs... Je parlais pas super bien le Commun à l'époque, mais eux savaient pas trois mots de Gnoll. Plein de petits trucs, tu vois. Je suis pas devenu leur meilleur ami mais à la fin, j'étais au moins aussi bien accepté que quand j'étais avec les autres gnolls.

Régulièrement, y'avait de nouveaux esclaves qui étaient vendus ou qui mourraient, et d'autres qui arrivaient. Je suis quand même resté dans le camp des sans-poils, même si c'était pas facile quand ils étaient en minorité. Les gnolls ont fait de moi un paria, d'où le nom, hein, j'avais vraiment rien à gagner à tenter de revenir de leur côté. J'ai bien fait, d'ailleurs, je suis le seul qui ai survécu parmi tous les esclaves qui étaient là quand j'ai été pris par les Nonosses.

C'est il y a trois ans que les choses ont commencé à changer. Les Nonosses venaient de se faire une grosse caravane humaine, et parmi leur cargaison, il y avait un type qui s'appelait Ahmed et à qui je donnais pas une semaine vu comment il était parti : une brindille, toujours à geindre, même ses potes lui disaient tout le temps de la fermer. Comme il fallait que je me fasse bien voir des nouveaux, j'ai pris mon mal en patience et je l'ai écouté se plaindre de tout son soûl. Ca a été dur, mais au bout du compte, ça a été payant. Son truc, à Ahmed, c'était de faire des bijoux, et il était pas mauvais, apparemment. Mais c'est pas le genre de détails qui sautent aux yeux de types comme les Nonosses, tu t'en doutes. Même ceux qui parlent bien le Commun, ils jugent plutôt la marchandise sur sa carrure plutôt que sur ce qu'elle sait faire.

J'ai donc fait signe à Ahmed et je lui ai dit que j'allais voir ce que je pouvais faire pour lui. Et puis je suis allé voir un des gardes, un qui était un peu moins salaud que les autres, et je lui ai expliqué qu'ils pourraient se faire un paquet de fric avec lui, pour peu qu'ils en prennent un peu soin. Ca a marché, j'ai même eu un peu de bouffe en rab, du coup, et le père Ahmed, il a pas été trop mécontent de se faire racheter par un marchand de la Cité Intérieure, un certain Slimane, tu dois connaître, il était dans les pierreries et les métaux, justement.

Et du coup, six mois plus tard, quand les Nonosses sont revenus en ville, je me suis fait racheter par Slimane. Il était tellement bien avec son bijoutier qu'il s'est laissé persuader de prendre à son service "son grand ami le gnoll blanc". Ca m'a quand même bien surpris qu'Ahmed se rappelle de moi maintenant qu'il était libre, mais j'allais pas dire non.

J'ai dit qu'il était libre, mais c'était pas tout à fait le cas. Tu te rappelle ce que je disais sur les spécialistes, qui étaient chouchoutés comme des bêtes de concours ? Ben voilà, j'en avais trouvé un, et qui apparemment partageait un peu plus que la table de son maître, si tu vois ce que je veux dire. Globalement, j'étais pas mécontent : je mangeais super bien et on me battait quasiment plus, seulement les fois où je me suis bagarré avec d'autres esclaves, mais ça a pas duré.

Quelque part, c'était le paradis. Bon, il a fallu que j'apprenne les bonnes manières, que je sois propre, tout ça, et surtout que je supporte d'être un peu montré comme un chien savant, mais franchement, c'est rien comparé à ce que j'ai pu vivre avant.

En deux ans, j'ai pu faire mes preuves, j'ai fait le garde du corps, j'ai même accompagné des caravanes, et surtout j'ai refilé à Slimane et ses hommes pas mal d'infos sur les méthodes et les terrains de chasse habituels des tribus gnolles. Ca m'a bien fait plaisir, après tout ce temps, tu imagines.

Et puis y'a six mois, tu as dû en entendre parler, Slimane est tombé malade et a fini par mourir. Avant ça, il a affranchi tous ses esclaves proches, dont moi. J'aurais pu continuer à bosser pour Ahmed, sauf que lui, il avait de la famille plus au nord, et il est rentré chez lui. Je l'ai quand même accompagné un bout de chemin, mais j'avais pas trop envie de rester, y'a pas tellement d'endroits où on tolère un gnoll, même un paria, donc je suis revenu ici. Au moins, on me connait et on sait qu'on peut me faire confiance.

D'ailleurs, à propos, tu avais parlé d'un boulot...





*: juste un peu, parce que malgré mon désir de me changer les idées pour pouvoir remettre les choses à plat, je me retrouve à décortiquer le contenu de chaque chapitre posant problème et à tester de déplacer la limite entre 2e et 3e partie (en la repoussant d'une vingtaine de chapitres, pour que ça corresponde à une séparation physique des persos, comme pour la P1).

**: que voulez-vous, j'aime les races exotiques - et la difficulté ^^

dimanche 29 mars 2015

CQVDSV : Avancement (13)

La bonne nouvelle, c'est que j'ai remporté brillamment l'épreuve* du pitch : j'ai maintenant un truc qui tient la route et que je vais pouvoir proposer aux Imaginales.
Pour échapper au gangster qui l'a enlevée, une vampire trop humaine s'allie à un tueur qui ne l'est pas assez. Leur collaboration n'est pas sans heurts. Mais lorsque le tueur, victime d'une conspiration, se retrouve mortellement blessé, il va trouver la seule personne capable de le sauver : la vampire. Cette décision va bouleverser leur vie à tous deux.
La mauvaise nouvelle**, c'est que je ne suis toujours pas contente de ma troisième partie. Le fait de retoucher le texte implique que les réactions émotionnelles des persos ne se passent plus au même moment par rapport aux évènements scriptés, ce qui implique de tout revoir en détail et, probablement, de tout réécrire... 

Je ne pense pas que c'est insurmontable, hein, sinon j'aurais tout arrêté. Mais il faudrait peut-être que je fasse une pause pour prendre un peu de distance. Sauf qu'avec les Ima' qui approchent, je me fais pas d'illusion : je vais avoir du mal à me concentrer sur autre chose.

 Enfin voilà. Pas d'extrait cette semaine non plus, désolée, je ne le "sens" pas. Ca reviendra, vous en faites pas, mais pas avant que je sois capable de me dépêtrer de mes problèmes de 3e partie...





*: au sens "la dure épreuve", c'pas une compétition, hein ^^

**: y'a toujours une mauvaise nouvelle, quand on commence par "la bonne nouvelle". J'en ai déjà parlé, faut suivre.

lundi 23 mars 2015

CQVDSV : Avancement (12)

J'ai un peu traîné pour donner des nouvelles, cette fois-ci, la faute à une semaine chargée* et donc épuisante.

Comme je le craignais, j'ai du revoir une bonne partie des 14 premiers chapitres de la 3e partie, et je sais que j'en ai pas fini avec ça, vu que si je touche aux 15-16, ça risque d'impliquer des ajustement mineurs sur les 13-14, par exemple. En plus, va falloir que je rajoute un peu de contenu, parce que j'ai des trucs qui se produisent un peu vite (et paradoxalement, trop subtilement). 

Et comme je me prépare aussi au speed-dating des Imaginales, j'ai aussi commencé à bosser sur un "pitch long"*** qui me donne presque autant de fil à retordre qu'un synopsis.****

Et comme****** la semaine qui s'annonce ne promet pas d'être moins éprouvante que la précédente********...

Enfin bon, c'pour la bonne cause, on va dire...

(Pas d'extrait cette semaine, trop crevée).

(Et merci encore à mes adorables bêta-lectrices pour leurs retours <3)





* : comme une haleine d'ivrogne**.

** : et non, aucune ébriété de ma part, ce qui fait que j'ai tous les inconvénients sans les avantages :(

*** : qui n'est pas une brioche industrielle.

**** : et c'est pas peu dire, l'avantage du pitch (même long), c'est que sa taille rend les choses moins douloureuses.*****

***** : si vous voulez insérer ici une métaphore graveleuse, allez-y, c'est approprié :(

****** : je sais, ça fait beaucoup de "et comme". Tant pis, on va dire que c'est du tragique******* de répétition.

******* : parce que pour trouver ça comique, faut avoir un mauvais fond.

******** : dont il faut que je récupère, pour ceux qui ne suivraient pas.