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Pour ceux qui n'aiment pas ma charte graphique, la version mobile leur plaira peut-être plus...

lundi 23 mars 2015

CQVDSV : Avancement (12)

J'ai un peu traîné pour donner des nouvelles, cette fois-ci, la faute à une semaine chargée* et donc épuisante.

Comme je le craignais, j'ai du revoir une bonne partie des 14 premiers chapitres de la 3e partie, et je sais que j'en ai pas fini avec ça, vu que si je touche aux 15-16, ça risque d'impliquer des ajustement mineurs sur les 13-14, par exemple. En plus, va falloir que je rajoute un peu de contenu, parce que j'ai des trucs qui se produisent un peu vite (et paradoxalement, trop subtilement). 

Et comme je me prépare aussi au speed-dating des Imaginales, j'ai aussi commencé à bosser sur un "pitch long"*** qui me donne presque autant de fil à retordre qu'un synopsis.****

Et comme****** la semaine qui s'annonce ne promet pas d'être moins éprouvante que la précédente********...

Enfin bon, c'pour la bonne cause, on va dire...

(Pas d'extrait cette semaine, trop crevée).

(Et merci encore à mes adorables bêta-lectrices pour leurs retours <3)





* : comme une haleine d'ivrogne**.

** : et non, aucune ébriété de ma part, ce qui fait que j'ai tous les inconvénients sans les avantages :(

*** : qui n'est pas une brioche industrielle.

**** : et c'est pas peu dire, l'avantage du pitch (même long), c'est que sa taille rend les choses moins douloureuses.*****

***** : si vous voulez insérer ici une métaphore graveleuse, allez-y, c'est approprié :(

****** : je sais, ça fait beaucoup de "et comme". Tant pis, on va dire que c'est du tragique******* de répétition.

******* : parce que pour trouver ça comique, faut avoir un mauvais fond.

******** : dont il faut que je récupère, pour ceux qui ne suivraient pas.

samedi 14 mars 2015

CQVDSV : Avancement (11)

La bonne nouvelle (parce qu'avec ce qui s'est passé avant-hier*, il en faut une), c'est que j'en ai (normalement) fini avec les 14 premiers chapitres de ma troisième partie. La mauvaise nouvelle**, c'est que y'a énormément de trucs à revoir au niveau des deux chapitres qui suivent. Et plus ça va, plus je me dis qu'il va falloir que je revoie une bonne partie de ces 14 premiers chapitres... 

Et il faut que tout soit soit prêt pour les Imaginales et leur "speed-dating", fin mai. Voire avant.

Mon état d'esprit actuel (allégorie)

En attendant, un petit extrait (P3, Ch15) :
— Il y a un souci avec la voiture ? demande-t-elle en se retournant vers Paul.
— Avec la moto. Elle avait besoin d’une bonne révision.
Elle se fige, l’espace d’une seconde. La Harley de Théo. Deux ans qu’elle croupit sous une bâche, elle l’avait complètement oubliée. Son mari avait toujours aimé les deux-roues à moteur, et il avait restauré celui-là de ses mains, à partir de l’épave d’un modèle militaire des années trente. Si elle-même n’a jamais été fan de l’aspect mécanique de la chose, elle appréciait toutefois les promenades qu’ils avaient faites ensemble sur le dos de la bête, sans parler de son admiration devant l’énorme travail accompli par son époux pour la remise en service du véhicule.
Paul a évidemment remarqué sa réaction. Il se redresse d’un mouvement souple et s’absorbe dans le renfilage de ses chaussures, tentant sans doute de lui dissimuler sa gêne.
— Je suis désolé, c’était présomptueux de ma part…
— Si j’avais voulu que tu n’y touches pas, je te l’aurais dit, le coupe-t-elle en s’asseyant à son tour.





* : voir mon message d'hier, faut suivre.

** : il en faut toujours une, quand on en annonce une bonne. Faut pas chercher, ça doit être un trope.***

***  cherchez vous-mêmes, je veux pas être responsable de votre addiction à TVtropes ^^

vendredi 13 mars 2015

Terry Pratchett est mort


La nouvelle de la mort de Terry Pratchett est tombée hier. 
Je cherche encore quelque chose d'intelligent à dire. 
C'était un de mes auteurs préférés (je l'incluais dans ma "sainte trinité des auteurs anglais", avec Neil Gaiman et Alan Moore).
Je savais qu'il n'en avait plus pour très très longtemps, avec son Alzheimer et tout, mais je ne pensais pas que ça serait si rapide. Je rêvais encore de le rencontrer un jour, même si je savais qu'il n'était plus capable de faire de dédicaces.

Il va me manquer. 

Oook.

samedi 7 mars 2015

CDVDSV : Avancement (10)

Eh bien voilà, j'ai fini ma deuxième partie, et j'ai même avancé dans la troisième. 

Bizarrement, j'ai pas cette impression de "j'ai franchi une étape", comme pour la P1, et du coup, bah je le sens pas de sortir le champagne, même virtuel. Sans doute parce que je sais ce qui m'attend avec la P3 : beaucoup de trucs à revoir, dont des problèmes de rythme et un peu de caractérisation... 

 A gauche : moi devant le travail accompli. A droite : moi devant le travail encore à accomplir.

D'un côté, je suis pressée de finir et de mettre tout ça derrière moi (surtout que j'ai encore l'épreuve du synopsis* à passer...). De l'autre, j'ai vraiment envie de faire les choses comme il faut et de résoudre les problèmes qui m'ont été notifiés par mes adorables bêta-lectrices...

Bon, pour les gens qui aiment les statistiques, le boulot accompli représente, à ce stade de la correction, 483 ksec (ou 83.000 mots), pour presque 300 pages. Ca veut dire qu'il me reste encore une centaine de pages (170 ksec / 50.000 mots) en l'état, mais qui risquent d'être amenés à grossir... J'espère rester en-dessous des 700 ksec...

Le petit extrait qui va bien (P2, Ch34) :
Ils marchent d’un pas lent le long du fleuve, sur deux ou trois kilomètres, puis remontent vers le nord et le centre-ville à travers les petites rues. Elle s’arrête de temps à autre pour observer telle ou telle boutique, statue ou devanture de musée. N’importe quoi pour se laisser distraire, ne pas penser à ce qui s’est passé tout à l’heure, dans leur chambre, à l’hôtel. Mais dans l’atmosphère nocturne, même les façades colorées lui semblent ternes et austères. Elle n’en retient que l’oppression des venelles étroites et des bâtisses d’allure gothique qui les bordent, jetant sur elle un regard accusateur depuis chacune des fenêtres de leurs quatre étages.



 * : je suis convaincue que le syno a été inventé par les éditeurs dans le seul but de faire souffrir les auteurs. Pour ma part, j'ai fait huit tentatives avant de me dire "je laisse tomber et je finis les corrections d'abord"... 

samedi 28 février 2015

CQVDSV : Avancement (9)

Cette semaine, j'étais en vacances*. Malgré ça**, j'ai réussi à avancer comme prévu dans mes corrections. Résultat : chapitres 19 à 28 inclus, soit 55 ksec environ. Comme la semaine dernière, j'ai dû jongler entre la place des infos, revoir des trucs que j'avais déjà corrigés, etc., etc. J'espère juste que mes bêta-lecteurs n'y trouveront pas de c...*** ^^

Le programme de la semaine prochaine consistera donc de la fin de la 2e partie, et sans doute du début de la 3e (sur laquelle il y a beaucoup de boulot :( ).

L'extrait de la semaine (P2, ch 23) :
Sa maîtresse est inquiète.
C’est assez inhabituel pour lui d’être la cible d’un tel sentiment. Il est déjà arrivé qu’Athéna éprouve une certaine préoccupation à son sujet, notamment les premières années de leur collaboration, mais jamais avec cet aspect… affectif.
Une partie de lui suggère qu’il pourrait se lever et la prendre dans ses bras. Et pour une fois, il n’est pas tout à fait sûr que ce soit son côté Renfield qui s’exprime. Après tout, ce serait une réaction logique : elle a peur pour lui, il devrait la réconforter.
Il n’ose cependant pas passer à l’acte. Il aurait l’impression de l’induire en erreur. Même s’il a encore besoin d’elle – de son sang – jusqu’à ce que Mania, Artémis et leurs éventuels complices soient éliminés, en définitive, il ne restera pas. Elle s’attache à lui. Il ne faut pas qu’elle poursuive dans cette voie, cela ne lui apporterait que souffrance.
D’une certaine façon, cela lui évoque ses missions en infiltration longue, où il devait couramment tromper son entourage – l’entourage de sa cible – pour arriver à ses fins. Les circonstances ne sont pas identiques, bien sûr – ne serait-ce que parce que Carmilla est capable de deviner quand il ment – mais le principe ne change pas : limiter l’implication de ses « collaborateurs involontaires » au strict minimum. Le contraire est assez peu professionnel – et plutôt cruel, en y réfléchissant. 





* :  enfin, techniquement, je le suis encore jusque demain.

** : parce que quand je suis en vacs, généralement, je ne fous rien ^^

*** : c'est pas de l'autocensure, c'est juste que c'est plus court à écrire ^^****

**** : sauf que si je rajoute deux lignes de notes explicatives, it defeats the purpose, comme on dit.

lundi 23 février 2015

CQVDSV : Avancement (8)

Bilan de la semaine dernière : j'ai presque fini de rédiger ma nouvelle "Darksidienne" (me manque la toute fin, un ou deux paragraphes de conclusion, quoi), et j'ai corrigé les 19 premiers chapitres de la 2e partie de Ceux qui vivent du sang versé.

Là, je commence à entrer dans la partie difficile : j'ai rajouté des infos, j'en ai avancé d'autres*, et du coup, faut que je mette à jour la suite et que je fasse gaffe aux redites involontaires :/ J'ai prévu d'atteindre le chapitre 27 à la fin de la semaine, voire davantage, on ne sait jamais. 

Le petit extrait qui va bien (P2, Ch 19) :
Carmilla se tourne vers elle en souriant et l’invite du geste. La Noire n’hésite guère et accepte sa proposition. Leur initiative déclenche quelques sifflets bon enfant, et les musiciens enchaînent sur un morceau plus rythmé. Sa maîtresse manque un peu de technique, mais sa cadence est impeccable. C’est le contraire pour sa partenaire, qui semble en légère ébriété. Néanmoins, le spectacle demeure agréable et il a du mal à en détacher le regard.
À la chanson suivante, un jeune métis se joint à elles, faisant danser tantôt la première, tantôt la seconde, au grand amusement des deux femmes. Cela n’a pas l’air du goût du compagnon de la Sénégalaise, qui se lève et s’avance vers elle, le visage fermé.
Il craint un instant que les choses ne virent à l’aigre, mais la Noire se jette immédiatement au cou de son petit ami, et l’autre garçon cède sa place sans rechigner… pour concentrer ses attentions sur Carmilla. Qui les accepte, dans une certaine mesure : elle esquive habilement tout geste un peu aventureux de son cavalier, se contentant d’afficher un sourire poli.
 (...)
— Tu as mis le temps pour te décider, murmure-t-elle à son intention lorsqu’il la rejoint.
Il évince d’un regard noir son concurrent qui, là encore, abandonne sa place sans faire d’histoire et part tenter de se trouver une autre cavalière.
— Je n’aime pas que tu joues avec moi de cette façon, réplique-t-il sur le même ton.
Carmilla se contente de sourire, lui saisit la main, et commence à enchaîner les figures. Il se prête cependant au jeu : il n’a pas envie de faire une scène, ils se font assez remarquer comme cela. Déjà que la moitié des spectateurs doivent le prendre pour le père de la jeune femme…
— Si je te l’avais demandé gentiment, aurais-tu accepté ? poursuit-elle.
Il lâche un grognement. Probablement pas : il n’apprécie pas s’exhiber en public s’il n’y est pas obligé.
— CQFD, conclut-elle.

Et à part ça, je viens de commencer la campagne "Jade Regent" pour Pathfinder, avec une barbare demi-orque pleine de surprises, dont je posterai le background** un de ces jours...




* : j'entends par là que j'ai des infos qui arrivent quelques chapitres plus tôt que dans la version 1.

** : pour les incultes : j'ai déjà expliqué ce que c'est.***

*** : Mouahahahaha !!!!!

mercredi 18 février 2015

Background : Damian

Comme je l'avais évoqué plus tôt, cette semaine, je bosse surtout sur une nouvelles du "Darksideverse", tout en avançant tranquillement sur CQVDSV (P2 Ch16). En attendant, je vous propose un background de perso Pathfinder ^^

Damian est un dark-kin, un genre de tiefling*. Normalement, ça n'existe que dans l'univers d'Arcanis mais la différence avec un vrai tiefling est assez faible pour que ça ne choque pas.** J'en joue une version légèrement modifiée dans la campagne officielle de Pathfinder, mais je pense reprendre le perso pour une campagne "maison" bientôt.***


Damian

Tu connais l'histoire par coeur. Ils te l'ont tous raconté plus d'une fois : Bragon, le père abbé, et même ta mère elle-même. Les versions diffèrent à peine selon le narrateur, et elles te ménagent toutes, peu ou prou. Il y a aussi celles de tes camarades acolytes, mais rares sont ceux qui gardent encore aujourd'hui les rancunes de leur enfance et continuent à colporter des mensonges.

Ce qui te ferait presque sourire, dans cette affaire, c'est que tu n'es pas le seul, ici au monastère, a être le fruit des amours d'une pauvre innocente délaissée par un séducteur. Ta mère, cette brave fille de cuisine qui a certainement été en queue de file le jour où les dieux ont donné l'intelligence aux hommes, est même d'une extraction tout à fait honorable comparée à celle de certains de tes compagnons. Son seul malheur a simplement été de s'amouracher du mauvais homme.

Il avait l'air humain, t'a-t-elle raconté, les yeux pourtant encore rêveurs à son évocation. Un bel homme ténébreux. Ce n'est qu'après qu'il ait cessé de donner signe de vie - soit le lendemain de leur rencontre - que certains détails lui sont revenus en mémoire. Sa peau rougeâtre, l'éclat doré de ses yeux, l'odeur soufrée qu'il avait laissée dans les draps... Tu supposes qu'il a dû user de magie pour la séduire, encore que ça ne fasse pas une grande différence, ta mère étant un tel coeur d'artichaut.

A ce stade de l'histoire, c'est toujours la voix de Bragon qui s'impose à ton esprit : "A défaut d'être la bougie la plus brillante du chandelier, elle a au moins eu la bonne idée de poser des question au temple". Là, tu ne peux t'empêcher de sourire en imaginant la tête de l'abbé quand elle lui avoue qu'elle craint d'avoir forniqué avec un démon. Cheliax n'est pas si loin, et sa déclaration implique quand même que ses créatures sont présentes en ville. Mais les recherches ne donnent rien, et il suppose qu'elle s'est laissé impressionner par un étranger de passage.

Et puis elle vient annoncer qu'elle est enceinte. Ils ne sont pas vraiment surpris de la nouvelle, jusqu'à ce qu'elle leur montre les marques rouges qui serpentent sur son bas-ventre. Encore une raison de sourire, et elles ne sont pas si nombreuses dans toute cette affaire. Le père abbé n'est évidemment pas ravi de constater qu'une de ses paroissiennes a été engrossée par un démon. Il t'avouera bien plus tard, et toujours avec de l'embarras, qu'il a songé plusieurs fois aux moyens de mettre fin à la grossesse, et évidemment de te tuer dès ta naissance.

C'est là que tu remercies Bragon de l'avoir convaincu de n'en rien faire. Le vieux demi-orque minimise toujours son rôle à ce sujet, mais tu sais que c'est de la fausse modestie - il a toujours des restes d'orgueil de son paladinat. Tu ne vas pas lui en vouloir parce que le pouvoir de détection du Mal que lui accorde la Déesse n'a rien senti de notable quand tu es venu au monde. Et fatalement, tu ne peux pas lui reprocher d'avoir été autant ton garde-chiourme que ton précepteur quand le père abbé a proposé que ta mère te confie à ses soins pour ce qui concerne ton éducation. Tu peux concevoir que ce n'est pas parce que Sarenrae prône la rédemption qu'on peut lâcher impunément un spécimen comme toi parmi les enfants de son orphelinat.

A bien y réfléchir, ta vie n'a pas été trop désagréable. Un peu solitaire, parce que les enfants humains - et même demi-orques ou demi-hobgobelins - n'ont pas forcément envie de devenir l'ami d'un garçon cornu aux yeux doré. Le fait d'être constamment sous le regard d'un demi-orque musculeux de presque deux mètres joue aussi. Mais là encore, tu sais que c'était un mal pour un bien, sa présence dissuadant la plupart des menaces physiques à ton encontre.

En grandissant, par contre, il a bien fallu que tu apprennes à te défendre par toi-même. Mais comme le père abbé et lui t'ont convaincu d'entrer comme moine au service de la déesse, les combats ont lieu dans un dojo. Tu ne peux nier que tu as le sang chaud - même au sens figuré, car ta température est un peu plus élevée que celle des humains normaux - mais tu reconnais que les exercices du monastère t'aident à canaliser ta colère afin qu'elle ne s'exprime que dans le cadre réglementé des arts martiaux.

Les années passent, et tu vois Bragon s'enorgueillir de te voir parmi les meilleurs des acolytes. Néanmoins, la question se pose de ce que tu vas faire de ta vie. Certes, tu sais que le monastère ne te mettra jamais à la porte, mais tu ne peux t'empêcher d'être curieux de savoir ce qui se passe derrière ces portes que tu n'as pas assez souvent franchies.
(L'écriture à la 2e personne a été un exercice assez amusant ;) Comme d'hab, le texte est en l'état, j'ai pas cherché à y corriger autre chose que l'ortho ou la mise en page)




* : autrement dit, un mec avec un démon ou un diable parmi ses ancêtres. Et la plupart du temps, ça se voit.

** : et puis j'adore les races exotiques ^^

*** : autrement dit, dans un an ou deux, au rythme de jeu de mon groupe ^^