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Pour ceux qui n'aiment pas ma charte graphique, la version mobile leur plaira peut-être plus...

samedi 23 mai 2015

CQVDSV : Avancement (18)

Nous sommes techniquement samedi, vu qu'il est minuit passé, et je viens de terminer les corrections de ma "nouvelle" deuxième partie, soit les 23 derniers chapitres, soit 76 pages, soit 126ksec à peu près.

Cool, hein ?

Sauf que 1) je ne suis toujours pas satisfaite du résultat et 2) de toute façon, il me reste encore la P3 à refaire (enfin, surtout à rallonger ; en l'état, elle fait 9 chapitres / à peu près 35 pages / 68ksec).

Mon état d'esprit (allégorie)

Bref, je passe mes vacances à stresser, à perdre mon temps à écrire des trucs qui, au final, ne me plaisent pas, et à me dire que je vais me planter au speed-dating parce que je n'aime pas "vendre" un truc que je trouve mal fichu.

Enfin voilà, j'en reparlerai peut-être d'ici mercredi, surtout si j'arrête de broyer du noir.

samedi 16 mai 2015

CQVDSV : Avancement (17)

Juste un petit mot pour dire que je suis toujours là :)

Ces dernières semaines, j'ai eu un irl* chargé ; ça devrait se calmer la semaine prochaine, mais pas avant mardi :/ 

A part ça, mon dossier a été accepté pour le speed-dating des Imaginales (yata !!!!!) mais ça implique que j'aie terminé entièrement mes corrections avant d'y aller... Heureusement, grâce à une discussion fertile avec une de mes adorables bêta-lectrices, j'ai résolu un des problèmes sentimentaux de Carmilla, ce qui me facilitera le travail (enfin, je croise les doigts). 

Voilà voilà. Je tâcherai de donner de nouvelles nouvelles avant mon départ pour Epinal, mais je ne promets pas d'en faire des tartines.




*: in real life, la vraie vie réelle (TM), quoi.

mercredi 6 mai 2015

Background : Makri

Cette semaine, je fais une pause. Comme dirait Carmilla, je me fais des noeuds au cerveau, donc je laisse reposer CQVDSV et je m'y remettrai... bientôt (sans doute la deuxième quinzaine de mai). 

En attendant, voici le "background" de Makri, la demi-orque que je joue sur la campagne Pathfinder "Jade Regent". C'est une barbare qui va se bi-classer oracle (une classe de caster divin mystique), afin de devenir "rage prophet", une classe de prestige qui dépote !

Illustration de Ian Llanas. Ce n'est pas celle que j'utilise d'habitude pour ce perso (je ne l'ai pas retrouvée) mais j'aime bien l'allure globale du dessin :)

= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = La frontière Sud, 25 Lamashan 4690
De Harryk Main-crochue à Holgor le Serpent

Le mois de Lamashtu a été giboyeux pour nous, mon frère ! Comme je te l'ai annoncé dans ma précédente missive, j'ai eu du retard mais la qualité et la quantité sont là !

Notre petit détour par Nirmathas nous a permis de récolter pas moins de vingt têtes - en plus des quarante que je t'avais promises - dont quatorze femelles, parmi lesquelles trois demi-elfes !

Je t'envoie donc ce messager afin que tu puisses prendre les arrangements nécessaires pour les esclaves supplémentaires.

Que Rovagug terrasse nos ennemis,

Tirès le scribe,
sous la dictée de Maître Harryk
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 20 Kuthona 4690
De Holgor le Serpent à Harryk Main-crochue

Salutations, mon frère !

J'ai le regret de t'annoncer que deux des sang-d'elfe que tu m'as livrées ne se sont pas remises du mal qu'elles ont attrapé en arrivant ici. Je pense que ces mauviettes se sont laissé crever. Je surveille de près la troisième, j'ai horreur que mes investissements me claquent entre les doigts. Heureusement que tu ne m'as pas fait payer de supplément ! Mais la prochaine fois, ne te donne pas tant de peine, elles ne valent pas un pet de gnome.

(...)

Holgor le Serpent
Maître des Marchés d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 17 Abadius 4691
De Gerrokk Urshen à Holgor le Serpent

On m'a rapporté que ton gredin de frère t'avait livré quelques marchandises exotiques lors de sa dernière visite, et qu'elles te restaient sur les bras.
J'avais justement envie d'offrir à Tarkrus Trois-Quarts un cadeau à la mesure de ce que sa victoire d'hier m'a rapporté.
Un esclave viendra chercher la fille ce soir, veille à ce qu'elle soit prête.

Gerrokk Urshen
Maître des Arènes d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 09 Gozran 4691
De Gerrokk Urshen à Holgor le Serpent

Lamashtu est grande, en vérité !
J'ai pensé que cette information t'intéresserait : Figure-toi que la femelle que je t'ai achetée cet hiver est grosse des oeuvres de mon nouveau champion ! Qui aurait cru qu'un orc presque pur sang pouvait engrosser une demi-elfe ?

Je pense que tu es aussi curieux que moi de voir ce qui résultera de cette union, à supposer cependant que la mère la mène à terme. Sois sûr que si la progéniture ne paraît pas assez solide pour être entraînée pour les Arènes, tu seras le premier à qui je proposerai de la revendre.

Gerrokk Urshen
Maître des Arènes d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 20 Lamashan 4691
De Gerrokk Urshen à Holgor le Serpent

L'enfant de ta sang-d'elfe est arrivé en avance, apparemment, mais ça fait maintenant une semaine et elle a l'air de tenir le coup. La mère a survécu, mais si jamais elle s'en remet, elle risque de ne plus être bonne à grand-chose. Tarkrus s'y est attaché, mais ça m'étonnerait qu'il veuille la garder si elle devient invalide.

Pour en revenir à l'enfant : c'est une femelle, et je l'ai appelée Makri. Je suis tout de même déçu par le résultat : elle ressemble à n'importe quel bâtard d'orc sorti du ventre d'une humaine. A part peut-être les yeux et les oreilles, mais c'est encore dur à dire à cet âge.

J'en profite pour te passer commande d'une nourrice pour les mois à venir, je crains que la mère, même si elle survit, n'ait pas assez de lait. Choisis-en une robuste.

Gerrokk Urshen
Maître des Arènes d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 14 Desnus 4696
De Gerrokk Urshen à Holgor le Serpent

(...)

Puisque tu me demandes des nouvelles de Makri, je vais te raconter ses dernières frasques. Apparemment cette petite tient plus de son père que je ne le pensais - ou alors c'est le lait d'ogresse qu'elle a bu étant bébé.

Comme tu l'avais prédit, Tarkrus a pris pour favorite l'humaine rousse que tu m'as vendu l'hiver dernier, mais il continue à garder Masiriel, comme servante principalement. Elle a beau avoir perdu des dents, elle a encore un beau brin de voix, et il prétend que ça l'aide à dormir.

Enfin bref.
La rouquine a fait une scène à la sang-d'elfe à propos de je ne sais quoi, et la gamine s'est jetée sur elle et l'a bourrée de coups de poing. L'autre l'a évidemment envoyée voler, mais Makri est revenue à la charge, est montée sur une chaise et lui a arraché l'oreille avec les dents !

Quand Tarkrus a appris ça, j'ai bien cru qu'il allait passer ses nerfs sur sa servante - il sait que je lui interdis de blesser la gamine. Au lieu de ça, il a éclaté de rire et pris sa fille dans ses bras, et je crois qu'ils ont passé toute la soirée à jouer ensemble... Ca serait bien la première fois que Tarkrus s'intéresse à ses bâtards.

(...)

Gerrokk Urshen
Maître des Arènes d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 27 Kuthona 4701
De Dekran le Guérisseur à Gerrokk Urshen

Maître Gerrokk,

J'ai le regret de vous annoncer que Tarkrus a perdu son dernier combat. Sa victoire sur ces esclaves d'Ustalav n'aura pas duré longtemps : le coup de masse qu'il a reçu dans les reins a causé une hémorragie interne, et il vient de rendre son dernier soupir.

Les dieux me sont témoins que j'ai tout fait pour le sauver !

Avec tous mes respects,

Dekran,
Chef Guérisseur des Arènes d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 27 Kuthona 4701
De Gerrokk Urshen à Kalirr l'Intendant

Kalirr,

Tu feras libérer les quartiers de Tarkrus. Masiriel et Makri peuvent conserver leurs affaires, mais veille à ce qu'elles ne prennent rien de plus. Trouve un coin pour la demi-elfe à l'infirmerie. Dekran a besoin de quelqu'un avec des mains agiles et un cerveau en état de marche, il faudra qu'elle fasse l'affaire. Donne à Makri une cellule dans le quartier des novices, elle commencera son entraînement demain. Je l'ai vue jouer aux guerriers avec son père et défendre sa mère face aux autres esclaves du personnel, et je pense qu'elle a ce qu'il faut pour les arènes. J'aurais bien attendu un an ou deux de plus, mais sans Tarkrus pour les protéger, je ne vais pas non plus les garder à ne rien faire. La petite a du potentiel, et je parie qu'elle gagnera son premier combat avant d'avoir des seins !

Gerrokk Urshen
Maître des Arènes d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 15 Erastus 4705
De Holgor le Serpent à Gerrokk Urshen

Mes félicitations pour le spectacle d'hier, bien que je regrette que Prak le Beau n'ait pas été assez remis de ses blessures pour y participer. Figure-toi que j'ai entendu une rumeur assez amusante : ton nouveau champion ne se serait pas blessé à l'entraînement, mais se serait fait couper les couilles par une certaine femelle métisse qui n'aurait pas supporté qu'il la quitte après l'avoir mise dans son lit. Mais je suppose que ce n'est qu'une rumeur sans fondement, les esclaves sont si friands de ce genre de choses...

(...)

Holgor le Serpent
Maître des Marchés d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 15 Erastus 4705
De Dekran le Guérisseur à Gerrokk Urshen

Maître Gerrokk,

Soyez sans crainte, Prak remportera bientôt de nouvelles victoires pour vous. Je ne peux par contre rien faire pour sa réputation : les esclaves l'appellent déjà "Prak-Une-Couille", car je n'ai pas pu sauver les deux...
Makri gardera des traces des coups de fouet que vous lui avez fait donner, mais Kalirr a fait son travail comme il le fallait, et il n'a rien endommagé.

Je n'ai fait donner que cinq coups de fouet à Masiriel, car si elle doit être punie pour avoir volé des herbes dans les réserves, elle a au moins veillé à ce que sa fille ne tombe pas enceinte contre votre volonté.

Avec tous mes respects,

Dekran,
Chef Guérisseur des Arènes d'Urgir
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 12 Rova 4706
De Kalirr l'Intendant à Gerrokk Urshen

Maître Gerrokk,

Je porte à votre attention des rumeurs inquiétantes parmi les esclaves. Je sais qu'il ne faut pas leur accorder trop d'importance, mais cette fois ça ne touche pas que les serviteurs, mais surtout les gladiateurs.

Vous avez évidemment remarqué que la plupart de nos combattants, en particulier ceux de sang orque, délaissent de plus en plus les armes traditionnelles comme la hache ou le fléau pour passer à l'épée à deux mains. Votre protégée Makri fait d'ailleurs partie du nombre.

Ce ne serait pas juste un effet de mode. Non seulement le culte de Gorum se répand comme des pustules sur la face d'Urgathoa, mais je soupçonne qu'il s'agirait de la version hérétique qui prétend que le Seigneur de Fer serait en fait un bâtard d'humain.

Je sais que seuls les résultats dans l'arène vous importent, mais je tiens à vous informer de mes inquiétudes.

Allysis, dit "Quatre-Yeux",
sous la dictée de Kalirr, Intendant
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Urgir, 23 Kuthona 4707
De Nerkram l'Intendant à Gerrokk Urshen

Mettre Gerrokk,

Kome vous me l'avais demender, j'est fé laid conte des ezclave et des anploillé ki menque.

On a pairdu praiske tou lé ezclave ork où demihork. Ilzon praiske tousse suifi le Mouvmant, et ils ce son batu juska l'amore. On ena kanmemme prix une dizène ancore vivent, on pourré les gardez pour le prochin pestacle, les lion ki arive demin von avoire fin !

Donc ci on conte tou les esklave ki reste, on a plu ke douce conbatan en éta et deus a lainfirmri.

Y fodra voire ossi ci on peu retrouvez les fillard : on c'est kiyenna ki son parti or des areine, on panse kizavez des contac en Vil.

Cotais anploillé, ona kek pairte ossi. Jeu vous konfirm l'amore de Kalire, la demihelfe de lainfirmri l'a hévantrez kan il ai venu ce fer soinié ça blaissur a la tete. Dekrane lui a brizé le coup, mes alore ça fille ai tarivez est lui a sauter deçu. Ona kru kel l'avez tuer, mes anfaite il sais hévanoui paske elle lui a trenchez la jembe. Il a repri konéssence toutaleur et il panse surfif. Parkontr, ona pa encor retouvez la fille, on panse kel ai avec les fillard.

Le skrib elf de Kalire ai more ossi, hécrasez par une armoir ki lui ai tombez deçu, sais pourkoi je vous aikri moimemme.

(...)

Nerkrame, vottre nouvel intandent
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Du Capitaine Colemon Fenagir à son frère Cadelon

Mon cher Cadelon,

J'attends avec impatience le mois prochain de pouvoir rentrer à la maison ! Les cargaisons d'hiver sont peut-être profitables, mais Gozreh n'est pas clément et il fait froid comme dans le cul d'un pingouin !

Malgré tout, Desna me sourit et je n'ai pas été inquiété par les pirates esclavagistes malgré la proximité de Belkzen. Ceci dit, la déesse a quand même un drôle de sens de l'humour. Figure-toi que j'ai eu une surprise de taille quand je suis allé dans la cale vérifier que les rats qu'on entendait depuis quelques jours n'avaient pas réussi à atteindre les marchandises. En fait de rat, il y avait une demi-orque avec une épée presque aussi grande que moi !

J'ai été très tentée de la faire découper en morceaux par mes matelots et de balancer le résultat par-dessus bord, mais Gerold, mon second, est un grand sentimental en plus d'être lui-aussi demi-orque, et il a plaidé la clémence. Et elle a offert de payer pour son passage. En espèces, je précise. Ca fait quand même un moment qu'on n'a pas pu faire relâche pour de bon, et certains des hommes la regardaient d'un air intéressé (c'est dire !). Il y a aussi le fait qu'elle avait l'air de savoir se servir de sa lame, et même si on était plus nombreux, on aurait eu des morts (et personne ne voulait être le premier).

Enfin bref, le voyage s'est terminé sans plus de surprises, sinon que Gerold a passé pas mal de temps dans la cale, et je doute que ça ait été juste pour vérifier les cargaisons.

J'espère que Nellia et les enfants vont bien, et j'attends de te revoir avec impatience !

Colemon
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vendredi 1 mai 2015

CQVDSV : Avancement (16)

J'ai un peu traîné pour donner des nouvelles, cette semaine, mais bon, j'ai une excuse : j'ai pris des jours de vacances (et quand je suis en vacances, je ne fous rien ^^).

En conséquence de quoi, j'ai pas tellement avancé :/ Faut dire, c'est pas évident de reprendre son texte, de vérifier sans cesse que ses persos sont bien dans le bon état d'esprit, de rajouter (ou supprimer, ou déplacer) des scènes... Je passe facile une heure sur un paragraphe, donc en termes de progression, c'est pas terrible-terrible. Surtout quand j'ai écris une petite scène... et que je m'aperçois que ça va pas, ou alors qu'il faudra la mettre ailleurs...

Le truc, c'est pas que je suis démotivée, c'est que j'ai envie de faire autre chose (au sens "autre chose qu'écrire"). Et justement, j'ai plein de trucs à faire chez moi...

Enfin voilà, j'espère avoir de meilleures nouvelles à donner la semaine prochaine :)

mercredi 22 avril 2015

CQVDSV : Avancement (15)

Bon, ben voilà, mon dossier pour le speed-dating est parti lundi soir, j'attends juste confirmation de mon inscription. 

Je n'ai donc plus qu'à me concentrer sur la fin de mes corrections (ce qui est beaucoup plus facile à dire qu'à faire). J'ai encore du mal avec le cheminement psychologique de Carmilla, parce qu'il y a une contrainte de temps qui implique des ellipses et, du coup, j'ai peur que certaines décisions paraissent brutales.

Enfin, on verra bien.

A part ça, j'ai plein d'idées de scènes à écrire pour "Darskide", mais je n'ai pas envie de me disperser : ça attendra que j'en aie terminé avec Paul et Carmilla. 

Un petit extrait, ça faisait longtemps :


À la lumière des phares – le seul éclairage dont il dispose, en dehors de l’éclat de la lune –, il distingue la masse d’un corps de ferme, un bâtiment à un étage, ainsi que la forme d’une autre construction, plus petite, sans doute une écurie ou un garage. Le terrain lui-même, assez vaste pour qu’il n’en perçoive pas les limites depuis sa position, est envahi par les herbes hautes.
— C’est la jungle, ici ! s’exclame sa maîtresse en se frayant un chemin vers l’entrée, tandis qu’il s’extrait, à son tour, de la Smart.
Elle déverrouille la porte – il constate sans surprise que malgré l’aspect fruste de l’endroit, la sécurité est au moins aussi bonne que dans son domicile pontoisien – et allume la lumière à l’intérieur. Par habitude, il s’avance pour inspecter les lieux avant qu’elle n’y pénètre davantage.
Le rez-de-chaussée consiste principalement en une vaste pièce, faisant à la fois office de salon, de salle à manger et de cuisine. À sa gauche, un escalier descend vers la cave. Sur la droite, une porte mène à un petit couloir, lequel donne sur deux chambres, une grande salle de bains pourvue d’une baignoire encastrée, et des toilettes qui n’ont sans doute jamais servi. Le tout est meublé dans un style rustique, jusqu’au poêle à bois qui doit assurer le rôle de four et de chauffage.

 Sinon, à des fins purement documentaires*, j'ai récemment revu les épisodes IV-V-VI de Star Wars. En version remasterisée, malheureusement (= celle avec des images de synthèse rajoutées) - j'aurais préféré celle d'origine**. Ca a un peu vieilli quand même, ça manque de femmes et de diversité ethnique, mais j'ai remarqué que les personnages de Leia et Lando Calrissian n'avaient rien à envier aux mâles et aux Blancs, respectivement. Ca fait plaisir à voir, surtout pour l'époque.




*: cf la semaine dernière

**: Han shot first, dammit!

jeudi 16 avril 2015

Darkside : Avancement (1)

Le titre est un peu présomptueux : je n'ai pas "avancé" sur Darkside depuis presque deux mois, date à laquelle j'ai mis un point final à la nouvelle "La rencontre", qui raconte... la rencontre en Joshua Darkside et Zeel White.*

J'avais l'intention de la poster ici (elle est trop "ciblée Darksideverse" pour convenir à un appel à texte, je pense), sauf que je n'arrive pas à mettre la main sur la version finale, je ne retrouve que celles auxquelles il manque la conclusion... Ca me faiche de devoir à la réécrire**, parce que je me rappelle avoir eu du mal à trouver le ton juste pour la terminer.

Du coup, je vais devoir vous filer autre chose.

Enfin, tout ça pour dire que j'ai officiellement*** rouvert le projet. Je ne compte pas m'y remettre sérieusement avant juin mais dans l'intervalle, je pourrai toujours reposter des extraits, ici ou chez les Grenouilles.

En attendant, voici l'intégrale du texte que j'avais écrit l'an dernier sur le thème "l'entretien d'embauche".


- T'as déjà travaillé dans un bar ?, me demande la vieille - Carol-Ann - derrière le comptoir.
- Pas vraiment, je réponds. J'ai déjà tenu la buvette, pendant la foire, par chez moi. Et puis je donnais un coup de main au pub, de temps en temps, pour faire la vaisselle, le ménage, tout ça.
- Bah, c'est toujours ça. Pis à ton âge, on apprend vite. T'façon, on te fera pas passer en salle tout de suite, t'es un peu jeune, et les clients, ici, c'est pas des anges.
Elle a monté le ton pour dire ça, histoire que tout le monde en profite, et j'entends des ricanements derrière moi. Je fais comme si y'avait rien eu. J'ai l'habitude. Et puis c'est Bébé qui m'a envoyée ici - qui m'a recommandée - elle l'aurait jamais fait si ça sentait mauvais.
La vieille me fait un clin d'oeil. Je crois bien que j'ai réussi un test.
- Faudra que je porte l'uniforme ? je demande.
Y'a une serveuse qui bosse déjà, et elle porte un machin rose et noir, court, avec des volants, qu'on dirait que ça sort d'un film en noir et blanc. Bébé m'en avait parlé, mais elle avait rien dit sur à quoi ça ressemblait, la chienne.
- Si tu travailles en salle, oui. Si le patron t'a à la bonne, tu pourras mettre la version homme, c'est plus sobre. T'façon, ça sera pas pour tout de suite.
Un téléphone sonne. Elle décroche, écoute, puis annonce "ok, je t'envoie la nouvelle", avant de raccrocher.
- Quand on parle du loup... Le boss est levé, tu vas lui apporter le ptit dej.
Elle a dû voir ma tête parce qu'elle ajoute en rigolant :
- T'inquiète, il va pas te bouffer.
Je me méfie quand même. Si j'avais eu un dollar à chaque fois qu'on m'a dit ça et que je me suis fait niquer, j'aurais assez de fric pour pas avoir besoin de ce taf.
- Viens, je vais te montrer où poser tes affaires en attendant que ça soit prêt.
Elle fait un signe à la fille dans la salle puis m'entraîne vers la porte de service et les cuisines. Au moins, ça sent bon. Et ça me rappelle que j'ai rien bouffé depuis hier. Heureusement, Carol-Ann a rien remarqué. J'espère que je pourrais chopper des restes ou quelque chose tout à l'heure.
La vieille me montre un casier et me tend des clés. Au moins, je risque pas de me faire chourer mon sac pendant que je parle au patron. Ca aussi, j'ai déjà vu.
- Garde ton blouson, elle me dit. Il est sur le toit, ce matin, ça serait con d'attraper la crève le premier jour.
Je patiente un bon quart d'heure dans les odeurs de cuisine, puis elle m'appelle pour me dire que c'est prêt. J'ai carrément un chariot, comme dans un hôtel trois étoiles, chargé de bouffe à tous les étages. Doit y avoir de quoi nourrir un régiment.
- I' sont combien ? je demande.
- Un, elle me répond en rigolant. Mais il meurt de faim, alors on va pas traîner.
Elle m'accompagne jusqu'à un monte-charge, appuie sur le bouton "toit" et m'abandonne. J'aurais bien envie de chourer un bout de pain, mais je sais que ça serait une connerie, c'est typiquement le genre de test à la con qu'on fait passer aux nouveaux.
La porte s'ouvre enfin, et laisse entrer le bon air froid du dehors. Le soleil est à peine levé, et si je me les pelais pas autant, je profiterais bien de la vue. Mais j'ai un taf, et il faut que je fasse bonne impression. Je fais sortir le chariot - doucement, faudrait pas que ça se renverse - et je regarde autour de moi où se trouve le mec que je dois nourrir.
Vu ! Il est à l'autre bout, accoudé au rebord, en train de regarder la rue en bas. Je m'avance, les yeux baissés pour pas avoir le soleil dans les yeux, et je relève pas la tête avant d'arriver à deux-trois mètres de lui. Putain qu'il est grand ! Je vais me déboîter le cou si jamais je dois le regarder en face.
- Ah, enfin, qu'il dit en me voyant.
J'arrive pas à dire s'il est en colère ou pas. Il doit se les geler, en plus, torse nu comme il est, par ce temps. Je commence à déballer la bouffe. Y'a pas de table, alors je pose sur le rebord. Ca va, c'est assez haut, j'ai pas trop le vertige. Je sens qu'il me regarde. J'aime pas trop ça, ça me fait toujours l'effet d'être un bout de viande, mais je dis rien. J'ai besoin de ce taf. Tant qu'il essaie pas de me mettre ses mains quelque part, je laisse couler.
Et puis il s'approche et va se faire des tartines. J'en profite pour jeter un oeil, voir à quoi il ressemble. Il est jeune, déjà. Je m'attendais à un vieux d'au moins quarante ans, mais s'il en a vingt-cinq, c'est le bout du monde. Il a la peau bien foncée, pour un Blanc, pas tellement plus claire que la mienne, j'ai l'impression. Il est bien costaud, aussi, l'air d'un mec qui passe son temps à pousser de la fonte. J'imagine que Bébé devait baver dessus, quand elle bossait ici. Je sais pas ce qu'il attend de moi, mais dommage pour lui, je suis dans l'autre équipe, comme on dit.
Puis il se retourne, comme si il voulait me faire admirer ses abdos, et il me regarde dans les yeux. Y'a un truc bizarre avec les siens, d'yeux, ça me fout un peu les boules, mais je flanche pas.
- Je peux faire quelque chose pour vous, monsieur ? je lui demande.
Il reste là sans répondre. Il plisse le nez, comme s'il me reniflait. J'ai pris une douche chez Bébé avant de venir, pourtant, et j'ai mis des fringues propres. J'ai marché dans une merde en venant, ou quoi ?
Ca doit se voir sur ma gueule, encore une fois, parce qu'il se met à rigoler.
- Sers-toi, tu crèves la dalle, il me dit en souriant.
Je me fais pas prier pour obéir.
- C'est quoi ton nom ? il demande.
- Zefira.
- M'en faudrait plus, des comme toi, il fait.
- Ca veut dire que je suis engagée ?
- Ouep. Tu seras de corvée de ptit dej demain.




*: je sais, le titre n'est pas terrible :/

**: la conclusion, pas la nouvelle ;)

***: traduire : j'ai rouvert un Challenge sur Cocyclics.

lundi 13 avril 2015

CQVDSV : Avancement (14)

Eh bien, ça avance.

Pas aussi vite que je l'aurais voulu, mais bon, je ne suis pas si pressée, en fait. Ca serait cool que j'aie bouclé mes corrections avant les Imaginales, mais faut pas aller plus vite que la musique. En plus, j'ai attrapé la crève au Festival des Mondes de l'Imaginaire de Montrouge (le successeur de Zone Franche), ce qui va un peu trop bien avec mes crises de flemme des semaines précédentes...

Enfin bref, Paul et Carmilla vont regarder Star Wars plutôt que Dogma*, lequel sera décalé quelques chapitres plus loin, là où ses conséquences seront bien plus adaptées à l'humeur des protagonistes**. En attendant, Carmilla est d'humeur morose (pour ne pas dire qu'elle est de mauvais poil) et ça a tendance à me contaminer***. Je suppose que ça ira mieux quand j'aurai avancé dans mon chapitre...




Sinon, comme je le disais au-dessus, j'ai passé une bonne partie de mon samedi au FMIM "version 0.5"**** 
Points négatifs : pas assez de signalétique sur place, site web qui n'indique pas quels invités seront présents, ni comment y aller (heureusement, merci à Paul Beorn pour l'info, c'est juste à côté du terminus du Métro 4), et la buvette était un peu chère - quoique bonne - et n'indiquait pas ses tarifs.
Points positifs : les locaux sont grands, spacieux*****, superbes. Les invités étaient très sympas, l'ambiance était bonne.

Je sais, ça fait moins d'arguments positifs en quantité, mais en qualité, ça compense. J'y ai revu avec plaisir Nathalie Dau, Jeanne-A Debats et Estelle Faye (entre autres), et j'ai fait connaissance avec Gabriel Katz et Stéphane Marsan.

 En tout cas, ça donne envie d'y retourner l'an prochain :)

A part ça, je suis en train de finaliser mon dossier pour le speed-dating des Ima', donc, en priant très fort pour qu'il soit accepté...

Pas d'extrait non plus cette semaine, encore que, cf les commentaires sur une de mes précédentes entrées, je posterai peut-être, plus tard, une scène de "Darkside" qui traîne dans mes cartons...




*: le choix a été beaucoup plus cornélien qu'il n'y paraît.

**: insérer ici un rire d'auteure sadique.

***: il paraît que c'est un phénomène courant.

****: je maintiens que "version alpha" ou "bêta" aurait mieux sonné ^^

*****: ce n'est pas une répétition. Y'a 10m de plafond dans la plupart des salles, c'est très agréable.